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ZHALA : « J’ai hâte de me mouiller pour vous ! »

Zhala. Zha-LA. ZHALA. Répétez son nom plusieurs fois. D’abord à voix basse, doucement comme un poème presque indécent que l’on voudrait garder pour soi. Puis un peu plus fort, de plus en plus fort en fait, jusqu’à pouvoir le chanter, jusqu’à pouvoir en entendre les échos la nuit, quand même sa voix s’est éteinte sur les enceintes. Parce que Zhala est une reine. LA reine tout droit venue de Suède, chambouler nos cœurs et à coup sûr, la grande scène de La Machine du Moulin Rouge samedi 12 septembre pour notre grande Wet For Me de rentrée.

Mais que sait-on vraiment de Zhala ? A part qu’elle est la seule et unique artiste à être produite sur Konichiwa, mystérieux label de la légendaire Robyn ? Pas grand-chose. Après un EP inattendu début 2014, la jeune illuminée de seulement 28 ans sortait son premier album éponyme en mai dernier. Vibrante, précise et décomplexée, la musique de Zhala est une prière ritualiste et cosmique déclamée dans un désert à l’horizon tremblant. Holy Bubbles, I’m In Love ou encore Slippin’ Around, autant de titres qui transcendent la pop et l’univers queer pour en faire une terre désinhibée, où tout, mais alors vraiment TOUT, est permis.

Zhala c’est la force. Zhala c’est la liberté. Zhala, c’est la vie. Rencontre avec une des figures pop les plus prometteuses du moment.

Tu te rappelles de la toute première fois où tu as fait de la musique ?

Pas vraiment, ça fait très longtemps que je chante mes propres chansons. Ce dont je suis sûre c’est que ma première fois a dû me rendre très heureuse (sourire).

Tu faisais déjà de la musique enfant… ?

Non pas vraiment, mais le truc le plus cool dont je me souvienne est quand on a pu commencer à graver nos propres compiles où l’on pouvait mettre tous nos morceaux préférés sur un seul CD, c’était génial.

Tu définis ta musique comme de la « pop cosmique futuriste ». C’est quoi la pop cosmique futuriste ?

Un espace où tu es autorisé à faire VRAIMENT tout ce dont tu as envie (sourire). Mais je me rends compte que ma musique se réfère à différents styles, au fond. Ce qui m’est propre est qu’avec ma musique, je raconte mon histoire.

Tu es la première artiste produite par Robyn. Ça te fait quoi ?

J’ADORE ROBYN !! Pour être honnête, je ne travaillerais pas avec quelqu’un avec qui je ne m’entends pas ou que je n’aime pas.

Elle s’est investie d’une manière ou d’une autre dans ton album ?

Tu sais, je fais vraiment ma propre musique, et c’est pour ça qu’elle me fait confiance. Mais elle reste une véritable source d’inspiration pour moi, et une très bonne amie. Je lui fais confiance et suis ses conseils quand elle en a.

Tu joues à la Wet samedi. Ça te fait quoi de jouer en France et dans une soirée pour filles ?

Je suis super excitée ! (sourire) J’ai hâte de me mouiller pour vous !

Tu penses qu’aujourd’hui on peut parler de « musique queer » ?

On peut parler de tout ce dont on veut en fait ! Mais je ne pense pas que la « musique queer » existe vraiment, je pense que ça va plus loin que ça, on doit parler de « liberté totale ».

Et toi, tu te définis comme « queer » ?

Totalement !

Bon et sinon quand tu ne fais pas de musique, tu fais quoi de ton temps libre ?

En fait, c’est tout ce que j’ai fait depuis un an, de la musique ! (rire) Mais j’essaie de méditer autant que je peux, puis de voir les gens que j’aime dès que j’ai du temps libre.

Tu as un rêve dans la vie, un rêve ultime ?

En fait, je fais des souhaits tout le temps. C’est quelque chose d’intime, qui se passe entre moi… et moi (sourire). Mais en général mais rêves sont assez universaux et concernent le devenir de tout le monde.

 

Adeline

Caution musicale de la team et rédactrice en chef du mag Heeboo, Adeline est amatrice de sonorités brutes et de soirées sans façons. Elle aime : le bleu / ponctuer ses interventions de points / râler. Ses soirées à elle (et à tout le monde) : Sneaky Sneaky.

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