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Pussy Chérie : “Notre vraie passion ? La taxidermie”

“Je préfère coucher avec Casimir que porter de la fourrure”. Paroles lucides et rimes sous acides, accords techno-punk et humour noir, l’univers trash et décalé de Pussy Chérie n’est pas sans rappeler Sexy Sushi… Découverts lors d’un concert à la Mutinerie, les trois incontrôlables membres du groupe ont répondu à nos questions, avant de nous donner rendez-vous au Cabaret Sauvage pour un live à l’image de leur interview : complètement jeté !

BBX : D’où vient cette passion pour la musique et les beaux textes ?

Gringo : J’ai tout appris dans la rue.

Ginger Bitch : Gringo m’a tout appris.

Chômage ou CAC 40 ?

Simone de Bavoir : J’ai jamais compris ce que ça voulait dire CAC 40.

Ginger Bitch : Moi j’aime toucher mes bourses en tous cas.

Simone de Bavoir : Putain mais arrête de parler de tes couilles tout le temps !

Gringo : Je vends du rêve, ça me permet de vivre et de gérer mon site de taxidermie. Vous pouvez aller voir, c’est  http://taxizermi.com.

Simone de Bavoir : Tu nous avais jamais dit ça.

Vous êtes plutôt “healthy” ou débauche ?

Simone de Bavoir : Ça veut dire quoi “healthy” ?

Gringo : Ça veut dire que tu prends soin de ta santé.

Simone de Bavoir : Ça peut paraitre facile, mais je dirais qu’on est toujours sur un fil. C’est ni l’un ni l’autre, c’est les deux à la fois.

Ginger Bitch : Débauche.

Votre drogue, c’est quoi ?

Simone de Bavoir : La musique, je vois pas d’autre réponse.

Ginger Bitch : Je dirais le sexe, ça reste la seule drogue où la descente est aussi agréable que la montée.

Gringo : Les deux en même temps.

Amour ou haine ?

Ginger Bitch : Urophilie.

Simone de Bavoir : Même si tu sais pas ce que c’est l’urophilie, tu comprends parce qu’il y a uro.

Gringo : Je ne crois ni en la paix ni en l’amour. Je crois au sifflement des balles.

Discothèque ou plateau tv ?

Ginger Bitch : Je crois que Simone connait Guesch Patti.

Simone de Bavoir : C’est la première à avoir mis des croix en scotch sur ses seins.

Gringo : C’était quoi la question déjà ?

Simone de Bavoir : J’ai déjà oublié.

Ginger : Par contre, je savais pas qu’on disait encore “discothèque”.

Simone de Bavoir : Avant, on disait “discothèque” ou “boite de nuit”, maintenant on dit “ce soir on sort”, on dit pas forcément ce qu’on fait. Je dirais ni l’un ni l’autre, parce que l’important n’est pas où tu es, mais ce que tu es. Que tu sois chez toi, au bureau, à la maison ou ailleurs, tu devras toujours te battre. Dans toutes les cases, t’as des barrières contre lesquelles tu dois utiliser ta meilleure arme : Toi.

C’est quoi votre féminisme?

Gringo : Je crois au féminisme inclusif. J’ai découvert que récemment l’existence de féministes excluantes alors que je pensais bêtement que cette lutte devait rassembler. Que tu sois une femme cisgenre ou non – ou un homme trans comme moi -, quelque soit ta couleur de peau, ton orientation ou ton origine sociale, tu devrais avoir le droit de te battre contre les inégalités flagrantes entre hommes et femmes et pouvoir te dire féministe. Il y a tellement de choses à faire dans ce sens que je trouve ça nul de se tirer dans les pattes.

Ginger Bitch : D’une manière générale, c’est le fait de se battre au quotidien en soulignant les travers d’une société patriarcale vieillissante.

Simone de Bavoir : J’ai l’impression que ça rejoint ce que je disais plus haut.

Ginger Bitch : Dans ce genre de domaine, on est à peu près raccord.

La vie idéale, c’est quoi pour vous ?

Simone de Bavoir : Pour moi c’est de toucher du doigt la solitude, tout en étant avec les autres.

Gringo : Genre, coucher avec une fille et lui dire de partir.

Ginger Bitch : J’aimerais bien avoir plus de muscles, et maitriser plusieurs arts martiaux. Pouvoir potentiellement me battre contre 5 personnes pour pouvoir les frapper quand je ne suis pas d’accord avec eux. C’était la dernière question?

Simone de Bavoir : On aime bien nous les interviews.

Ginger Bitch : C’est mignon.

Gringo : C’est pas vraiment une interview, c’est genre un portrait.

Ou peut-on entendre Pussy Chérie ?

Sur www.pussycherie.com et bientôt en live à la Wet For Me Pride Edition, le 27 juin au Cabaret Sauvage !

 

crédit photos : Lucille Affre / Paolo SC Campanella

 

Sarah

Sarah parle de cul et d'amour mais aussi de bouffe vegan, de genre et de féminisme. Passion vélo et gingembre addict. Nouvellement vidéaste, elle espère flooder la toile de sa vision du porno. Twitter : @sarahdevicomte

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