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5 choses à savoir sur Princess Century

Son nom vous a peut-être échappé mais Maya Postepski vous a sans aucun doute déjà fait vibrer plus d’une fois les oreilles. Connue pour être l’une des artistes les plus busy de la scène canadienne depuis une petite décennie, elle sera, avec son projet solo Princess Century, à l’affiche de la WET FOR ME – pride edition le 2 juillet prochain. Et vu l’album, Progress, sorti il y a peu, une chose est sûre, La Machine va voyager loin.. très loin. Portrait d’une batteuse extra-ordinaire.

ROBERT

Maya Postepski, on la connaît surtout en arrière-plan de la belle Katie Stelmanis, fière et puissante, à la batterie du groupe Austra. Mais peu sont ceux à la connaître également à l’origine du magique et si cold projet TR/ST, au côté de Robert Alfons. Ha Robert ! En 2012 elle annonçait quitter l’aventure, par « manque de temps ». On la pleurait un peu, par peur que TR/ST se disperse. Son premier album, Lossless, voyait le jour en 2013.

ESPIONNE

Canadienne de nationalité c’est en Afrique-du-Sud qu’elle naît de parents polonais. Tout un programme ! Elle ne parlera néanmoins jamais le polonais, et encore moins l’Afrikaans. C’est un « drôle » de sentiment, confie-t-elle en début d’année aux belges de la radio WΛVES, « je me sens profondément canadienne ». « J’ai beaucoup de chance d’avoir le passeport européen » ajoute-t-elle, « mais quand les gens disent que je suis polonaise j’ai l’impression d’être le fruit d’un gros mensonge, je me sens comme une espionne ».

CLASSIQUE

Petite chez elle, c’est formation classique de piano et batterie. Dans ses oreilles et sous ses doigts, Wagner, Chopin, De Bussy. « Je crois que c’est de là que me vient ma capacité à composer uniquement de la musique sombre et dépressive » explique-t-elle, « j’ai toujours été une enfant étrange, mais c’est cette musique qui me touchait le plus ». Plus tard c’est à la fac qu’elle approfondit son amour du classique en étudiant les percussions pendant 4 ans. Au même moment elle crée les prémices d’Austra avec Katie et Emma : Galaxy, un groupe de « riots girls punk ». A l’époque « je n’avais aucune idée de ce que je faisais, j’étais cette espèce de nerd qui étudiait le classique et ce sont elles qui m’ont… lancé en plein feu ».

PAPA

Son père, véritable collectionneur de vinyles, encre en elle toutes sortes de sonorités. Tous les soirs, c’est séance d’écoute, au sous-sol, après manger. Le weekend, c’est sortie hebdomadaire chez le disquaire. Ses parents ayant divorcé, c’est la seule fois de la semaine où il lui est possible de voir son père. « C’était notre truc à nous » explique -t-elle, « tous les samedis, il m’achetait un disque ». « Mon père écoutait beaucoup Mike Oldfield, Tangerine Dream, tous ces groupes à synthé qui, une fois qu’on les transforme en dance music sont toujours complètement magiques aujourd’hui. »

RAVE MUSIC

C’est là qu’elle découvre la musique « rave », à laquelle personne n’a trop accès dans les années 90 à Toronto, son foyer évoluant Outre-Atlantique. « A l’époque, c’est devenu mon obsession ultime » explique-t-elle, « l’Europe est bien plus connectée à la musique électronique que le Canada, et même si je n’avais que 9 ans, j’ai décidé que c’était cette musique à laquelle je voulais me lier ». Aujourd’hui avec Princess Galaxy, Maya s’installe en plein cosmos grâce à des nappes chaudes et psychédéliques, entre disco, new-wave et musique ritualiste.

 

Princess Century sera en live samedi 2 juillet pour la WET FOR ME – pride edition #2, préventes ICI
 

 

 

Adeline

Caution musicale de la team et rédactrice en chef du mag Heeboo, Adeline est amatrice de sonorités brutes et de soirées sans façons. Elle aime : le bleu / ponctuer ses interventions de points / râler. Ses soirées à elle (et à tout le monde) : Sneaky Sneaky.

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2 Comments

  1. timide says:

    Merci !

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