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“Nous n’irons pas à Avignon” : un contre-festival à Vitry

Pour toute amatrice de théâtre, Paris semble être un désert culturel pendant les deux longs mois de l’été. Loin d’Avignon et de la programmation “on” et “off” du plus grand festival de théâtre au monde, il existe une alternative à Vitry-sur-Seine. Le bien nommé “Nous n’irons pas à Avignon” ouvre ses portes jusqu’au 26 juillet à la Gare au théâtre, une ancienne station de train, reconvertie depuis plus de quinze ans en un lieu d’expérimentation ouvert à toutes les formes d’art vivant.

Si ce contre-festival ne se présente pas comme féministe, sa programmation met à l’honneur les femmes tant en coulisse que sur scène. Loin des très grosses machines que sont habituellement les festivals de ce type, “Nous n’irons pas à Avignon” est autogéré par les compagnies elles-mêmes, souvent dirigées par des femmes, dans ce contre-estival comme l’appelent les festivaliers.

Sélection des pièces que nous irons voir:

-Vagabonde des mers d’Ella Maillart

Ella Maillart, à peine vingt ans, rêve de prendre la mer dans la France des années folles. Devenue une des navigatrices les plus connues du vingtième siècle, elle raconte comment elle est parvenue à s’imposer dans un univers jusqu’alors exclusivement masculin.

-Ce soir, Lola Blau de Georg Kreisler

Lola Blau est comédienne. Commençant une brillante carrière dans les cabarets de Berlin, elle doit fuir la guerre et part s’intaller à New-York. Elle y commence alors un parcours de chanteuse, marqué par le sceau de l’exil, de la séparation et de la découverte de la politique.

-Le monologue de la femme gelée librement inspiré du travail d’Annie Ernaux

Une mère de famille laisse tomber le masque un soir de fatigue et confie à un jeune homme, qu’on imagine son fils, sa solitude, elle qui est pourtant entouré de ses enfants et de son mari. Les amoureux de la prose d’Annie Ernaux y retrouveront le portrait d’une femme qui ne parvient pas à trouver sa place, coincée entre son ambition professionnelle, son désir de rendre heureuse sa famille et le perpétuel rappel de ses origines sociales.

-A brand new life de Marie-Pierre Cattino et Randa Boussida

C’est le portrait d’une jeune femme tunisienne qui, longtemps éloignée du poids de la bienséance, ne parvient pas à y faire face quand elle souhaite s’émanciper de sa famille. Elle décide alors de venir en France pour retrouver ce qui fait d’elle une femme fière d’elle-même.

-Cut d’Emmanuelle Marie

Chorale de femmes qui parlent de leur sexe en particulier et de la sexualité en général, Cut propose de dresser une certaine Histoire des femmes pour comprendre leur place dans la société contemporaine.

 

Pour en savoir plus : www.gareautheatre.com

 

 

Marie B.

Accro au Scrabble, aimant les rousses façon Faye Reagan, Marie affectionne au moins autant la politique que les romans fin de siècle.

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