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“Une histoire d’amour et de ténèbres” : Natalie Portman déçoit

Séance très spéciale pour le premier film de Natalie Portman. Peut-être parce que l’actrice était là pour timidement nous le présenter, sans doute parce qu’il était difficile d’y avoir accès, surtout parce qu’on assistait aux premiers pas de l’actrice tant chérie par le festival de Cannes derrière la caméra.

Pour ce premier film, Natalie Portman renoue avec ses origines en adaptant le roman autobiographique d’Amos Oz : Une histoire d’amour et de ténèbres.

1945, au sortir de la seconde guerre mondiale, Fania s’installe avec son mari écrivain et son fils, Amos, en Israël. Plus tôt, elle a dû quitter sa Pologne natale pour échapper aux camps de concentration.

L’intrigue du  film réside sur un mystère : celui d’un mal-être insondable, qui immobilise Fania dans un état de détresse mal avoué. Est-ce son exil, sa vie de femme au foyer, de mère de famille qui la fait sombrer dans ce spleen, dans cette passivité si propre à la dépression ? On ressort du film avec ce questionnement au lieu de s’attaquer à une question plus essentielle : pourquoi diantre, si Natalie Portman portait tant cette histoire en son cœur, a-t-elle ainsi bâclé son film?

Outre les filtres à outrances, c’est la déconstruction de la structure du livre d’Amos Oz qui laisse perplexe. Le film, brouillon, se perd dans un académisme faiblard, où chaque sentiment se doit d’être explicité par une voie-off ou une ellipse, pire, par un crescendo de violons poussif. Aux dialogues parfois assez simples, on préfèrera retenir les conversations sur l’étymologie des mots, les histoires narrées par le personnage de Fania à son fils pour lui conter son histoire à elle, celle de sa propre dépression.

Peut-être que Natalie Portman, tant portée par cette histoire et les origines avec lesquelles elle a renoué, s’est précipitée, tête baissée dans la réalisation et le jeu (puisqu’elle joue dans son propre film) sans peut-être prendre le temps de donner à son film la hauteur des sentiments qui l’ont poussé à le faire.

On espère qu’à ses premiers pas trop précipités, se succéderont des élans plus réfléchis.

Sarah

Sarah ne parle plus trop de cul ni d'amour d'ailleurs mais ses passions demeurent : féminisme, antispécisme, santé mentale et gingembre.

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5 Comments

  1. timide says:

    Un retour au source qui lui sied bien néanmoins.

  2. Antigone says:

    Et Carol ?
    Barbi(e)turix, tu chies dans la colle ! Même pas capable de couvrir le seul film lesbien en compétition !

  3. Angie says:

    Don’t worry Antigone, on te prépare une critique de Carol aux petits oignons !

  4. timide says:

    @BBX,

    Par ailleurs, bbx à l’internet trompeur(e), vous lui avez collé un H là où il n’y en a pas.

    Shame on you.

  5. CM.C says:

    Merci @Sarah.

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