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LGBT summer camp

L’été approche, on commence à sentir la mer et la crème solaire, à sortir les maillots de bains et les Ray-Ban. C’est bientôt l’heure des grandes vacances, époque des départs en colo. Le moment idéal pour parler de camps de vacances un peu particulier… pour jeunes LGBT. Encore inexistants en France, ils se multiplient de l’autre côté de l’Atlantique.

Tout d’abord, ces incroyables (pour nous, Français) “gender camps”. Chaque été, dans un endroit différent des Etats-Unis, des enfants “de genre non conforme” se réunissent avec ou sans leurs parents dans un camp qui leur est réservé. Quelques organismes existent à l’image de l’organisme Aranu’tiq, où les jeunes transgenres peuvent s’habiller comme ils le souhaitent et participer aux grands classiques des colonies de vacances (randonnée, jeux de plein air, kayak…). C’est l’occasion de rencontrer d’autres enfants comme eux pour partager leurs expériences, comprendre qu’ils ne sont pas seuls. L’idée est de trouver un lieu où ces jeunes peuvent s’exprimer, sans avoir peur ni des préjugés ni du regard des autres. Un endroit où ils peuvent s’amuser et se sentir en sécurité, au risque peut-être des écarter un peu de la réalité.

 

D’ailleurs ces “gender camps” font l’objet d’une série de photographies prises par Lindsay Morris, qui suit ces enfants chaque année et qui projette de sortir un livre, sous le nom de “You are You”. Elle a participé à ces camps et immortalisé les séances de maquillages, de défilés de mode et autres temps forts de ces colonies de vacances.

Sur le même modèle, l’organisme transgenres Canada / Gender Creative Kids va organiser un camp pour la première fois cette année, dans un lieu qui, pour des raisons de sécurité est encore tenu confidentiel. En août, les enfants transgenres ou intersexes, entre 7 et 15 ans, pourront passer quelques jours dans le “Camp des six couleurs”, loin des préjugés mais aussi loin de tout.

 

On comptabilise plusieurs organismes proposant des camps d’été réservés aux jeunes homosexuels. Ils portent de nom de Rainbow Camp, Camp Lightbulb, Dream of Hope ou encore Camp Highlight. Ils organisent chaque année une ou plusieurs semaines de vacances pour les jeunes gays entre 13 et 18 ans. En camping ou dans des petits chalets, les mots d’ordre sont “fun, fierté, communauté, amis, soutien”. Les organisateurs poussent les jeunes à être eux-mêmes, de ne pas avoir peur du regard des autres tout en leur proposant tout un panel d’activités. Ça a l’air cool comme idée mais les enfants sont peu nombreux à participer – en même temps encore faut-il avoir conscience de sa sexualité à 13 ans…

Pour finir, il existe aussi un autre genre de colonie de vacances, qui s’adresse cette fois aux familles. Pour les enfants qui ont des parents LGBT, l’idée est de créer une atmosphère de liberté et d’acceptation. Par exemple, le Camp Ten Trees propose plusieurs sessions dont une est réservée aux parents homosexuels, afin qu’ils viennent avec leurs enfants en se sentant libre et en sécurité. L’occasion pour ces familles LGBT de rencontrer d’autres parents et enfants dans la même situation.

Sinon, ne soyez pas déçues, il existe aussi des summer camp LGBT pour “adultes”. Et oui, plusieurs camps d’été sont réservés aux plus de 18 ans. Pour n’en citer qu’un, en Californie, le collectif de filles Austraddle organise depuis 2012 son A-camp. Il s’agit de séjours remplis d’activités, de fun et de lesbiennes ! L’occasion de se sentir comme un enfant à nouveau…

Alors, c’est vrai, on adhère ou pas. Faut-il mélanger ou séparer ? Ne prend-t-on pas le risque d’enfermer son enfant dans une bulle ? Ces organisations ont, quoi qu’on en pense, le mérite d’exister et permettent de proposer une alternative aux jeunes qui subissent du harcèlement à l’école. Les camps d’été restent un des temps forts de l’enfance, non?

Alice

 

3 Comments

  1. Anna says:

    Merci pour cet article! Je me demande tout de même si c’est bien de “séparer” justement. Surtout pour le cas des gender camp, le truc impensable en France, surtout avec les débats actuels.

  2. sharlene says:

    Très joli article !

  3. Timothéo says:

    Sa donne donne espoir :) bel arcticle
    Dommage qu’il ya pas de camps transgenre en France j’espère que cela va évoluer

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