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Lyon en intérieur queer avec Chantal La Nuit

Le festival interieur queer aura lieu à Lyon du 12 au 16 juillet. Notre DJ résidente Rag sera aux platines avec Crame et Reno (House of Moda – Paris) et Sylvain Les Mains Rouges pour la soirée inaugurale jeudi 13 juillet dans le lieu emblématique de la nuit lyonnaise : Le Sucre. Figure de proue d’un bateau-pirate façon Priscilla à l’initiative de cet alléchant Intérieur queer, Chantal La Nuit a répondu à nos questions.

Bonjour Chantal La nuit, tu fais quoi en ce moment ?
Je sors du sauna, j’étais avec mon copain, on s’est fait plaisir.

Le festival Intérieur Queer aura lieu à Lyon du 12 au 16 juillet prochain, en quelques mots c’est quoi ?
La volonté de rassembler toutes les énergies festives et politiques queer sur un événement global.

Qui organise le festival ? Le collectif plus belle la nuit tout seul ?
Non c’est un gouinage entre Plus belle La nuit et l’équipe de Culture Next du Sucre.

Tu as un long parcours de militant de la fête queer (collectif Middle Gender en 2006, soirée Rock pop electro queer, collectif queer Plus Belle la Nuit en 2010, soirées Bunny Slut Club, Kinky France et Garçon Sauvage), ce festival qui est un manifeste festif et en plus, un « laboratoire qui questionne la performativité des genres, les identités sexuelles et les musiques actuelles », c’est l’acmé, la synthèse, ta thèse de doctorat à toi ou le début d’autre chose ?
C’est la suite logique des choses avec une dimension nouvelle, la transmission des cultures queer par la parole, l’échange. C’est un projet global qu’on envisage vraiment comme un laboratoire, on va faire des essais, par exemple il y a un repas prévu au restaurant A la Piscine le dimanche. Le chef proposera une exploration culinaire du queer avec des pistes insolites…


Crédit photo : Dorian Cessa

5 jours, 15 lieux, 50 artistes : trois trucs à ne pas rater pour m’éblouir ?
La garden partits du collectif Dynastits vendredi après-midi, l’apéro fétiche un peu plus tard et la Garçon Sauvage XXl au Transbordeur qui promet d’être totalement magistrale avec un line-up magnifique.

De quoi/ qui vous êtes-vous inspirés pour concevoir le festival ?
Des Nuits Sonores lyonnaises et de notre histoire, celle du collectif, de nos expériences.

Plus belle la nuit, un peu d’histoire, de valeurs, de mots d’ordre/désordre sur le collectif?
On l’a fondé en 2010 avec des potes, on avait une envie commune, on aimait la musique et déconner. Maintenant on est une vingtaine. On a commencé avec une soirée costumée, la Bunny Slut Club. A l’époque il y avait peu d’endroits pour sortir. Pendant 7 ans, on a fédéré un public qui partage nos valeurs, la bienveillance, un noyau de gens cools qui viennent pour échanger, pas pour juger, et qui sont là aussi pour s’amuser comme des cinglés, ça part vite en live. On essaie d’être honnêtes, loyaux avec nous-mêmes, avec les autres, et ça commence par savoir rire de soi. On aime l’auto-dérision, la laideur, mais on veut des bons sons aussi ! Le collectif a une cinquantaine de soirées au compteur. Le dernier format, Garçon sauvage, a connu un succès fulgurant dès ses débuts au it Bar, puis au Sonic. C’est maintenant le Sucre qui accueille la soirée, c’est un lieu de référence, un lieu magnifique. On s’entend super bien avec l’équipe du Sucre qui a tout de suite perçu la dimension politique de nos soirées. On a les mêmes valeurs, on se comprend, on fusionne. Ils nous ont donné des outils, des conseils, un accès à une programmation internationale qui a fait évoluer nos soirées. On a vraiment un message qui a infusé au fil des années je crois : vous êtes beaux dans votre singularité, vous êtes bi, homo, trans, gouine, c’est une chance. On voulait créer des événements à la hauteur de l’intelligence du public. Il ne vient pas consommer de la soirée, il existe dans et par l’événement. Il y a des gens qui sont venus avec des aprioris et qui sont sortis transfigurés, conquis, plus libres.

Intérieur queer va-t-il laisser des traces (hum) ? Sous quelles formes ?
Oui ! Il y aura les photos de Marie Rouge et Gaetan Clément, des captations vidéo, la radio RTU en live le 14 et 15 juillet, des podcasts…

« Lyon capitale queer », réalité ou utopie ?
On est partis d’un constat, à Lyon, il y a une grande diversité de personnes actrices de la ville qui travaillent sur les questions LGBTQI, assos, artistes, intellos, collectifs, squats. C’est aussi tout cela que l’on veut fédérer. Alors réalité ET utopie.

Toutes les infos : interieurqueer.eu

Isabelle

Isabelle aime les cabinets de curiosité et la vieille techno hardcore, la confusion des sens et les concentres Harley au clair de lune.

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