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‘Underneath I am’ Un projet pour la diversité des corps des femmes

Je ne vous l’apprends pas, au quotidien, nous sommes abreuvés d’images de corps de femmes minces, lisses, sculptées, sans poils, photoshopées à outrance ; que ce soit dans la publicité, dans les magazines, les films ou même les séries pour ados, les femmes se ressemblent toutes.

Nous vivons constamment sous la pression de ressembler à ce que nous voyons, nous tentons sans cesse de nous rapprocher d’un stéréotype irréel, puisque même la plus filiforme des mannequins est retouchée. Amy Hermann, une artiste australienne, a décidé de lancer un projet photo assez simple : photographier cent femmes en lingerie sur la base du volontariat mais en studio comme s’il s’agissait d’une séance pour la publicité. Le but : montrer une véritable diversité des femmes et de leurs corps.

Parfois, certaines marques prétendent montrer des femmes hors-norme, comprenez une taille 42, une petite taille ou une peau tacheté. Il faut savoir qu’en moyenne, les femmes françaises font un 40, bien loin du petit 34 ou 36 affichés dans les magazines. Ces marques qui disent « oser » montrer des femmes différentes, loin des stéréotypes avec lesquels on nous assène, jouent aussi sur ce phénomène de norme, ô combien fluctuant. En réalité, nous sommes plus nombreuses à avoir des poils, des vergetures et de la cellulite ou des grosses cuisses ou des gros seins.

En attendant que la pub et les magazines évoluent là dessus (on peut toujours rêver), certaines femmes, artistes ou photographes, mettent en place des projets qui mettent en avant la diversité des corps des femmes. C’est le cas d’Amy Hermann. Pour financer son projet, l’artiste a fait appel au crowfunding. Sur cette page, elle explique qu’il est important que les femmes n’aient pas honte de leurs corps. Mère de deux filles, elle souhaiterait que celles-ci aient une image positive de leur corps peu importe à quoi il ressemble. Pour elle, photographier ces 100 femmes, ce sera une façon, peut-être, d’éduquer 1000 femmes.

Tant que les images qui nous entourent au quotidien seront toujours les mêmes et stéréotypées, tant que l’on dira aux femmes et aux filles que pour être bonne, plaire aux hommes, être dans la norme, il faut ressembler à Kate Moss, les femmes continueront à détester leurs corps au point parfois de vouloir le voir disparaître. Il est long le chemin vers de véritables représentations de nos corps, fidèles à la réalité. Mais peut-être qu’avec des projets comme celui d’Amy Hermann, qui détourne les codes des magazines féminins, on y arrivera.

 

 

Sarah

Sarah parle de cul et d'amour mais aussi de bouffe vegan, de genre et de féminisme. Passion vélo et gingembre addict. Nouvellement vidéaste, elle espère flooder la toile de sa vision du porno. Twitter : @sarahdevicomte

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One Comment

  1. Lullaby says:

    Un très beau projet, qui n’est pas sans faire écho au travail et aux motivations de Jade Beall, à découvrir également si ce n’est déjà fait :)

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