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Panorama du Lyon alternatif et lesbien

La Wet for Me revient à Lyon le 14 octobre et c’est l’occasion de refaire un tour d’horizon de cette ville qui, sous un vernis particulièrement copieux de gastronomie et de monuments historiques, a aussi plus d’un as dans sa manche en matière de repères lesbiens (et pas que).

Lorsqu’on arrive à Lyon, difficile de passer à côté du L Bar, du Marais et de la Disconnexion, triangle quasi-insitutionnel comprenant respectivement un bar exigu mais toujours bondé, l’un des derniers (si ce n’est le dernier?) clubs exclusivement lesbiens en France, et une soirée organisée par un collectif du même nom. On aime ou on déteste, mais qu’on y aille ou pas, impossible d’en ignorer ne serait-ce que les noms.

Pourtant, une fois sortie de ce triangle des Bermudes, bien maligne celle qui voudra trouver soirée à sa mesure. Les lieux se font rares, et les plus belles aventures ont assez de bâtons dans leurs roues pour replanter l’Amazonie.

Soirée La Chatte au Sonic (crédit : Marie Rouge)

Ainsi, à peine quelques mois après son ouverture et seulement quelques (belles et grandes) soirées, le local autogéré de la Big Tape ( = Bi.es – Intersexe / Indéfini – Gouine – Trans – Asexuel.le – Pédé / Pansexuel.le – Et nous prends pas pour des con-nes !) se voit menacé de fermeture par l’expulsion du squat qui l’hébergeait. Projections, apéros, bibliothèque collaborative et ateliers, c’est tout un projet jusque-là unique en son genre à Lyon qui pourrait bien s’éteindre. Croisons les doigts, car la fin de l’histoire reste encore à écrire.

Parallèlement, et malgré un retour en début d’année dernière, la Bonnie & Clit, seule soirée réservée aux meuf-gouines-trans de Lyon, semble avoir repris une pause. Entre performances, backroom et rock-and-roll, elle offrait pourtant une atmosphère détonante dans le paysage autrement plutôt très uniformément sage et électro de la ville. Il se murmure que ce ne serait que partie remise… Mais on sent bien que la quête du lieu idéal bat son plein.

D’autres soirées choisissent l’option de l’itinérance. C’est le cas de La Chatte, soirée mixte à orientation lesbienne, qui, après avoir quitté le Sonic et fait un saut par le Boxboys, ex-sexclub gay reconverti en club tout court, multiplie les collaborations et les soirées hybrides. On retrouve souvent leurs résidentes au Club Transbo, salle de concert à la programmation électro pointue qui accueillera la prochaine Wet For Me à Lyon le 14 octobre prochain !

Le Club Transbo lors de la dernière Wet For Me (crédit photo : marie Rouge)

A la liste des lieux mixtes notables, s’ajoute au Lavoir Public, une salle de spectacle festive et prolifique dont Barbi(e)turix prendra d’ailleurs possession le samedi 15 octobre pour une soirée qui s’annonce rocambolesque. Au programme : BBX dj set et d’autres surprises…

Le Lavoir Public

Les lesbiennes squattent aussi volontiers les bars gay-friendly de toute la ville. Parmi la multitude d’endroits aux petits drapeaux arc-en-ciel sur la porte, deux caracolent loin en tête de ma liste personnelle de favoris : le Livestation DIY et les Feuillants. Sans être exclusivement lesbiens, ces deux endroits partagent quelques points communs : tous deux ont une patronne adorable, une clientèle qui l’est tout autant et une programmation qui vaut le détour avec régulièrement des évènements spécialement dédiés à la communauté lesbienne (ou gay, et parfois même trans). À noter aussi, Le drôle de Zèbre, petit bar sur le plateau de la Croix Rousse (quartier à forte représentation lesbienne d’ailleurs !), où encore le Cosy Corner. Pour la petite anecdote, le duo Mensch y a ces habitudes …

Enfin, et parce qu’on peut militer à l’heure de l’apéro, et vice-versa, le Centre LGBTI de Lyon accueille régulièrement le Collectif Lesbien Lyonnais pour des permanences, mais aussi des des ateliers drag-kings ou des projections de documentaires spécifiquement centrés sur la culture lesbienne.

 

Wet For Me hors les murs au club Transbo
Le vendredi 14 octobre
Plus d’infos ici

Arsène M.

Rat de bibliothèque végan, Arsène dévore quand même tout ce qui est relié en queer. Iel passe beaucoup de temps à mettre du désordre dans ses mots et de l’ordre dans ses pensées.

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One Comment

  1. Ratonlaveur says:

    Mince, j’aurais dû choisir lyon plutôt que Paris….

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