3Y0B6508

Les butchs sont-elles en voie de disparition ?

Je ne crois pas être la seule à entendre parler de la “disparition des butchs”, cette rumeur qui frémit dans les arrières-cours des bars, entre deux parties de billards, aux réunions associatives. Les femmes qui s’identifient comme butchs seraient-elles moins nombreuses qu’auparavant ?

Je ne peux pas l’affirmer catégoriquement, mais c’est une impression que je ne suis pas seule à partager. A défaut d’enquête IPSOS, ou de sondage téléphonique, c’est vers mon entourage que je me suis tournée. Leur réponse est sans appel. On voit moins de butchs dans la rue et en soirée. Quelles sont les raisons de cette disparition ?

Hypothèse N°1 : Il est plus facile aujourd’hui d’effectuer une transition FtoM

L’une des raisons que l’on donne fréquemment est qu’il est aujourd’hui plus facile, à la fois socialement et économiquement, d’accéder à une transition. C’est pourquoi un grand nombre de butchs qui auraient voulu transitionner plus jeunes le font aujourd’hui. La transition étant moins stigmatisée, si l’on sent que l’on est un homme, on a plus à se cacher dans le placard de l’identité butch, sous prétexte qu’elle est plus acceptable. De plus en plus de personnes trans accèdent donc à l’identité à laquelle elle s’identifient (youpi). Pour autant, toutes les butchs ne sont pas des trans en devenir, et cette hypothèse, toute réjouissante qu’elle puisse être, ne saurait expliquer le phénomène dans sa globalité.

Hypothèse N°2 : La communauté lesbienne s’affranchit de la binarité butch/fem

La seconde hypothèse voudrait que l’éventail des identités alternatives se soit agrandit, notamment avec la vulgarisation de la pensée queer, et ait conduit à une redéfinition des genres. “Les meufs de ma génération n’avaient pas de ‘role model’ et comme à l’époque les choses étaient binaires, si tu n’allais pas vers une féminité de magazine, il te restait les vestons et les baskets, bref, il fallait s’inventer. Aujourd’hui, tu as plus de références (surtout anglo-saxonnes, culture dans laquelle les identités alternatives se sont crées pour retourner l’insulte, être fière, etc.) pour te créer une identité composite. Les codes de “reconnaissance” peuvent-être plus subtils, limitant les risques dans l’espace public.” me confie Sophie, la quarantaine. Aujourd’hui, on peut être “genderqueer”, “fluide”, “tomboy”, “andro” ou que sais-je encore. Le spectre des identités ne se limite plus à “fem” ou “butch” et on peut voir de jeunes lesbiennes revêtir une apparence qui tient davantage du stéréotype gay que du mâle hétéro. Bref, le djendeur c’est tendance, Beyoncé est féministe, Cara Delevingne est bie, tu peux être qui tu veux (du moins en principe) rendant caduque l’identification à l’identité butch, considérée inextensible.

Hypothèse N°3 : L’identité butch est perçue négativement

Ce qui m’amène à la troisième hypothèse ; l’étiquette butch comme stigmate d’une identité revendicatrice. Pour beaucoup de femmes, être butch, c’est être “old school”. Synonyme de ringardise vestimentaire, caricature de la gouine camionneuse, être butch c’est aussi être la cible privilégiée des attaques homophobes. Dans les médias ou au cinéma, la butch est souvent agressive, revendicatrice, forte en gueule. Des qualités tout sauf “féminines”. Faut-il croire qu’à force de voir les butchs à travers le prisme d’une lesbophobie médiatisée, les jeunes lesbiennes se soient détournées de ce modèle ? Pire, aient intériorisé cette lesbophobie ? Je pense aussi que les hectolitres de haine déversés pendant les débats sur le mariage pour tous ont participé activement à refermer la porte du placard, poussant certaines butchs, soit à se cacher, soit à effacer des traces trop visibles de leur “déviance”.

Je ne sais pas comment la jeune génération de lesbiennes vit son homosexualité. A-t-elle le sentiment d’être intégrée ? Se sent-elle au contraire pathologisée ? Les débats sur le mariage pour tous ont à la fois permis l’institutionnalisation des couples LGBT (et donc leur intégration), et stigmatisé comme jamais leur différence. Sans vouloir tomber dans la sociologie de comptoir, cette l’intégration des LGBT à la société ne peut se faire sans un certain “lissage” des aspérités identitaires. La butch, c’est la mauvaise gouine, celle qui ne fait pas d’effort, celle qui assume sa différence, celle qui n’a pas honte. En s’intégrant, malgré l’opprobre médiatique incessante, la communauté adopte les codes normatifs d’une société qui exclue les follasses et les butchs…

Et si, au fond, la plus grande acceptation des transidentités, l’effacement de la binarité “butch/fem”, la ringardisation de l’identité butch n’étaient que les symptômes d’un mouvement de dissolution des sous-cultures gays et lesbiennes ? Va-t-on vers une forme de normalisation pour tous ?

Et vous, que pensez-vous de la disparition des butchs ?

photos : Meg Allen

A lire : http://www.butchwonders.com/blog/are-butches-disappearing

Lubna

Grande rêveuse devant l'éternel, Lubna aime les livres, les jeux de mots et les nichoirs en forme de ponts. Elle écrit sur l'art, avec un petit a : bd, illustration, photo, peinture sur soie. Twitter : @Lubna_Lubitsch

Plus d'articles

Be Sociable, Share!

26 Comments

  1. Maya says:

    Gouine, hétéro, bi, on est, plus que jamais, tellement sous pression pour ressembler à un idéal, quel qu’il soit, pourvu qu’il puisse être esthétique apposé sur papier glacé. Autrement formulé, ressembler à Justin Bieber, à Samantha Jones ou à Scarlett, ça va. C’est comme avoir des poils sous les bras, quand t’es choute comme ortie ortie, c’est punk, c’est rrrriot girl, c’est revendicateur. Quand t’es un peu trop camionneuse, trop grosse, trop vieille, étrangement t’as pas forcément le même accueil.

  2. volume et vitesse says:

    Par contre ce serait bien de changer la phrase “De plus en plus de femmes accèdent donc à l’identité à laquelle elle s’identifient (youpi)”. On voit les bonnes intentions, mais écrire ‘femmes’ pour parler des mecs trans c’est pas hyper approprié.

  3. Marie says:

    “Je ne sais pas comment la jeune génération de lesbiennes vit son homosexualité. A-t-elle le sentiment d’être intégrée ?”

    On a l’impression que les moeurs évoluent, que les gens sont plus tolérants… mais en réalité on se prend toujours des remarques, par ci, par là… Elles semblent anodines mais masquent en réalité un malaise (je pense).

    Sinon je suis d’accord ac maya

    Bon sinon comment on fait pour s’intégrer dans le monde lesbien Parisien ? :)

  4. wine cellar says:

    la disparition de la butch dans le microcosme lesbien parisien maraisien …sans aucun doute … mais ailleurs en France ? les butchs font de la résistance dans les régions non ?

  5. Marine says:

    Super article. Il faut dire aussi que les modes vestimentaires évoluent, les hommes sont en slim et petit gilet ajusté…ressembler à un mec aujourd’hui n’est du coup plus si “masculin”, et plus lissement défini sur nous comme androgyne

  6. Emad says:

    “La transition étant moins stigmatisée, si l’on sent que l’on est un homme, on a plus à se cacher dans le placard de l’identité butch, sous prétexte qu’elle est plus acceptable. De plus en plus de trans accèdent donc à l’identité à laquelle elle s’identifient (youpi).”
    …à laquelle ILS (ou IELS, si c’est non binaire) s’identifient, hein… Les pronoms, c’est important.

  7. Artemisia.g says:

    @wine cellar
    “la disparition de la butch dans le microcosme lesbien parisien maraisien …sans aucun doute … ”
    Ben c’est pas faux, moi je vis à Paris et je crois que je fréquente des milieux différents car les butchs y sont loin d’être minoritaires! Au contraire, même qu’elles emballent à donf. En revanche, ce qui est en voie de disparition, peut-être, c’est la revendication de l’identité butch en tant qu’identité POLITIQUE. Se looker butch, se comporter butch, parler butch, ouais ça persiste, mais il ne semble pas y avoir de volonté de revendiquer cette forme de masculinité pour son potentiel subversif.

  8. Coco says:

    Argh, c’est pas compliqué quand-même d’utiliser le masculin quand on parle d’un mec trans*.

  9. Lubna says:

    C’est corrigé!

  10. SJ says:

    ” Bref, le djendeur c’est tendance” Vraiment? Je vais essayer de pas trop mal le prendre mais je trouve ce petit jeu mot vraiment déplacé quand on sait ce que nous traversons en tant que personnes genderqueer, non binaire et trans. Nos identités de genre n’ont rien de tendance et ne sont pas à prendre à la légère.

  11. Gene says:

    J’ai bien l’impression que c’est en premier lieu au sein même de ce milieu lesbien parisien que les butchs sont de moins en moins acceptées, la fem devenant la norme, imposant un certain code. Aujourd’hui on peut être lesbienne et fière mais il ne faudrait pas que ça se voit trop… J’admire ces butchs qui ne cèdent pas à la pression et restent fidèles à ce qu’elles sont. Et puis revenons en arrière, je crois qu’on leur doit beaucoup!

  12. Coline says:

    “l’acceptation des transidentités” oui enfin il y a encore un peu de chemin hein !
    quand on sait les énormes difficultés de toutes sortes auxquelles les personnes trans font face, ce serait bien d’être un poil plus prudente dans ce genre d’affirmation je trouve…

  13. Clara, jeune saphiste says:

    Concernant la question sur la jeune génération de lesbiennes, il est certain que je ne sais pas du tout comment ont vécu leur “intégration” les précédentes générations mais pour ma part, je ne me suis jamais sentie comme une marginale au comportement déviant. Cela n’a jamais été un problème (chose plutôt rassurante !).

    J’ai cependant le sentiment que l’homosexualité reste quelquechose de très flou dans l’esprit des gens, voire tabou. Certains me posent beaucoup de questions qui témoignent (je pense) d’une curiosité certaine et d’une envie d’en savoir plus sans craindre d’entendre les mots qui “font peur” quand d’autres accueillent très bien la nouvelle et une fois qu’ils en parlent (très rapidement hein, il ne faudrait quand même pas s’éterniser sur ce genre de sujets..) n’osent même pas poser de mots clairs dessus. C’est à dire qu’ils emploient les termes “ça”, “cela”.

    Personnellement, tout me blesse là-dedans. Les questions incessantes et parfois (je trouve) assez ridicules me rappellent sans cesse que je ne suis pas la “normalité” et les “éternels appeurés de la vérité” me rappellent que finalement, certaines gens ont toujours peur ou honte de “ces choses-là”.. #sarcasmepuretdur

    Mais le plus insupportable pour moi, c’est les blagues. Il est vrai que j’aime moi-même faire de l’humour sur l’homosexualité et le plus souvent c’est pour rire de moi (avant de rire des autres il faut savoir rire de soi #quoteoftheday) mais je ne supporte plus de voir ou d’entendre mes amis faire des références à ma personne dès qu’ils aperçoivent quelquechose à caractère éventuellement homosexuel. Surtout que certains d’entre eux le sont aussi mais ne me comprennent pas lorsque je tente désespérément de leurs expliquer qu’il devient épuisant de se voir rappelée au moins trois fois par jour que finalement, je reste différente. Je le sais, et je l’accepte totalement (même si pour moi je ne suis différente qu’aux yeux des autres. Je veux dire par là que je ne me sens pas différente et suis profondément convaincue ET persuadée que je ne le suis pas. C’est une évidence ! L’homosexualité ne représente pas une différence ! Ce n’est qu’une possibilité de plus sur le spectre tout entier de la sexualité ! Enfin bref, je m’égare). Mais j’aimerais pouvoir vivre une journée toute entière, sans me le dire ou devoir l’entendre (je suis sûre qu’un jour, ce sera possible).

    Enfin bon, après ce long commentaire qui doit résonner à vos oreilles comme une satire de l’insouciante société hétéro-normée dans laquelle j’ai l’impression de vivre, j’aimerais vous dire que je vis librement et en toute sérénité. Je ne vis ni dans l’angoisse ni dans la peur et je crois pouvoir dire que je suis heureuse et acceptée telle que je suis.

  14. Nanar says:

    Perso, j’ai un peu de mal (peut etre à tort) avec l’idée qu’être butch serait juste une phase de la transition FtM.
    D’une, ça me rappelle les discours sur la bisexualité. Du genre “Etre bi ça existe pas, c’est juste des homos qu’assument pas!”
    De deux, ça renvoie une image très fermée à mon sens de la transidentité. Comme s’il n’existait qu’un seul modèle de transition (totale, médicale, etc).

    Quand je vois comment des potes à moi butches réagissent mal lorsqu’on les “traite” de “camionneuses”, j’opterai pour la troisième.

  15. Sam says:

    Je suis d’accord avec l’article ,aujourd’hui les bitch semble appartenir à l’histoire ancienne,voulant ressembler à l’homme sans doute pour faire tomber le clicher de la femme hyper féminine quand le look était binaire ,une volonté de revendiquer leur différences ,et beaucoup de militantisme .
    La nouvelle génération les voit comme des ringardes ,has been et pas du tout attirante ,plus dans le coup .Jpense que sans parler de normalisation cest l’évolution de la lesbienne ,le fait qu’elle soit plus présente dans le paysage publique Qui fait que nous lesbienne n’avons plus besoins d’affirmer notre différence à coup de transgression stylistique et sur fond de militantisme .une femme aujourd’hui porte le pantalon tout comme un homme ,les codes de la mode ont changer ,ce qui laisse Bcp plus de liberté aux femme lesbienne pour s’affirmer autrement qu’en se grimant en homme dans un soucis d’égalité .
    Et puis qui dis plus d’assurance et de visibilité dis plus d’affirmation de sa féminité .les mentalites changent une lesbienne n’est plus celle qui aime jne femme comme un homme devrai aimer un femme (puisque la sexualité est ainsi poser ) On admet beaucoup plus l’idée qune femme avec tout ces codes (y compris vestimentaire )puisse aimer aimer une autre femme .

  16. M says:

    Quelques éléments issus de l’ENQUÊTE SUR LA VISIBILITÉ DES LESBIENNES ET LA LESBOPHOBIE (7 126 femmes qui aiment les femmes interrogées) :
    “Les femmes interrogées utilisent plus d’adjectifs féminins que masculins pour décrire leur look. D’un côté 53 % se disent « féminines » et 8 % « très féminines » ; de l’autre 10 % se disent « masculines » et seulement 1 % « très masculines ». Un quart se définissent comme « androgynes ». Parmi les 3 % restant, certaines se disent appartenir à plusieurs catégories (masculine et féminine, androgyne et féminine, etc.), d’autres ne s’identifient pas aux termes proposés ou ne souhaitent pas se définir d’après des stéréotypes de genre.
    L’analyse de la visibilité par le look selon l’orientation sexuelle fait apparaître des différences
    entre les bies et les lesbiennes, ces dernières utilisant plus souvent un vocabulaire masculin ou neutre pour se décrire [...].
    Les répondantes « féminines » et « très féminines » sont plus jeunes que la moyenne.”
    (http://www.sos-homophobie.org/enquete-sur-la-visibilite-des-lesbiennes-et-la-lesbophobie)

    Ceci étant dit, je m’autorise une remarque moins sérieuse : Je crois remarquer un montée en puissance récente en France d’un certain modèle de lesbianitude aux cheveux long mais pas fem pour autant, parfois une belle voix rauque en prime, à la Virginie Despentes, Christine and the Queens, Océane Rose Marie, Céline Sciamma, Adèle Haenel…

  17. michelle says:
  18. Anna Safuta says:

    Y a moyen de créer du contenu original et ne pas PLAGIER la blogosphère anglophone?!

  19. Agnès says:

    Euh…excusez-moi mais, dans celles qui ont commenté en disant que, “avant”, les butchs se comportaient comme des hommes par simple revendication politique, est-ce qu’une seule peut arriver à comprendre que non, c’est juste qu’on se sent plus soi-même comme ça???? Que c’est juste être libre de décider qu’on veut se sentir bien malgré les regards en coin incessants?
    Honnêtement, je ne sais pas si je suis FTM. Tout ce que je sais, c’est que je ne pourrais jamais m’identifier à une femme NI changer de sexe. Depuis mes 9 ans, je promène mes cheveux courts et mes vêtements achetés rayon homme et ça, c’est juste ma façon de me sentir “moi”.
    @Nanar: Je plussoie à la réaction de tes copines. Mon apparence et mon énergie masculines ne font pas de moi une “camionneuse” (terme insultant exprimant le fait qu’une femme à l’apparence masculine se comporte comme un gros beauf). Comme dit mon copain gay, “t’es plus un mec classe qu’une camionneuse”… :p

  20. Lubna says:

    L’article de Butch Wonders est linké deux fois dans l’article.

  21. Jess says:

    Pourquoi se prendre autant la tête sur les categories de personnes? A croire qu’il faut absolument toujours créer des cases, des sous-genres, histoire de se rassurer. Qu’est ce qu’on s’en fout? Soyons nous-même et soyons heureux, ça serait deja l’essentiel. A ceux qui crachent sur les uns et les autres pour affirmer leur conception du bonheur parce qu’ils se sont trouvé, et bien tant mieux pour eux. Personellement, j’ai toujours aimé les femmes, je ne me suis jamais posé la question à savoir si j’etais garçon manqué, feminine ou pas. Je suis une femme et quand même un peu fière de l’être :)
    Après, ouais dans les années 2000 j’etais pas franchement attirée par les butchs et sur le coup j’ai compris que je ne pourrai pas me coller à ce que je prenais comme “codes de reconnaissance” dans le milieu lesbien. Alors tant pis, je suis restée moi avec ma démarche de merde et mes allures “d’hétéro”.
    Je pense quand même que les L word ont bien fait leur boulot, afin de faire sortir les “fem” du placard et faire franchir les petites nanas pleine de doutes qui craquaient sur leurs copines quand elles sortaient “encore” avec des mecs. Il y a eu un basculement clair et net pendant et après la série, faut pas se leurrer. Du coup le look “butch” sonne certainement “has been” dans la tête des ados/meufs de 20ans d’aujourd’hui.
    Lip Service n’aidant pas non plus à mettre les butchs sur le devant de la scène!! Bref je me moque:) et je me moque surtout de tous clichés de genres!!:)
    Be happy les girls!!:):) au fond c’est au moins plus facile d’etre lesbienne maintenant qu’il y a 20ans meme si il y a encore du boulot. On est juste dans une société (enfin surtout un pays) encore à la ramasse! Faut laisser le temps au temps…

  22. K.Oh says:

    En Allemagne la butch est loin d’avoir dit son dernier mot ! Je ne connais pas la tendance exacte par rapport à il y a 10 ans, mais point de disparition en vue.
    Mais comme l’avance l’hypothèse n°2, ici aussi la binarité se dilue en 500 (ou 5000 ?) nuances de genderqueer et de mon point de vue, à chacun.e de déplacer le curseur, et de le modifier à tout moment. Alors, il y a sans doute une part de pression sociale en jeu, mais la binarité fondée sur une base hétéronorme est aussi génératrice de pressions…

  23. Zazou says:

    Rohhh mais je plussoie tellement @Jess !

  24. Jess says:

    Merci Zazou:)

Leave a Comment

*