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Cette semaine dans tes oreilles #18

 Cette semaine, nous sommes allées faire un tour du côté de Berlin, puis d’Oslo, nous sommes passées par Brooklyn, Chicago, puis Los Angeles, pour ensuite nous poser un peu en Inde, repartir pour le Danemark, passer par l’Autriche et finaliser notre voyage sonore à Redhill, en Angleterre. Autant vous dire que nous sommes un peu fatiguées mais que nos oreilles en ont bien profité. À votre tour, donc. Play !

1 / SUSANNE SUNDFOR – DELIRIOUS 

En quelques mots : Oslo / mathématiques / amour / violence / Sonnet Sound

On aime Delirious parce qu’il fait partie de ces titres typiquement nordiques, tout en puissance et en lumière, qui donnent envie de tout casser et la force de déplacer des montagnes. Sur le devant de la scène depuis 2005, Susanne Sundfor sortait son sixième album, Ten Love Song, en février dernier. « J’aime la musique qui va dans un sens, puis dans l’autre, comme une belle œuvre mathématique » expliquait la jeune chanteuse de seulement 29 ans au Telegraph début mai. En Norvège, elle est déjà une star, trois de ses anciens albums et sa collaboration avec Röyksopp en 2012 ayant été classés n°1 dans les charts. Avec Ten Love Songs, la jeune fan d’Abba, Prince et Radiohead, que l’on compare souvent à Robyn, accèdera peut-être finalement aux charts… internationaux. À suivre.

Delirious, parfait pour.. reprendre sa liberté.

2 / IRA ATARI – HEROES

En quelques mots : Bernhard Raser / Ira Göbel / Berlin / Audiolith / synth-pop / Autriche

On aime Heroes, parce qu’Ira Atari produit depuis 2009 une synth-pop jouissive et lumineuse. Remarqué il y a 6 ans grâce à l’album Just Fu**in Dance It en duo avec Rampue, le duo germano-autrichien sort un premier album Shift, deux ans plus tard. Après quelques tubes, dont le fameux Don’t Wanna Miss you, Ira et Bernhard revenaient fin 2014 avec un nouvel LP Heroes, sur la même veine que les opus précédents, mais à la fois plus mature et plus léger, avec ce petit truc de pop colorée qu’ils semblent avoir emprunté à La Roux.

Heroes, parfait pour.. (enfin) utiliser ses super pouvoirs.

3 / ALO WALA – TEXI MEXI (feat. Julius Sylvest & Eloq)

En quelques mots : Chicago / Copia Doble Systema / Inde / world / Enchufada

On aime Texi Mexi, d’ Alo Wala parce qu’elle réussit à faire de la musique « world » sans faire de la merde. Parce qu’on se le dise, oui, une rappeuse de Chicago d’origine indienne, aka Shivani Ahlowalia qui pose son son sur les prods de deux danois, aka les très bons Copia Doble Systema, le tout sorti sur un label portugais, Enchufada, c’est forcément très « international ». Skip & Die l’a fait plus tôt, avant de lâcher le filet du commercial sur un deuxième album laborieux. Alo Wala se présente depuis leur premier EP sorti il y a cinq mois, Citiboy, comme la fidèle et talentueuse relève et on est plutôt ravies de ce côté du globe. Vibrate To Win est leur deuxième EP et les trois titres sont en téléchargement gratuit sur Soundcloud.

Texi Mexi, parfait pour se la péter en bagnole…

4 / SIYA – REAL MVP

En quelques mots : Brooklyn / lesbo-hop / gentlewoman / Atlanta / Tank

On aime Siya.. parce que cette Frank Ocean au féminin est l’étoile montante du hip-hop américain. Ouvertement lesbienne, Siya s’affiche aujourd’hui comme un renouveau, soutenue par beaucoup, dont le crooneur Tank. Et Siya revient de loin. Née en Californie, elle suit sa junkie de maman à l’âge de 7 ans pour New York. Dans les mêmes temps, son père écope d’une peine de prison à vie. Son modèle ? Sa grand-mère. Dans ses écouteurs ? Aaliyah. L’adolescence la verra faire pas mal de connerie. Après un séjour en prison de femme, Siya perfectionne sa musique, quitte le nord pour Atlanta et se fait vite repérer… par le grand Tank. Elle le rejoint à Los Angeles. Un single naît de cette première collaboration : DYKE. Plutôt littéral, cette sortie fait l’effet d’une bombe dans ce monde si patriarcal qu’est le hip-hop. En 2015, elle s’affiche à la télévision, dans le casting de Sisterhood of Hip-Hop, une émission de télé réalité américaine sur les nouveaux visages du hip-hop féminin.

Real MVP, parfait pour.. un p’tit moment d’intimité.

5 / DISCLOSURE – BANG THAT

En quelques mots : frères / Lawrence / UK / Settle / PMR Records

On aime Bang That parce que le nouveau track des deux frères britanniques donne envie de forcer l’été à pointer le bout de son nez. Pour ne rien vous cacher, on a longtemps hésité avant de poster ce titre dans la playlist hebdomadaire. Pourquoi ? Parce qu’encore une fois Guy et Howard Lawrence flirtent dangereusement avec les frontières du mainstream. Mais encore une fois, la limite n’est pas dépassée, et on se prend à gigoter sur des voix qui nous suggèrent, sans grande délicatesse, de nous bouger le popotin. Ça fonctionne et ça donne grandement envie de vite écouter la suite, car déjà deux ans sont passés depuis Settle, leur premier album. Le second album est en travail et sortira peut-être pour la rentrée. À suivre, donc.

Bang That, parfait pour.. tout donner sur le dancefloor

 

 

 

 

Adeline

Caution musicale de la team et rédactrice en chef du mag Heeboo, Adeline est amatrice de sonorités brutes et de soirées sans façons. Elle aime : le bleu / ponctuer ses interventions de points / râler. Ses soirées à elle (et à tout le monde) : Sneaky Sneaky.

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One Comment

  1. timide says:

    … chuis fan.

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