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Qu’est-ce qu’une féministe parfaite ?

Il semblerait que le débat soit éternel : tandis que certaines femmes craignent d’être qualifiées de féministes, d’autres se disputent le titre de féministe de l’année, façon jeux olympiques de l’engagement politique.

Qu’est-ce qu’une féministe parfaite ? Selon les vraies féministes, ça fait belle lurette que la féministe parfaite ne s’est pas épilée, d’ailleurs, elle ne se maquille pas non plus. Dans le but de n’être jamais objectivée, la féministe parfaite arbore une coupe de cheveux courte et elle ne porte que des pantalons. D’ailleurs, ça marche si bien que la féministe parfaite n’est jamais harcelée. Car c’est bien connu, seules les salopes se font aborder. Celles qui portent des jupes trop courtes et des décolletés trop profonds. La féministe parfaite fustige celles qui osent s’habiller comme des putes et pense que c’est à cause de leurs tenues qu’elles sont agressées dans la rue.

La féministe parfaite n’est jamais excitée par du porno mainstream hétéronormé et parfois même, elle culpabilise celles qui le sont. La féministe parfaite n’envoie jamais de photos d’elle nue à son ou sa partenaire pour éviter d’être objectivée, la féministe parfaite ne pratique jamais les jeux de séduction, d’ailleurs, la féministe parfaite ne couche jamais avec des hommes pour éviter de faire le lit du patriarcat.

La féministe parfaite n’est pas une actrice porno, la féministe parfaite ne fait pas la pute pour payer ses études ou pour assurer un avenir à son môme. La féministe parfaite est assez bien lotie puisqu’elle n’a jamais eu de mal à trouver un bon boulot. Elle n’a jamais eu besoin de faire un joli sourire à un potentiel patron pour qu’il l’embauche, elle n’a jamais eu besoin de se servir, une seule fois, de ses atouts “féminins” pour être entendue. Non, la féministe parfaite sait se faire entendre car seul son caractère et son niveau d’études ont suffit; car la féministe parfaite n’est entouré que d’hommes pro-féministes parfaits.

La féministe parfaite n’est pas musulmane, car la féministe parfaite ne porterait jamais le voile, symbole le plus évident de la soumission des femmes selon elle, avant le maquillage et l’épilation. La féministe parfaite n’a aucune religion pour n’obéir à aucune morale religieuse qui soumet les femmes. La féministe parfaite est occidentale. Elle peut se permettre d’être lesbienne, elle a de l’argent, elle n’a aucune religion. La féministe parfaite est blanche et bourgeoise, elle se bat pour l’égalité salariale parce qu’elle a déjà un salaire.

La féministe parfaite n’a jamais fait de régime pour correspondre à la norme, elle a toujours réussi à échapper aux discours culpabilisants sur le corps des femmes, la féministe parfaite ne connait pas la haine de soi et conseille aux autres femmes de se foutre de la norme car elle n’en souffre pas. La féministe parfaite n’a jamais tenté de correspondre à la norme, car la féministe parfaite est peut-être déjà parfaite : elle est exemplaire et plus forte que toutes les autres. Elle ne vit pas dans le même monde que nous.

Vous l’aurez compris, la féministe parfaite n’existe pas.

On peut évidemment s’interroger sur la manière dont certaines artistes usent de leurs corps pour faire vendre leurs disques, on peut interroger les limites de tels procédés,  on peut également reconnaitre leur talent de chanteuse, on peut entendre leurs discours puissants sur le self-empowerement.

Mais en tant que féministe, il me semble important d’arrêter de juger les différentes manières de se libérer des stéréotypes et autres carcans sexistes. Le féminisme est pluriel car les cultures sont différentes, mais les femmes aussi. Le féminisme n’est pas qu’une lutte collective, il est aussi, jour après jour, une lutte individuelle, pour chaque femme et peu importe les moyens qu’elle mettra en place pour se libérer d’une prison patriarcale, c’est à chaque femme de décider ce qui la libère et ce que ne la libère pas.

Et si être une parfaite féministe, c’était d’abord ne pas décider pour les autres femmes, ne pas les juger ?

Sarah

Sarah ne parle plus trop de cul ni d'amour d'ailleurs mais ses passions demeurent : féminisme, antispécisme, santé mentale et gingembre.

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15 Comments

  1. Margaux says:

    bravo

  2. Ife says:

    Voui, enfin ça c’est une des féministes parfaites en concurrence, le modèle conservateur ; il y a aussi la féministe parfaite super subversive, subjectiviste, positive, libérée et libérale, exotisante, qui n’est finalement pas moins universaliste dans ce qu’elle impose et interdit aux autres que la première. Au fond, ce n’est même pas là le problème, on pourrait même avoir la féministe parfaite contre toutes les perfections. Mais on ne l’a pas. Parce que le marché politique (et pas que féministe) est actuellement totalement binaire : conservatrice versus réac-libérales, point. Fais ton choix et marche droit ! Je serais bien pour “cent fleurs”, bref pour une relance de féminismes qui ne prétendent pas à l’éradication des autres, ne s’arrogent pas “la voie et le salut”, le bien quoi. Et qui foisonnent.

  3. luelue says:

    Ouahou. On croirait lire un édito de Marie-Claire sur ces féministes qui ont du poil aux pattes et sont tellement méchantes (bouh les vieilles frustrées frigides), tout ça pour finir sur “mais non c’est pas ça les féministes” (juste ce que dirait Marie-Claire, au passage…)

    En gros, vous dites que les féministes qui ne vous ressemblent pas ne sont pas des féministes (oh mais en fait, ce n’est pas exactement ce que vous leur reprochez ? ne seriez-vous pas exactement en train de faire ce que vous défendez aux autres en conclusion de votre article : de juger, et de manière très stéréotypée, des femmes plus engagées politiquement que vous, que vous caricaturez et déformez pour bien montrer que non, ce n’est pas cela qu’il faut faire et bien assurer votre entourage que oui, c’est bien vous et que vous qui avez raison).

    Enfin bref, c’est bien mignon, mais cela devrait être publié dans le figaro ou dans ces zines où se vautrent Brigitte Bardot et al. (si si, lisez ce qu’elles ont dit des féministes et du rôle des femmes, cela ressemble beaucoup à votre article, vraiment à s’y méprendre :)

  4. BB says:

    Yep heureusement on peut être féministe, non épilée et occidentale tout en respectant et comprenant le choix du voile. On peut se battre à la fois pour l’égalité salariale et pour la fin de l’excision. En revanche ce qui est sûr c’est que n’est pas féministe celle qui accuse une femme agressée d’avoir porté les mauvais vêtements.
    On peut aussi adorer les minijupes, les collants résille et le maquillage tout en estimant que les clips de Nicki Minaj n’aident pas vraiment la cause féminine.

  5. Antigone says:

    Mouais. Relativisme culturel, tout se vaut, il ne faut pas juger.

  6. Lulu says:

    Vous avez raison sur le fait qu’il n’y a pas de militant “parfait”, on fait tous des gaffes, on est parfois même englué dans nos propres contradictions.

    Mais je trouve que sur certains sujets, le féminisme est très limité, limité sur le plan politique, car il me parait qu’il n’a pas une vue globale. Sa doctrine si je comprend bien, est de libérer les femmes d’une vision sexiste de la société et, de la domination masculine/patriarcale. Le projet est de faire des femmes des êtres humains à part entière, dans la plus totale égalité avec les hommes (hors toute considération biologique, qui avec le temps devient de plus en plus caduc), surtout libres. Mais le problème vient peut-être des féministes elles-mêmes et non de l’idée.
    Alors donc, prenons par exemple la prostitution, il est presque impossible avec certaines féministes (généralement de sensibilité d’extrême-gauche) de pouvoir en être critique, d’avoir des réserves sans être pris pour un hypocrite puritain. La critique ne se porte pourtant pas sur le fait qu’une personne ait le droit ou non de faire ce qu’elle veut de son corps, mais bien sur une question éthique que certains courants politiques revendiquent : une critique de la marchandisation du corps et de l’humain ; une critique du système capitaliste et de la monnaie ; une grande réserve sur des rapports humains froids et précaires ; sur une activité qui est principalement construite autour du plaisir masculin.
    De même qu’on pourrait également se poser un certain nombre de questions sur la sexualité à travers la pornographie, mainstream ou queer… Là aussi la critique ne se porterait pas sur le fait que l’on participe ou non à une œuvre érotique, ou de ce que l’on y montre, mais sur son usage hors tournage. Elle serait le symptôme peut-être (je reste prudent) qu’il existe une pauvreté sexuelle dans une part importante de la population, où le seul moyen d’avoir une activité sexuelle revient à se masturber. Etc.

    Bref, parfois la critique n’est peut-être pas là où on la croit. Et c’est ce qui est démoralisant quand on cherche à comprendre en gardant ses principes.

    Et pourtant, j’écoute des féministes, je lis des articles, des posts, et souvent je trouve que le questionnement féministe (actuel) n’est pas forcément générateur d’une vraie éthique libératrice, ni d’une vision politique claire, le combat reste assez restreint et contradictoire d’un bord à un autre, je trouve ça pauvre.

    C’était mon avis, et il vaut ce qu’il vaut.

    Salutations, vous écrivez toujours aussi bien.

  7. Emma says:

    J’ai trouvé ! C’est Lou Doillon !

  8. Antigone says:

    @Lulu
    Contrairement à ce que vous avez l’air de penser, il existe plusieurs courants féministes qui peuvent avoir une vision globale des rapports sociaux.
    Sur la question de la prostitution, bien sûr qu’il existe des féministes de gauche ou d’extrême gauche qui ont une analyse en terme de rapport sociaux de sexe et de marchandisation du corps et de la sexualité. C’est le cas par exemple des féministes libertaires, des féministes matérialistes, des féministes du Front de gauche.

  9. Lulu says:

    @Œdipe
    Je sais qu’il existe bien des courants, et qu’ils ne sont pas borné qu’à féministes bourgeoises et “populo”(?).

    Ce qui est dérangeant c’est plutôt que la quasi-totalité des féministes avec qui j’ai pu discuter, étaient fermées, toutes étaient d’extrême-gauche, les bourgeoises comme la Doillon je ne peut que les lire. J’avais (et j’ai encore) l’impression de discuter avec des gens qui ne pensaient que par slogans ou qui me paraissaient endoctriné, on me sort la brochure lue la veille.
    J’aime bien quand les raisonnements viennent de la personne et pas d’une de ces brochures militantes, ou pire encore d’une fascination pour un leader capable de dire un coup noir, un coup blanc.

    Disons que mon propos était sur le manque de communication et d’échanges. Ça me fait penser à Socrate qui cherche à parler, discuter et Gorgias qui sort ses conclusions sans même qu’on puisse comprendre le cheminement de sa pensé. Ça me perturbe.

    Quant au féminisme, je ne suis pas sûr qu’il ait une véritable “vision globale”, il a ses limites, quelque soit la tendance. Le féminisme n’est pas une fin en soi, mais un moyen.

    Salutations

  10. Ife says:

    MMh – a propos de Socrate et Gorgias – relookés par Platon, ne l’oublions jamais – les deux sont des sophistes, dialecticiens, et c’est historiquement plutôt Socrate (c’est à dire Platon) qui incarne le point de vue enjoignant et moral, de ce qui est bien ce qui est mal, d’une réalité univoque, et qui cherche à coincer son interlocuteur pour arriver à lui faire dire lui-même, avec quelques manips, ce qu’il doit penser. Les sophistes comme Gorgias, Protagoras ou Antiphon, précisément, prônaient plutôt la distance et le scepticisme envers les certitudes citoyennes et les grandes affirmations impératives. Mais l’histoire a choisi le moralisme politique, et les a damnés comme d’affreux bourgeois ratiocinants (ce qu’il pouvaient être aussi sans doute). Mais les militantes moral-politiques actuelles sont bien plus les descendantes de Platon que celles de Gorgias.

  11. Lulu says:

    Pour ce qui est de la maïeutique, je suis tout à fait d’accord, c’est discutable comme technique, proche de la manipulation.

    Quant aux sophistes, ils vendaient leur savoir Platon, non.

    Après, Socrate est un moraliste, et alors ? Les moralistes ne disent pas toujours des conneries.
    Socrate était le genre de type à papoter avec un esclave dans le Ménon. Platon par la bouche de Socrate cite la femme Diotime (si je me souviens bien), et pas besoin de revenir sur la vision des femmes chez les athéniens.
    Puis, qui à cause de procédés rhétoriques fini condamné à mort ? Socrate accusé de corrompre la jeunesse…

    S’ils, Socrate comme Platon ne sont pas parfaits, loin de là, arrêtons en revanche de montrer les sophistes comme les victimes de l’Histoire, ce n’étaient après tout que des précepteurs pour nobles et riches.
    Je suis pas forcément fan du bonhomme Platon, je suis plutôt Diogène, mais Socrate me parait tout de même, au regard de ce que l’on connait, comme un peu plus honnête philosophiquement parlant que les sophistes, vendeurs de savoir(s).

  12. Ife says:

    Heu – l’enseignement de Platon, d’après les sources antiques, n’était pas gratuit (et lui-même se faisait subventionner par des Denys !). Mais c’était le cas de la très grande majorité des philosophes qui vivaient à Athènes à cette époque là, dont beaucoup d’ailleurs n’étaient pas athéniens d’origine, donc pas propriétaires de terres… et d’esclaves !, et devaient comme on dit bien vivre dans un monde déjà monétisé (voir l’intéressante thèse de Sohn-Rettel sur la possibilité d’un rôle du bouleversement provoqué par l’apparition de la monnaie dans celle de la philosophie). Enfin, il paraît généralement peu pertinent de mesurer, hier comme aujourd’hui, le contenu d’un enseignement au fait qu’il soit rétribué.
    Si on vilipende les sophistes depuis des siècles, ce n’est pas à cause de cette pratique en laquelle ils se distinguaient peu, mais parce qu’ils remettaient en cause le principe d’une réalité supérieure derrière les phénomènes, ce que les « vrais » philosophes, jusques à des références contemporains pourtant fort chargés de casseroles politiques comme Heidegger, considèrent uniment comme une hérésie.
    Les seuls qui à l’époque classique refusaient ostensiblement d’être rétribués en quelque manière étaient les premiers cyniques – dont il faut cependant excepter Antisthène. Et en ce qui concerne Socrate, sa légende dorée laisse de côté pas mal d’aspects, notamment sur ses revenus, spontanés ou non, et aussi sur son attitude « prudente » sous les Trente, par exemple (qui a pu jouer dans le ressentiment démocrate et sycophantesque envers lui).

  13. Lulu says:

    Désolé de te répondre aussi tard Ife.

    Les leçons de Platon (citoyen athénien) n’étaient pas payantes, ni les discours de Socrate (à moins que l’on considère l’hospitalité comme rétribution. Lui aussi est citoyen athénien), c’est ce que reprochait Platon aux sophistes, entre autre.

    Après, pour ce qui est d’une “Vérité” dite absolue(?), pourquoi pas ? (moi j’y crois)
    Tout en étant d’accord avec ce qu’en dit Protagoras, que l’homme est la mesure de toute chose. L’un et l’autre ne sont pas aussi opposés qu’on pourrait le penser.

    On vilipende les sophistes surtout parce que leur(s) sagesse(s) est perçue comme un jeu rhétorique (sophistique : “Selon Aristote, sagesse apparente mais sans réalité, qui propose comme règle de vie l’obtention du succès oratoire et du gain pécuniaire.” -Larousse-) qui s’oppose à la philosophie. Ce jeu rhétorique est une sorte de joute oratoire, plus qu’une recherche du vrai.
    Aude-là de ça, je pense que c’est faux. C’est dirons-nous, de la propagande académicienne ou lycéenne.

    En effet, la monnaie a eu une influence dans la philosophie athénienne, je crois (mais pas sûr) que Socrate en était critique (de même que pour l’écriture (question de mémoire je crois, voir Phèdre)).

    Pour ce qui est du procès de Socrate, si je me souviens bien, la véritable raison venait de ses critiques émises sur la guerre contre Sparte. Je crois qu’à trop l’ouvrir, on s’attire des ennuis.

    Salutations

  14. Ife says:

    Ben Socrate, pour autant qu’on sache (parce qu’il est tout de même des fois téméraire d’affirmer ou de nier de façon absolue des choses sur une période dont on n’a que des témoignages partiels), était surtout lié au parti que les auteurs de l’époque définissent comme aristocratique (en fait, plutôt oligarchique), et effectivement ayant tendance à l’alliance spartiate. Ses élèves les plus célèbres (Xénophon, Platon) ont des points de vue très élitistes. Bref il était opposé au parti des démocrates, qui ont eu sa tête, un peu par défaut d’ailleurs – voir le déroulé du jugement (et tête qu’il eu pu sauver, d’ailleurs, en prenant la poudre d’escampette, mais il ne l’a pas voulu pour mettre moralement ses adversaires au pied du mur). Démocrates qui ne sont pas non plus des saints, ayant été le moteur social et politique de l’impérialisme athénien, qui a lui aussi quelques belles horreurs à son actif (Mélos !).

    La politique athénienne classique est décrite comme très clivée et binaire. Ce qui nous ramène au sujet de ce topic : le féminisme hexagonal contemporain a une nette tendance, lui aussi, à ce clivage binaire et très empreint de moral-politique ; conservatrices républicaines versus libérales intersectionnelles (dont je trouve pour ma part les positions de plus en plus régressives) – je souligne que je suis issue de ce dernier « parti ». Je me situe pour ma part résolument à gauche des unes comme des autres, critique sociale et émancipation. Et j’aimerais franchement que des féminismes moins étriquées (ré ?)apparaissent, intellectuellement et socialement, sans souci de nécessaire consensus.

    C’est aussi pourquoi, même si je n’épouse pas forcément leurs thèses (je serais plutôt un peu aristotélicienne, moniste quoi), je trouve que les sophistes, ou désignés tels (ce n’était pas ainsi qu’ils se nommaient eux-mêmes) représentaient un salutaire refus de l’embrigadement dans un côté ou un autre, mais surtout le faisaient d’un point de vue non-moral, en prônant au contraire l’analyse des éléments incritiqués et naturalisés, posés comme évidence éternelles et unitaires, de la pensée. Et que le procès qui leur est fait depuis tout de même pas moins deux mille cinq cent ans est politique et moral. Il y aurait d’ailleurs aussi d’autres qui se sont vus très diversement interprétés au sujet de l’essence, comme Parménide.

  15. Lulu says:

    Ife, je n’ai rien à ajouter ! Je suis plutôt d’accord avec toi, et merci de recentrer un peu le débat sur notre sujet premier.

    Je ne suis pas féministe, mais je partage tout de même beaucoup de critiques qu’elles (les féministes) formulent, quelle que soit la tendance.
    Mais pour moi, le féminisme ne débouche pas sur un projet de société global. C’est pour cette raison qu’il ne m’intéresse pas comme pensé politique, même si nombre de raisonnements, questionnements, critiques sont déjà inclus dans ma pensé, mes perspectives et mes pratiques.

    En ce qui concerne la morale, je ne crois pas que ce soit une mauvaise chose, tant que celle-ci est accompagnée d’un questionnement (une remise en cause) perpétuel chez l’individu. Il faut savoir ou comprendre pourquoi on trouve qu’une chose est bonne ou mauvaise ; c’est moral, mais pas étriqué.
    En fait, tout est une question de Principes et de leur mise en application dans la réalité. Les principes sont à concevoir comme des idéaux auxquels il faut tendre au maximum avec honnêteté. Ils doivent être les pivots de la morale, ou bien de l’éthique.

    La morale je la conçois un peu comme une loi informelle collective, mais qui devrait avoir pour Constitution des principes tels que : Liberté, Égalité, Fraternité, etc. Ce qui n’est pas le cas généralement. On a souvent du mal à dire pourquoi une chose est mauvaise, bonne ou voire, neutre.

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