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Les illustrations insolentes et girly de Laura Gallaghan

Laura Callaghan dessine des filles : intellos, badass, d’une féminité sauvage, parfois bitchy et surtout terriblement libres. Pour ses compositions girly au style inspiré des 80’s, Laura Callaghan mélange aquarelle, feutre et stylo bille.

La jeune artiste a déjà réalisé des illustrations pour Oh Comely Magazine, a participé à des revues tels que Riposte Magazine ou encore Nylon, Refinery29 et a travaillé pour des marques telles que MTV et Urban Outfitters. Nulle place aux hommes dans l’univers coloré et ultra-détaillé de l’illustratrice installée à Londres, mais un monde composé uniquement de figures féminines tout droit sorties d’un clip de M.I.A. ou d’un film de Tarantino.

Croquant des scènes de vie, l’illustratrice nous plonge dans cette intimité fictive où des filles nonchalantes et indomptées se donnent à voir malgré elles. Les filles de Laura Callaghan s’offrent aux regards des autres – libres, majestueuses, félines – avec cette dédaigneuse assurance de celles qui n’ont rien à prouver. Leurs corps souples, sans entrave, leurs regards tantôt indolents tantôt insolents sont autant d’invitation à les admirer que de vaines tentatives à percer leur mystère. Car dans les illustrations de Laura Callaghan, nous ne sommes pas les bienvenus. Notre présence est seulement tolérée. Nous sommes condamnées à regarder vivre ces êtres fascinants qui se livrent sous nos yeux, sans jamais pouvoir prendre part à la fête ni les comprendre…

On les observe avec envie et passion tentant d’entrevoir ce qui fait la singularité de chacune d’elle. Or chaque illustration est truffée de détails, de références artistiques, modes ou cinématographiques. Entre les magazines trainant négligemment au sol (Playgirl, Diva, Nylon), les livres sur les étagères ou entre les mains (Anna Karénine, Histoire de l’oeil, Tropique des cancers, etc), les affiches de stars ou de films qui ornent les murs ( le poster de Frida Kahlo, du film Bande de Filles de Céline Sciamma ou encore Palo Alto de Gia Coppola) sans oublier le sacs Assos prêt à être renvoyés à l’expéditeur, les paquets de cigarette, les canettes vides et les sacs de junk food vides, il devient plus facile de deviner la singularité qui se cache derrière chaque personnage. A travers les nombreux détails qui peuplent ces petits tableaux du quotidien, Laura Callaghan nous donne des clefs pour entrer dans ses illustrations, s’identifier à ses personnages et s’y attacher. D’observateur, nous devenons complices, complices de cette intimité partagée, protégée, complices de ces moments de joie pure où l’on “est” simplement, libre et insouciante, indifférente au monde et aux regards des autres.

 

 

 

 

 

 

 

Julie.R

Buveuse d'encre et de cachaça. Team Poufsouffle. Attend la fin de l'impossible.

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