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Fafi 2.0 : du street-art à l’art numérique

L’artiste Fafi s’expose du 29 janvier au 28 février prochain à la Galerie LJ. S’éloignant de ses Fafinettes, qu’elle aimait à graffer dans les villes de France, elle s’interroge sur la multitude des images et la pérennité des oeuvres matérielles à l’ère du tout numérique. L’ exposition s’intitule Fafi 2.0.

Vous vous souvenez de Fafi ? La street-artiste toulousaine exposait ses pin-ups modernes, colorées et vêtues de sneakers, les Fafinettes, dans les rues depuis le milieu des années 1990. Figure féminine du graffiti, elle avait aussi collaboré avec Sony ou encore Adidas. Mais depuis quelques temps, Fafi s’intéresse à la vidéo et a réalisé plusieurs clips. Elle a signé dernièrement le vidéo clip expérimental de Joakim (Tigersushi), «This is my life». Ses réalisations précédentes incluent des clips pour Azealia Banks, Mark Ronson, Lily Allen, Carte Blanche.

Obsédée par le nombre et la variété d’images que nous absorbons chaque jour, l’exposition « Fafi 2.0 » questionne la légitimité des images iconiques d’aujourd’hui. Selfies, posters d’inspirations, classiques mutants, détournements, mêmes… Que restera t-il de ce grand bordel qui pollue notre champ de vision ? L’oeuvre d’art originale a t-elle un avenir en tant qu’objet matériel ?

Fafi interroge son art, celui de la rue et son avenir. Ses personnages ne sont plus que de la peinture sur un mur mais prennent vie grâce à leur circulation dans le monde entier. En exposant ses captures d’écran saturées d’images qui s’entrelacent, se mêlent et se fondent, elle se met en scène dans ce qui est désormais son atelier d’artiste : son Macbook.

Jusqu’au 28 février à la Galerie LJ : 12 rue des Commines, 75003 Paris, du mardi au samedi de 11h à 19h.

Angie

Angie

Caution bisexuelle de BBX, Angie écrit sur le cinéma et les arts. Mais en vrai, elle aime surtout les paillettes et les sequins dorés. Twitter : @angelinaguiboud

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