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“107 lesbiennes” : des portraits photo pour la visibilité

Faisant le constat d’une communauté lesbienne en France peu visible, notamment dans les sphères de pouvoir, Adam M. et Claire Gadebois ont décidé de contrer le silence en lançant le projet photographique 107 lesbiennes.

Elles font ensemble le tour de la France en photographiant celles qu’elles connaissent mais également des anonymes pour donner à voir des lesbiennes qui représentent la France d’aujourd’hui par leur âge, leur origine et leur condition socio-professionnelle. Les portraits de ces cent sept lesbiennes, c’est un tour d’horizon de la condition lesbienne dans l’Hexagone.

Chaque portrait est accompagné d’un texte qui permet de comprendre le positionnement de la femme photographiée en l’interrogeant sur sa visibilité en tant que lesbienne et sur son positionnement identitaire.

Un ouvrage réunissant ces portraits ainsi qu’une exposition itinérante sont en projet, portés par l’association Exit-des idées pour la suite, qui promeut l’égalité femmes hommes et défend les droits des personnes LGBT. La première exposition de 107 lesbiennes aura lieu au festival Cineffable à Paris du 29 octobre au 1er novembre.

Clara Varjanvandi

« Ça signifie que tu ne caches pas ta sexualité, dans tous les aspects de ta vie, notamment au boulot, que tu n’as pas peur de tenir la main de ta copine, de l’embrasser en public, que tu n’y penses même pas en fait. Ayant vécu en tant qu’hétéro pendant très très longtemps, c’est quelque chose qui m’a beaucoup perturbée au début, quand je commençais à m’identifier en tant que lesbienne. Surtout dans le contexte du boulot en tant qu’enseignante parce que tu racontes quand même ta vie à tes étudiants. Et c’était : « Est-ce que je leur dis que je suis lesbienne ou pas ?»

Ruddye

« N’importe qui peut être lesbienne, j’aimerais que les gens comprennent ça. Que c’est pas juste une image. Ce sont différentes personnes qui sont là, qui peuvent être patrons ou ouvriers, qui peuvent être des gens connus comme des gens qui passent incognito, et qui vivent leur vie tranquillement sans pour autant dire qu’ils sont homos. »

Cléo Morgane

«S’outer au travail, je l’ai toujours fait, alors j’ai toujours eu des environnements plutôt positifs dans le domaine artistique. Après, j’ai été surveillante dans un collège-lycée pendant 3 ans, et là, c’était super dur, et je le faisais systématiquement auprès des élèves qui me posaient la question, parce que c’est ultra important que des élèves, dans l’entourage éducatif, sachent qu’il y a des personnes homosexuelles et que c’est pas une maladie, que ça va, qu’on n’est pas pédophiles non plus. Voilà. Donc c’est politique pour moi.»

Page Facebook du projet

 

Marie B.

Accro au Scrabble, aimant les rousses façon Faye Reagan, Marie affectionne au moins autant la politique que les romans fin de siècle.

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2 Comments

  1. Bagnaud Françoise says:

    si besoin, ok pour etre photographiée, 60 ans et quelques jours,
    j habite à Rennes!

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