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#SIGNEDBYTRUMP

Le 20 janvier 2017 Barack Obama, Prix Nobel de la Paix et premier Président des Etats-Unis d’origine afro-américaine cédera sa place à Donald Trump, vil individu qui apportera sans doute plus de mal que de bien à l’humanité toute entière. Outre-Atlantique l’heure n’est pas à la résignation. Aria Watson met l’Amérique face à ses responsabilités avec son projet #SignedByTrump (« signé Trump ») pour montrer quel genre d’homme est Donald Trump.

Aria Watson est originaire de Warrenton, une petite ville côtière de l’État de l’Oregon, où elle vient tout juste de commencer ses études supérieures. L’Oregon est réputé être progressiste, c’est même un bastion démocrate depuis 1988 avec à sa tête une gouverneure. L’État a voté à 50 % pour Hillary Clinton et à 39 % pour Trump.

« Grab’em by the pussy »

Aria ne s’était jamais souciée de la politique auparavant, n’y comprenant pas grand chose. La candidature de Trump a changé la donne. Ce qui était au départ une blague tellement le personnage est clivant, s’est transformée en cauchemar éveillé à mesure que Trump réussissait à convaincre ceux qui ne l’avaient pas vu venir.

C’est dans le cadre d’un projet d’étude pour son cours de photographie qu’Aria a l’idée de réaliser une série de portraits de femmes nues portant comme stigmates les propos dégradants de Donald Trump au sujet de la condition féminine. Lors de ce choix de sujet, Aria, tout comme n’importe quel être censé, ne pensait pas que ce fou furieux remporteraient les élections…

« Must be a pretty picture you dropping to your knees »

Aria a eu beaucoup de difficultés à trouver des modèles prêtes à poser pour un tel projet. « Non seulement c’est difficile pour toute personne de se dénuder devant un-e inconnu-e et lui laisser peindre son corps, mais c’est encore plus difficile d’assumer ses opinions politiques ».

Après une nuit blanche où le doute s’est mêlé à l’effroi, à mesure que les Grands Electeurs faisaient basculer les votes en faveur d’une présidence Trump, celle qui n’était pas en encore en âge de voter décida qu’il était temps de se faire entendre et de ne pas laisser les propos nauséabonds polluer les médias.

« Je ne voulais pas seulement faire entendre mon opinion, mais également celle de millions de personne qui pensent la même chose que moi car quand Donald Trump a gagné, mon coeur s’est brisé. Mais je savais que ces photos parleraient à au moins une personne.

« Young and beautiful piece of ass »

Elle a d’abord posté ses clichés sur Instagram et Facebook, après que ceux-ci aient été supprimés des réseaux sociaux elle a lancé son propre Tumblr (Lien : longingforus.tumblr.com) où ses photos de femmes « nues sans être nues » ne seraient pas supprimées. Aria a reçu beaucoup de soutiens et est aujourd’hui partenaire de plusieurs sites permettant de diffuser sa bonne parole sur des cartes postales et autres goodies. Quinze pour cent des ventes sont aujourd’hui reversées à l’ACLU (American Civil Liberties Union, union américaine pour les libertés civiles ) au nom de Donald Trump

« En tant que féministe et fière de l’être, entendre Trump dire « grab’em by the pussy » (chopez les par la chatte) » et échanger sur le fait qu’il puisse tout se permettre avec les femmes (sans leur consentement) m’a rendu malade ». « Le fait qu’il ait dit cela et tenu d’autres propos de ce type, tout en ayant tout de même remporté les élections me fait peur. J’ai peur que ces mots, et même que ses actions, deviennent la norme ».

« Blood coming out of her wherever »

« Je ne sais pas ci ces photos changeront l’opinion des gens à propos de Donald Trump, mais j’espère que certaines personnes vont réaliser le genre d’homme qu’il est. Il ne faut pas laisser aux gens l’opportunité de nous faire taire ».

Emmanuelle

Emmanuelle

Globe-trotteuse sur-diplômée touche-à-tout (nous n'avons toujours pas compris quel était son vrai métier). Un quart geek, un quart TDAH, un quart Taubira et un quart Ted Mosby ascendant Barney Stinson. Twitter : @emmanuellecamp0

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One Comment

  1. Radar says:

    L’administration Trump est désormais connue, même si les nominations doivent être confirmées par le Sénat : elle regorge d’homophobes notoires. Reince Piebus (Chief of Staff), Jeff Sessions (Attorney General), Ben Carson (Secreteary of Housing and urban Development), Betsy Davos (Secretary of Education), Tom Price (Secretary of Health and Human Services), Elaine Chao (Secretary of Transportation)n Lt. Gen. Michael Flynn (National Security Adviser) et j’en passe, tous ont en commun d’avoir pris des positions fermes contre les droits des LGBTQ. La désignation de Mike Pence, celui-là même qui plaidait pour des thérapies de conversion pour les LGBTQ, co-listier au poste de Vice-Président, avait donné le signal. Il y a fort à parier que ces nominations seront suivies d’effets qui seront désastreux pour les LGBTQ et les femmes : cela prendra vraisemblablement la forme d’une remise en cause du droit à l’avortement et de la création d’un droit de discriminer au nom de la liberté religieuse. Trump a d’ores et déjà déclaré qu’il signerait le First Amendement Defense Act (le FADA) qui rend légale toute discrimination à l’embauche, au logement, dans l’accès aux services et aux soins en raison de l’orientation sexuelle si elle se fait au nom de la liberté religieuse.
    On sait par ailleurs que Trump a exigé que lui soit fourni la liste de tous les employés qui au sein du Département de l’Energie ont travaillé sur la question du climat et s’est enquis des positions des employés du Département d’Etat sur l’égalite homme/femme dans un mémo d’une page dans lequel une liste nominative des employés travaillant sur l’égalité homme/femme était aussi exigée.
    Semblables manœuvres d’apparentent à rien moins que de l’intimidation. D’aucuns parlent déjà de chasse aux sorcières.
    Au regard des enjeux, il serait bon de cesser de se focaliser sur les propos de campagne et d’informer sur les dangers, bien réels pour les LGBTQ américains et pour les femmes, futurs citoyens de second ordre d’un pays à la dérive.

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