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Journée mondiale de lutte contre le SIDA : mettre fin au SIDA d’ici 2030 ?

1e décembre. Tandis que certain.e.s ouvrent la première case de leur calendrier de l’Avent, d’autres, et ce depuis le 1e décembre 1988, accrochent à leur boutonnière un petit ruban rouge en signe de lutte contre le SIDA. L’objectif de cette Journée Mondiale de Lutte contre le SIDA 2015 est de rappeler qu’il est envisageable de mettre fin au SIDA d’ici 2030 si les bonnes stratégies sont adoptées.

La journée mondiale de lutte contre le SIDA fut établie en 1988 par l’Organisation Mondiale de la Santé. Le principe de cette journée mondiale fut validé à l’unanimité par les 140 pays qui participaient au Sommet mondial des ministres de la Santé sur le sida, à Londres en janvier 1988. En octobre de la même année, l’Organisation des Nations Unies déclarait dans une résolution selon laquelle l’OMS avait proclamé le 1e décembre « Journée Mondiale de Lutte contre le SIDA » et soulignait l’importance de cette manifestation. Il s’agissait de faire de cette journée une occasion pour les gouvernements, les programmes nationaux de lutte contre le VIH/sida, les organismes locaux et non gouvernementaux, les associations ainsi que les individus, de démontrer l’importance qu’ils accordent à la lutte contre l’épidémie et à leur solidarité dans ce combat. Cette journée est l’une des plus suivies sur la planète, elle est l’occasion de parler de l’épidémie dans les médias et elle permet aux associations de lutte contre le VIH/SIDA d’organiser des manifestations.

25 ans après la découverte du VIH, plus de 35 millions de personnes sont aujourd’hui infectées dans le monde et 1 séropositif sur 4 ignore qu’il est porteur du virus. L’épidémie ne faiblit pas : l’accès aux traitements progresse moins vite que les nouvelles contaminations. C’est pourquoi l’organisation d’une telle manifestation est essentielle. Pour l’année 2015, le mot d’ordre est « Sur la voie rapide pour mettre fin au SIDA ». Le message de Ban Ki-Moon, le secrétaire général des Nations Unies est clair : « Le temps dont nous disposons pour agir diminue. » Il est possible d’éradiquer l’épidémie d’ici 2030. Encore faut-il que les gouvernements s’en donnent les moyens. « Il nous faut plus que doubler le nombre de ceux qui reçoivent un traitement salvateur, pour atteindre les 37 millions de personnes qui vivent avec le sida. Nous devons assurer aux adolescentes et aux jeunes femmes les moyens de s’instruire et de se protéger contre le VIH. Et il faut aussi que certains groupes ciblés aient accès à tout l’éventail des services, dans la dignité et le respect. » Dans son message au sujet de la journée mondiale de lutte contre le SIDA, Ban Ki-Moon insiste également sur la nécessité d’éliminer la condamnation sociale et la discrimination dont sont trop souvent victimes les malades du SIDA.

Plusieurs axes peuvent être envisagés dans la lutte contre le VIH/SIDA. A commencer par celui de la prévention. On peut d’ailleurs saluer la décision de Marisol Touraine, la Ministre de la Santé, d’autoriser la PrEP, c’est-à-dire l’utilisation à titre préventif d’un antirétroviral. On notera également qu’il est important de sortir d’une prévention fondée sur le « tout préservatif ». Tous les publics sont concernés par la question du VIH/SIDA et il est dérisoire de croire que le préservatif est une réponse suffisante pour endiguer la maladie. Rares sont les messages de prévention qui prennent en compte les pratiques entre femmes par exemple, du fait des faibles données épidémiologiques. Mais le discours de prévention n’intègre que trop rarement la diversité des pratiques et des orientations.

Le travail de prévention doit aussi permettre d’intensifier les dépistages. On ne peut que déplorer le succès très mitigé des autotests mis en circulation il y a deux mois et demi et qui peinent à trouver preneurs et preneuses. Ce sont pourtant des tests fiables, simples et rapides à réaliser chez soi. Sur les 22 100 pharmacies implantées en France, seules 9000 ont en commandé. Le coût très élevé des autotests reste prohibitif. Les associations de lutte contre le VIH/SIDA peuvent aussi réaliser des TROD (test rapide d’orientation diagnostique), un test effectué en 30 minutes et qui est totalement fiable trois mois après une prise de risque. S’il s’avère positif, le test doit être confirmé ensuite en laboratoire ou dans l’un des centres de dépistage anonyme et gratuit. Il existe donc de multiples possibilités pour procéder à un dépistage fiable de l’épidémie. Encore faut-il les connaître.

C’est pourquoi il est absolument nécessaire d’intensifier l’information. On parle de moins en moins du SIDA alors que le nombre de personnes qui vivent avec le VIH/SIDA augmente. Cette journée mondiale est l’occasion pour les médias de parler de l’épidémie. En France, le port du préservatif et les dépistages sont en perte de vitesse. Pour les jeunes générations, l’épidémie semble être celle d’un autre temps, elle ne les concerne pas. Deux associations, l’AIUS (Association interdisciplinaire post-universitaire de sexologie) et l’ENIPSE (Equipe nationale d’Intervention en Prévention et Santé pour les Entreprises) ont réalisé une étude à ce sujet qui tendrait à montrer que les jeunes ont l’impression que l’on ne meurt plus du SIDA et que les hétérosexuels ont tendance à penser que le discours de prévention étant particulièrement tourné vers les communautés homosexuelles, la maladie ne peut les atteindre. Il faut donc accroître l’information à destination de tous les publics et notamment des jeunes générations.

Cette journée doit aussi permettre de rappeler que si la lutte contre le SIDA est un des objectifs de développement durable de l’ONU, c’est parce que l’épidémie cristallise les inégalités entre les pays et entre les communautés. En effet, selon l’Observatoire des inégalités, l’espérance de vie recule dans 14 pays Africains et « Le sida joue un grand rôle : il touche davantage les pays d’Afrique sub-saharienne et les enferme dans la pauvreté. Au Swaziland, 33,4% des 15-49 ans sont touchés. Au Bostwana, c’est 24,1%. »

C’est d’ailleurs en ces termes que l’ONUSIDA introduit le document de présentation de sa stratégie pour la période 2016-2021 : « Mettre fin à l’épidémie de sida impliquera de progresser dans le respect de l’ensemble des droits : droits civils, culturels, économiques, politiques, sociaux, sexuels et reproductifs. Défendre les droits de tous, notamment des enfants, des femmes, des jeunes, des hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes, des consommateurs de drogues injectables, des professionnels du sexe et de leurs clients, des personnes transgenres et des migrants est fondamental pour garantir leur accès à des services salvateurs. C’est en respectant les droits des laissés-pour-compte que ces derniers pourront jouer un rôle de premier plan dans la lutte pour mettre fin au sida, grâce à leurs connaissances et leur autonomisation, leur mobilisation et leur engagement. »

Ailleurs comme en France, la lutte contre le SIDA relève de la défense des droits humains et de la prise en compte des groupes minorisés. Il s’agit également de promouvoir la lutte contre les discriminations à l’encontre des personnes malades ou porteuses du VIH. La lutte contre le VIH/SIDA s’inscrit alors logiquement dans une démarche de tolérance, d’émancipation et de protection de toutes et tous.

 

Leslie

Leslie aime les paradoxes, les gens curieux et la grammaire mais aussi le reblochon et le rugby. Elle écrit sur la vie des gens et les livres. Twitter : @LPreel

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One Comment

  1. edwards simone says:

    Bonjour, Je suis Edwards Simone par nom, je donne un témoignage sur le Dr Ben le grand herboriste, il a le remède à toutes sortes de maladies, il a guéri ma maladie VIH, bien que je suis allé sur le site Web différent j’ai vu différents témoignages sur différents herboristes, j’étais comme: «beaucoup de gens ont la guérison du VIH pourquoi les gens souffrent encore de ce« je pensais de lui, alors je contacter le Dr Ben par courriel, je ne le croyais pas que beaucoup, je voulais juste lui donner un essai, il a répondu mon courrier et avait besoin de quelques informations sur moi, alors je les ai envoyés à lui, il a préparé le CURE et me l’a envoyé par l’intermédiaire d’un service de messagerie UPS, on m’a dit que cela prendra 3-4 jours avant que je ‘ll obtenir la parcelle, 3 jours plus tard, je reçu le paquet et je commencé à prendre le médicament tel que prescrit par lui, après 7 jours de la prise du médicament, je suis allé pour le check-up, I a été testé séronégatif … Je vais POUR AIDER QUELQU’UN QUE LUI CONTACTER POUR AIDE, si vous êtes sérieux VOUS guérira !!! Il peut aussi guérir toutes sortes de maladies comme hypertities B, Diabities, Herpes.etc. contactez-le via: drbenharbalhome@gmail.com ou WhatsApp 2348144631509. Vous pouvez aussi me joindre sur email: edwardssimone1995@gmail.com

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