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Le climat mis à nu : LGBTI pour le climat !

Les températures baissent, la pression monte : la COP21 approche à grands pas et militants, ONG et collectifs divers fourbissent leurs armes conceptuelles et pratiques en vue des débats et rassemblements à venir.

La COP21, pour celles qui voudraient une piqûre de rappel, c’est la 21e “Conference of Parties”, aussi connue sous le nom de Conférence des Nations unies sur les changements climatiques, et elle se tiendra à Paris du 30 novembre au 11 décembre 2015. Son objectif principal ? Aboutir à un nouvel accord international afin de limiter le réchauffement climatique mondial à 2°. Mesure palliative – et encore – en ces temps de catastrophe écologique permanente et distribuée.

Bien que la société civile ait été invitée à participer à la COP21, sous forme de consultations citoyennes et de la mobilisation de collectivités territoriales, un vaste mouvement de contre-mobilisations se met en place depuis des mois. Afin de faire face à une conférence qui risque d’ores et déjà d’être un échec, ou la justification d’un capitalisme redécoré en vert, de nombreuses organisations appellent à manifester (des marches sont prévues notamment le 28 et le 29 novembre ainsi que le 12 décembre), à gêner un peu l’engrenage trop bien huilé des négociations (via les “climate games” et autres happenings), et généralement à se réapproprier le discours autour et l’action sur le climat.

C’est dans ce cadre que se tiendra “Le climat mis à nu”, premier évènement du mouvement LGBTI pour le climat, et dont les Barbi(e)turix sont fières d’être partenaires. Le 24 octobre, au Point Ephémère, vous pourrez assister à des lectures (dont certaines – oui – dans le plus simple appareil) et des performances, le tout couronné par un DJ set qui fera, on l’espère, grimper la température locale d’un peu plus que deux degrés.

Beaucoup a déjà été dit et écrit sur l’importance de l’intersectionnalité dans les luttes féministes et LGBTI, qu’il s’agisse d’afroféminisme ou d’anticapitalisme, pour ne citer que deux exemples ; les combats écologiques ne font pas exception. Pourquoi s’intéresser à des problèmes climatiques et militer pour une transition écologique en tant que LGBTI ? Premièrement, parce que patriarcat hétéronormé, capitalisme et exploitation de la nature ont très souvent avancé main dans la main, chose que les écoféministes ont déjà bien compris ; il s’agit de déconstruire ensemble différents systèmes de domination imbriqués, ainsi que cette fichue idée de nature qui nous hante encore – malgré le splendide “Manifeste cyborg” farouchement anti-essentialiste de la philosophe et féministe Donna Haraway, datant pourtant de plus de deux décennies. Deuxièmement, parce que c’est justement dans des moments de crise à l’échelle mondiale que les minorités, quelles qu’elles soient, risquent de se voir laminées en même temps que leurs combats et leurs revendications au nom de problèmes plus urgents, ou plus vastes. Et troisièmement, parce qu’il importe dès maintenant de manifester une solidarité sans défaillance envers toutes les minorités que la crise écologique touche en premières, et qui sont structurellement désavantagées face aux bouleversements en cours ou à venir.

Le climat mis à nu, le 24 octobre dès 20h3à au Point Ephémère

Entrée gratuite 

Kit

Kit est un croisement entre ta prof de lettres préférée et un monstre sous-marin tentaculaire énervé et misandre, un animal hybride qui hante les bibliothèques et les failles spatio-temporelles.

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