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Yula Kasp : “Les soirées pour filles sont les meilleures”

Cette année, on se plongeait à plein cœur dans Ocean Blues, dernier EP de la mystérieuse Yula Kasp. Dernière signature du label KTDJ, cette apatride polonaise nous guide à travers ses 5 tracks, d’une voix qui conte, susurre, pose les mots plus qu’elle ne chante, entre basses mélancoliques et virées dans les profondeurs d’eaux troubles. En arrière-plan, des noms aussi colorés que Matias Aguayo, Rebolledo, Pilooski, pour des prods, au poil ! Samedi, c’est à la Chaufferie de la Wet for me que tu las découvres sur scène, grâce à la carte blanche laissée au collectif Polychrome. Interview.

Tu te souviens du jour où t’as composé ton premier morceau ?

J’étais seule et triste pour l’humanité, et je voulais poser cette émotion en l’exprimant dans une chanson… ce fut la première fois, juste guitare et voix.

C’est quoi qui fait qu’un artiste passe de l’état de “je compose des morceaux dans ma chambre/mon salon” et “je sors un album” ?

Le temps et la consistance. Il ne faut jamais lâcher le morceau.

C’est quoi ta plus grande peur en tant qu’artiste ?

La peur de ne pas être à la hauteur de ce qu’on souhaite être et de ce qu’on sait être capable.

Et ta plus grande satisfaction ?

Un public qui apprécie mon travail.

Tu as fait pas mal de clips pour Matias Aguayo. Pourquoi lui ?

J’en ai aussi fait pour La Chatte, Pilooski, Philipp Gorbatchev, Rebolledo et Sano, mais c’est vrai que j’en ai fait plus pour Matias. Il faut dire que c’est lui qui me les avait commandité alors que chez les autres il s’agissait plus-tôt d’échanges de service. C’est vrai que Matias fut une inspiration pour moi mais faire des vidéos est un travail comme un autre.

Ton passé un peu apatride, il transparaît comment, selon toi, dans ta musique ?

Je crois que c’est exactement ce qui fait le côté original de la musique.

Y’a pas mal d’aspects coldwave dans ta musique, des basses très présentes, c’est un truc qui te parle plus ?

Je crois que mon goût s’est développé en fonction des différentes zones géographiques dans lesquelles j’ai vécu. En arrivant au Canada à 12 ans, j’écoutais New Order et The Smiths mais quand j’avais 15 ans j’allais traîner dans les bars Dub, Reggae. Je crois que mon obsession pour la basse vient de là.

Ça représente quoi pour toi de jouer à une soirée pour filles ?

Les soirées pour filles sont les meilleures, les meilleures clubs sont Lesbien, tout le monde le sait dans le milieu de la nuit… Je suis très contente de participer à ça.

Tu joues à la Chaufferie dans le cadre de la carte blanche au collectif Polychrome. Tu penses quoi de ce collectif ?

J’en avais pas entendu parler mais je suis fan de toute initiative qui met en valeurs la communauté LGBT.

Tu ressens quoi sur scène ? Tu as prépare quoi pour la wet de samedi ?

Je ressens l’énergie vibrante du public qui attend à ce qu’on le touche… Samedi je vais tout simplement interpréter mes chansons… en espérant faire cela.

 

 

Adeline

Journaliste musique bipolaire, Adeline est amatrice de son brut, un peu sombre à tendance viol-des-oreilles. Aime jouer sur/avec les mots, voir la vie en bleu et en points. Site pro : adeline-journet, site perso : L'amourfou

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