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Pink Screens Festival : le programme de la 14e édition

Direction Bruxelles du 12 au 21 novembre, pour le festival du Film Queer, soit 80 films, des expos, des performances et des rencontres. Le but ? Bouleverser les représentations normées et les cases établies. Demandez le programme !

A l’image du festival, la programmation est audacieuse et subversive. Elle mêle fiction et documentaires, longs et courts métrages. Pour ouvrir cette 14e édition, deux films ont été sélectionné : A Escondidas de Mikel Rueda, l’histoire d’amour entre Ibrahim et de Rafa l’un espagnol, l’autre marocain, contraint de regagner son pays. Où l’on aborde la question des réfugiés en Europe… Autre film présenté en ouverture, le fameux Summer de la réalisatrice lituanienne Alanté Kavaïté que nous avions adoré cet été. Une histoire d’amour poétique et planante récompensée au festival de Sundance (prix de la réalisation 2015).

Summer, d’Alanté Kavaïté

Pink Screens c’est aussi un regard sur nos sociétés. Cette année, le festival a choisi 4 focus : la Grèce, les Frontières, les Doubles Identités et la Fragilité (thème de la prochaine Zinneke Parade). Le premier point se fera à travers une série de courts métrages, mais aussi avec Queen Antigone de Télémachos Alexiou un long qui aborde la tragédie du pays à travers le mythe d’Antigone transposé à l’époque moderne. Le festival présentera également 7 Kinds of Wrath, une idylle en terres helléniques entre un archéologue grec et un immigré égyptien. Un film qui rejoint le deuxième focus sur les frontières en dressant les difficultés que l’on rencontre lorsque l’on veut s’intégrer dans un climat de méfiance.

Queen Antigone, de Télémachos Alexiou

Ce deuxième focus, plus que jamais d’actualité, s’articulera également autour de Oriented de Jake Witzenfeld, dans lequel trois amis palestiniens de nationalité israélienne sont contraints de vivre dans une société de plus en plus en proie aux violences. Leur leitmotiv ? “We are Palestine, we are queer and we are here !” A Escondidas, présenté en ouverture est également au cœur de cette notion de frontière et de territoire, dans une Espagne peut accueillante où seul un jeune collégien semble s’ouvrir à Ibrahim.

La question des doubles identités est également posée. Dans Mariposa de Marco Berger, le réalisateur s’interroge sur nos choix, ceux qui nous construisent petit à petit et qui font de nous ce que nous sommes. Mais si nos choix avaient été différents ? Serions-nous la même personne ? Y’a-t-il une fatalité ? Un hasard ? Dans un autre esprit, Princess de Tali Shalom-Ezer aborde la notion de genre lorsque l’héroïne rencontre son double masculin. Un union androgyne troublante. Et dans Le Profil Amina, la documentariste Sophie Deraspe part d’une relation amoureuse virtuelle entre une lesbienne activiste canadienne et une blogueuse syrienne pour dénoncer un jeu de manipulation malsain, mêlant fiction et réalité avec brio.

Mariposa, de Marco Berger

Enfin, dernier thème du festival, la fragilité, à l’honneur lors de la prochaine Zinneke Parade. Cela passe par la délicatesse de certains premiers films, ceux mettant en scène des personnages fragiles, confrontés au monde extérieur. Margarita, with a straw par exemple aborde la sexualité en dépassant un handicap. La Visita, de Mauricio Lopez Fernandez met en avant une propriété chilienne ultra-conservatrice dont les habitants sont bousculés par le retour du fils devenus fille.

Pink Screens Film Festival 2015 Trailer from Pink Screens on Vimeo.

☞ A noter : le festival se terminera en fanfare le 21 novembre avec la Pink Night, la soirée de clôture pour danser jusqu’au petit matin…

Toute la programmation détaillée et plus d’informations sur www.pinkscreens.org

Chloe

Caution geek de BBX, Chloé écrit sur l'art, le théâtre et le cinéma. Passion fast-food, salopettes et nuits blanches. Toujours OK.

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