feminisme

Que voir au Festival de Films de Femmes de Créteil ?

Pour sa 37e édition, le Festival International des Films de Femmes de Créteil, interroge la dialectique Nature/Culture. “A Détroit, Fukushima, au Québec, au Brésil, des femmes filment l’invention d’une autre ère énergétique et économique. L’objet de cette section « Turbulences climatiques » est l’avenir, le futur et la jeunesse. Coline Serreau qui a lancé l’alerte avec Solutions locales pour un désordre global, en est la marraine.” décrit Jackie Buet, directrice du Festival qui a lieu du 13 au 22 mars. On a sélectionné ce qui nous intriguait au sein de ce riche programme.

Les grands rendez-vous

Ouverture, vendredi 13 mars à 20h30

Avant-première de L’Astragale de Brigitte Sy en sa présence et accompagnée de Leïla Bekhti, Esther Garrel et Jocelyne Desverchère. Le film est adapté du roman autobiographique d’Albertine Sarrazin. En 1957, cette dernière, prisonnière s’évade et se brise l’os du pied : l’astragale. Elle est secourue par Julien, repris de justice…

Femmes/ Genre/ Cinéma

Samedi 14 mars à 16h30 : Je ne suis pas féministe mais… de Florence et Sylvie Tissot. Suivie d’une rencontre avec Christine Delphy, les réalisatrices et animée par Ghaïss Jasser.

Dimanche 15 mars à 16h30 : Parole de King ! de Chriss Lag (dont nous vous parlions il y a peu) suivi d’une rencontre avec Louise de Ville et la réalisatrice.

Hommage

Samedi 14 mars à 19h : Hommage à Maria Klonaris disparue il y a un an avec la diffusion de Unheimlich I : Dialogue secret co-réalisé en 1979 avec Katerina Thomadaki, qui sera présente.

Rencontre

Mercredi 18 mars à 19h et vendredi 20 mars à 16h30 : Rencontre avec Les Réalisatrices Equitables du Québec, un collectif qui réunit plus de 150 réalisatrices avec pour objectif une totale équité entre hommes et femmes dans le domaine du cinéma. Nicole Giguère et Isabelle Hayeur présenteront une série de courts-métrages et présenteront leur démarche afin que nous puissions en prendre de la graine ?

Colloque

Jeudi 19 mars de 10h à 13h30 : Colloque / Les Écritures : Evolution des écritures cinématographiques : Paroles aux scénaristes, réalisatrices et aux écrivaines.

La discussion sera ponctuée de différents courts-métrages ! Un bien bel atelier…

Rendez- vous

Vendredi 20 mars à 19h : Rendez- vous avec Béatrice Dalle ! Projection de Bye Bye Blondie en présence de Virginie Despentes puis à 20h, projection de Trouble Every Day de Claire Denis.

En compétition !

Ceux qui nous font envie, nous interrogent, nous questionnent…

Section Fiction :

Objects in Mirror de Narges Abyar : Après son mariage, la jeune Leila a quitté la province pour Téhéran. Elle et son mari louent un appartement à un couple de vieilles femmes très charmantes, Eti et Aziz. Dans la vie quotidienne et dans sa relation avec son mari,Leila, qui ne peut sortir s’occupe des tâches ménagères qui incombent aux femmes, dans toutes les sociétés traditionnelles, sans protester, jusqu’au jour où un événement inattendu bouleverse sa vie. Dehors elle découvrira certaines vérités.

She’s Lost Control d’Anja Marquardt : Dans le cadre de sa formation en psychologie, Ronah travaille comme assistante sexuelle. Elle aide des hommes à la timidité maladive et aux divers complexes, à se familiariser avec une présence féminine, et leur apprend l’intimité. Sa vie est bouleversée quand elle commence à travailler avec un nouveau clientlunatique, Johnny, qui brouille la mince frontière qui existe entre l’intimité personnelle et professionnelle.

Thou Wast Mild & Lovely de Josephine Decker : Lorsque Akin arrive à la ferme, il trouve son travail. C’est ce qu’il s’attendait à trouver. Lorsque Sarah ouvre ses jambes, elle trouve quelqu’un qui regarde. C’est ce qu’elle s’attendait à trouver. Lorsque Jérémie ouvre la bouche, des choses effrayantes sortent de celle-ci. C’était à prévoir. Mais ce qui se passe au bord du ruisseau à côté de la vache, n’était pas prévu. Thou Wast Mild and Lovely est un polar intime et subtilement érotique inspiré du roman de John Steinbeck A l’Est d’Eden, qui met en scène l’amour, la mort, des fusils, des chèvres, un fermier, sa fille et les secrets qu’ils ne réussissent plus à cacher.

Todos estàn muertos de Beatriz Sanchis : En voyant Lupe enfermée chez elle, en robe de chambre et chaussons, personne ne dirait qu’elle a été dans les années 80 une rock star… Le temps des concerts, de la gloire, des succès est révolu ! L’agoraphobie l’empêche de sortir de chez elle. Elle dépend totalement de Paquita, sa mère, une mexicaine superstitieuse au grand cœur, qui non seulement s’occupe de sa fille, mais aussi de son petit fils adolescent, Pancho. Pour Paquita, le temps est maintenant compté et elle aimerait bien retrouver sa fille avant de partir…

Section Documentaire :

En tierra extrana de Iciar Bollain : Gloria est l’une des 700.000 espagnols qui ont quitté leur paysdepuis le début de la crise. Née à Alméria, 32 ans, professeur sans travail, elle est depuis deux ans employée dans un magasin à Édimbourg. Avec son collectif, Gloria a mis en place un événement qui, sous la devise “Ni perdus, ni muets”, permet aux espagnols qui veulent participer - parmi les plus de 20.000 qui se trouvent dans la capitale de l’É-cosse – d’exprimer leur colère et leur frustration et de leur donner une visibilité et une voix.

Nuits de Diane Poitras : Des images nocturnes en noir et blanc. Une caméra qui parcourt les rues de Montréal à la recherche de sons, d’odeurs et de sensations. Dès ses premiers instants, Nuits s’affirme comme une expérience poétique et vagabonde, un essai libre à l’affût des multiples mondes intérieurs qui peuplent les nuits de la grande ville. Peu à peu, des témoignages émergent, voire des confessions : d’un photographe à un camionneur, en passant par des boulangers ou une aveugle qui a dû apprendre à voir le monde autrement. Les expériences se superposent, mais ne se ressemblent pas. Si ce n’est cette sensation de vivre autrement, à contre-courant du quotidien ordinaire, et de ne pas être seul dans ce cas. C’est une communauté parallèle que reconstitue Diane Poitras.

Section Courts-métrages :

Capture de Tamar Rudoy : Une nouvelle galerie de photographies expose le portrait de Nofar. Elle le découvre par hasard et cherche une explication à cette image prise à son insu. Elle se trouve confrontée à une sensation troublante et invasive.

Iranian Ninja de Marjan Riahi : Kathereh Jalilzadeh a été la première femme ninja d’Iran. Elle entraîne aujourd’hui une nouvelle génération de jeunes femmes. Alors que certaines sportives sont encouragées par leurs familles, d’autres doivent lutter pour vaincre les préjugés d’une société patriarcale.

La Gran Aventura de Cassandra Oliveira : Yolanda écrit un feuilleton consacré à la vie de Camille Claudel et diffusé par Radio Progreso à Cuba. Margarita est aveugle et passe ses journées à faire le ménage, tout en écoutant la radio. Le film rapproche deux existences et montre comment l’évocation d’une artiste solitaire continue de résonner.

Lavashak de Narges Kalhor : J’ai grandi à Téhéran avec mon cousin Saeid. Cinq mois après avoir quitté l’Iran, il est mort sous une avalanche. Chaque mois, je reçois un colis de chez moi. À chaque fois, il contient mes gâteaux préférés. Cette fois, il y a autre chose avec.

Loups solitaires en mode passif de Joanna Grudzinska: À 16 ans, Elisa s’ennuie dans une banlieue pavillonnaire. Un soir, elle découvre un livre dans la bibliothèque de son beau-père. Les mots crus et tendres d’une écrivaine prostituée vont donner une couleur inattendue à son désir.

Washingtonia de Konstantina Kotzamani : Washingtonia, c’est lorsque le cœur des girafes ne se fait plus entendre. Washingtonia, c’est le surnom d’Athènes. Washingtonia, c’est le nom de l’unique palmier dont le cœur n’est pas dévoré par les charançons rouges.

 Le programme complet ainsi que toutes les informations pratiques sont à retrouver sur le site du Festival. 

Angie

Caution bisexuelle de BBX, Angie écrit sur le cinéma et les arts. Mais en vrai, elle aime surtout les paillettes et les sequins dorés. Twitter : @angelinaguiboud

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