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MissMe ou le streetart au service du féminisme

L’artiste MissMe officie dans les rues mais n’aime pas se ranger dans la catégorie streetart. Depuis plusieurs années, elle colle des corps féminins dénudés dans la grande ville. On a été capturées par son armée de vandales…

Il y a quelques années, les publicités de quelques abribus de Montréal étaient remplacées par le projet de MissMe, The Pussylluminati, un symbole élaboré d’empowerment qu’elle expliquait sur son site :

« Le vrai pouvoir dans ce monde.

Celui que les hommes ont senti et craint depuis le début… en le combattant, en essayant de le détruire au lieu de le comprendre et de l’aimer.

Nous sommes tous Made in Vagina »

Elle dessine et colle les égéries, les pionnières ou les militantes, Frida Kahlo, Simone de Beauvoir, Malala Yusafzai ou encore Nina Simone et Amy Winehouse. Mais sa production la plus connue est un corps anonyme, qu’elle a appelé Vandal, le sien peut-être, avec une cagoule Mickey, soulevant fièrement un tee-shirt pour découvrir un buste qui devient écran et enjeu de son discours féministe.

En février dernier, elle réalisait une fresque d’une douzaine de ses Vandal gigantesques, en direct pour la Nuit blanche à Montréal. Le centre Phi qui accueillait l’artiste a produit et réalisé la vidéo Army of Vandals reflétant les thèmes abordés dans son travail. A l’attaque !

Pour découvrir son travail : www.miss-me-art.com

 

Isabelle

Isabelle aime les cabinets de curiosité et la vieille techno hardcore, la confusion des sens et les concentres Harley au clair de lune.

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