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Au festival Sundance, les lesbiennes seront au rendez-vous

Souvenez-vous, il y à une semaine à peine, nous relevions le manque cruel de diversité des festivals de cinéma français LGBT+. De Chéries-Chéris au Marais Film Festival, ce sont surtout une programmation plus gay qu’autre chose, des palmarès très masculins et une représentation esthétisée des lesbiennes qui sont au rendez-vous. Et pourtant, il n’est pas si compliqué de trouver des bons films lesbiens, bi ou trans, parfois même (soyons fous) réalisés par des femmes. La preuve, le Sundance met régulièrement en avant une production LGBT+ riche et variée – en 2014, celle-ci incluait par exemple Foxy Merkins (de Madeline Olnek, la réalisatrice de Codependent Lesbian Space Alien Seeks Same), 52 Tuesdays ou Appropriate Behavior. L’édition 2015 s’annonce également prometteuse, avec une belle sélection qu’on a hâte de voir sur nos écrans.

Grandma (Paul Weitz)

Elle est une poétesse dont l’heure de gloire est passée et qui vient de rompre avec sa dernière copine en date. Lorsque sa petite-fille Sage arrive chez elle en ayant désespérément besoin d’argent, et vite, elle se retrouve embarquée dans un road-trip au fil duquel s’égrènent rencontres avec des anciens amis, amantes et révélations de vieux secrets enfouis. Au fur et à mesure que le voyage avance, la façade bourrue de la grand-mère se craquelle pour révéler une femme encore endeuillée par la perte récente de sa compagne. Tandis que celle-ci se confronte à son passé, sa petite-fille apprend à affronter le futur.

The Royal Road (Jenni Olson)

Cet essai cinématographique explore la question de l’identité butch via l’identification avec des personnages de films masculins. La question de l’identité et de l’appropriation de fictions est traitée sur un mode onirique, mêlée à l’histoire de la colonisation du Mexique et du Sud-Ouest américain, à la problématique de l’histoire, de la mémoire et de la beauté, et à des plans de paysages urbains californiens sur le déclin.

The Summer of Sangaile (Alanté Kavaïté)

Sangaile a dix-sept ans et nourrit une passion pour l’acrobatie aérienne qui n’a d’égale que le vertige qui la cloue au sol et l’empêche de grimper dans les cockpits des avions qu’elle aime observer. Un été, lors d’un spectacle aéronautique, elle rencontre Auste, qui vit sa vie avec une intensité et un courage qui font encore défaut à Sangaile. Dans l’écrin poétique de paysages lituaniens, les deux jeunes filles vont s’apprivoiser, se rapprocher et se dévoiler l’une à l’autre, et apprendre, ensemble, à voler.

Tig (Kristina Goolsby et Ashley York)

Un documentaire sur l’humoriste lesbienne Tig Notaro, qui retrace son combat avec un cancer du sein bilatéral, sa carrière artistique et ses amours.

The Amina Profile (Sophie Deraspe)

Ce documentaire retrace la controverse autour de la blogueuse fictive Amina Arraf, auteure du blog célèbre A Gay Girl in Damascus, et de son enlèvement présumé lors des manifestations syriennes. Sophie Deraspe interroge la question de la virtualité, de l’anonymat sur Internet et de la limite entre réalité et mensonge en prenant comme point de départ la relation à distance qui se noue entre Amina et la montréalaise Sandra, et qui dégénère en investigation et thriller socio-politique.

Kit

Kit

Kit est un croisement entre ta prof de lettres préférée et un monstre sous-marin tentaculaire énervé et misandre, un animal hybride qui hante les bibliothèques et les failles spatio-temporelles.

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