Fifty couv

Fifty Shades of Grey ou la culture du viol

A l’instar de Rose Waterland, je m’attendais à rire en me rendant au cinéma voir Fifty Shades of Grey. Je me disais que j’allais passer un bon moment, rire aux éclats devant un bon navet romantique. Les 60 premières pages du livre – je me suis arrêtée à ce stade -m’avaient, je l’avoue, amusé. Le style est tellement mauvais, les dialogues si grossiers qu’on ne peut pas les prendre au sérieux. Alors, dès le départ, j’ai pensé à mon second degré, je me suis dit qu’il s’accommoderait bien de deux heures de guimauve.

- EDIT – A toutes les lectrices du roman, fans de la première heures ou simples curieuses : je m’apprête ici à parler exclusivement de l’adaptation cinématographique de Fifty Shades. N’ayant survolé qu’une infime partie de la trilogie, je ne prétends pas pouvoir analyser la relation entre les protagonistes du roman. Je m’attellerai donc à déchiffrer uniquement le message porté par le film, la représentation de la sexualité qui y est faite et les relations entre les personnages à l’écran. 

J’avais donc lu les 60 premières pages du livre. Je m’étais identifiée au personnage d’Anna Steele. Maladroite et naïve, elle correspondait totalement à ce que j’étais au début de la vingtaine. Anna Steele, ça aurait pu être moi. Alors bien que le livre soit extrêmement mal écrit, je me suis amusée à lire ses aventures. Je m’étais même mis en tête de terminer la trilogie avant de voir le film mais la patience n’étant pas une de mes qualités, je me suis précipitée au cinéma. Après tout ce que j’avais lu sur le sujet, il fallait que je me fasse une idée.

Quelques heures avant de me rendre dans la salle obscure, j’avais lu l’article de Rose Waterland. Elle aussi était partie pour rire, elle est ressortie en pleurant. Je n’ai pas pleuré. La relation abusive ne m’a même pas sauté aux yeux. Les mots de Rose Waterland me paraissaient exagérés.

Je me suis demandée alors ce que j’étais en train de voir à l’écran. Je remettais en cause toutes les critiques qui avaient été faites de la relation dépeinte à l’écran : c’est une relation abusive, ce n’est pas ça le BDSM, c’est de la violence conjugale érotisée.

Je comprenais pas pourquoi je ne voyais pas tout ça. Tout me semblait clair au début du film : Christian Grey présente un contrat qu’Anna Steele et lui devront négocier. Je crois qu’elle négocie plutôt bien. Elle semble avoir pris de l’assurance entre la scène de la négociation et celle du début dans laquelle elle entre dans son bureau en trébuchant. Le contrat stipule même des safe words, je me dis alors que tout va bien.

Puis arrive le moment où elle ne veut plus le voir. “C’était sympa de faire ta connaissance” dit-elle. Commence alors une sorte de course poursuite, elle ne veut pas de relation avec lui, mais il l’aura, à l’usure. Un peu comme dans la plupart des films romantiques. Pour être avec une femme, il faut apparement insister, peu importe son consentement. Tu comprends, elle dit non mais son corps dit oui. En cela, Fifty Shades of Grey ne change pas de la plupart des films romantiques. Les meufs, on les obtient à force d’insistance. Alors Christian Grey n’y va pas par quatre chemins : il pénètre chez elle par effraction, se rend chez ses parents pour la surprendre, lui interdit de boire de l’alcool, lui rachète une voiture, des fringues, un ordinateur. Bref, il la domine pour de vrai. Ce n’est plus un jeu BDSM ou une relation BDSM mais une véritable domination. Tout ceci se passe bien évidemment hors contrat. Mais le véritable problème n’est peut-être pas seulement cette relation abusive décrite à l’écran mais surtout le flou qui l’entoure.

La relation abusive ne m’a pas sauté aux yeux alors que j’ai pourtant conscience de leur existence et les clés pour les reconnaître. Et pourtant ici, c’était flou. Il entre chez elle par effraction, je me dit seulement que c’est abusé, il la frappe à coups de ceinture, je me dis qu’elle l’a demandé, il domine toute sa vie, je me dis qu’elle est d’accord, je me dis qu’elle n’a pas vraiment dit non, je me dis que c’est quand même flou. Je plaide l’innocence de Christian Grey, je plaide l’innocence du violeur, du manipulateur, parce que je ne vois pas, moi, ce qui se passe réellement, parce que je trouve les apparences trompeuses.

La apparences sont, en effet, trompeuses. Je sors du film, dérangée, partagée. Je me demande ce que j’ai vu, partagée entre les critiques du film et mes impressions de spectatrice. Pourtant, Rose Waterland avait raison, on voit une relation abusive érotisée à l’écran. Pourtant les autres articles aussi avaient raison, ce n’est pas du BDSM tel que les concernés le pratiquent. Il n’y a ni dans le film ni dans le livre cette notion de respect, de libre arbitre, de consentement, si chère aux adeptes du sado-masochisme. On croit qu’elle est consentante mais elle ne l’est pas. Fifty Shades of Grey, c’est comme la société. Celle dans laquelle on remet toujours en question la parole de la personne soumise, dominée, violée. De loin et même de près, et même quand on est sensibilisé aux problèmes des violences conjugales, on croit que la personne consent. On se dit qu’elle l’a bien voulu. On voit pas que le problème dans la relation, c’est le dominant, celui qui a la possibilité de prendre une décision. On croit facilement que si une victime voulait vraiment s’en sortir, elle s’en sortirait. Fifty Shades of Grey ne fait pas que dépeindre une relation abusive, il installe un tel flou qu’il perpétue la culture du viol.

C’est la même chose quand on ne parle pas clairement de viol pendant un procès pour un viol. Quand on parle de relations sexuelles forcées pour ne pas dire viol, quand on parle de pratiques abusives pour ne pas dire viol. Quand on dit que les personnes dominées ou violées le veulent bien, l’ont bien cherché. Tu comprends, Anna Steele l’a un peu cherché, elle est naïve, elle se laisse emportée par ses désirs, c’est de sa faute aussi. Elle n’avait pas qu’à tomber amoureuse de lui. Tu comprends, c’est comme quand tu penses que ta mère ou ta sœur y sont pour quelque chose dans les relations abusives qu’elles entretiennent avec ton père, ton beau frère.

Il faut bien se mettre une chose en tête, le viol, la relation abusive, la violence conjugale, physique ou psychologique n’est jamais de la faute de la victime. Jamais. Je suis certaine que vous avez déjà tous et toutes rencontré une femme battue, et pourtant, ça ne vous a pas sauté aux yeux. Fifty Shades of Grey dépeint une relation abusive, de la violence conjugale déguisée en romantisme. On aura rarement vu pire illustration de la culture du viol au cinéma.

Sarah

Sarah parle de cul et d'amour mais aussi de bouffe vegan, de genre et de féminisme. Passion vélo et gingembre addict. Nouvellement vidéaste, elle espère flooder la toile de sa vision du porno. Twitter : @sarahdevicomte

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21 Comments

  1. alayce says:

    Le ” c’était sympa de faire ta connaissance” c’était décrit comme de l’humour dans le livre.

    Et svp… Il faut arrêter de dire que dans une histoire de violence conjugale ce n’est jamais de la faute de la victime.

    Certes ça se dit pas, mais généralement la victime a sa part de responsabilité dans ce qui se passe. Combien de femmes battues ont eu plusieurs conjoint violent ? Et on va dire elle a la de bol c’est ça ?
    Je ne dis pas pour autant que ça excuse les violences, et qu’il ne faut pas aider la victime. Mais dire a quelqu’un tu n’es qu’une victime, c’est lui dire : tu n’y peux rien. Comment peut-on se reconstruire quand on se dit qu’on y peut rien et que c’est une fatalité…

    Bref, pour moi vu comme c’est décrit dans le livre et comme elle le vit, ce n’est pas du viol, ce sont deux personnes qui s’attirent et qui n’ont pas les mêmes désirs , qui se cherchent , se heurtent parfois. Mais Anna y prends plus de plaisir sue de souffrance et elle l’évalue très bien dans le livre d’ailleurs.

    Le grand méchant loup et la blanche brebis c’est une peu gros comme image. Surtout que si c’était le scénario inverse , je suis pas sûre que le discours serait le même .

  2. C-M.C says:

    Tiens, c’est marrant, c’est un film qui ne m’attire pas …

  3. angebleue13 says:

    Avant d’avancer des choses aussi ignobles lisez le livre en entier!
    Il ne rentre pas par effraction, c’est Kate qui le fait entrer, il ne la viole pas: “Je le veux en moi” page 124 pendant ladite scène prouve le contraire :o
    *“C’était sympa de faire ta connaissance” —> page 122 “Je clique sur « envoyer », ravie de ma petite plaisanterie. La trouvera-t-il drôle ?” je pense que tout est dit :p

    - Il ne se rend pas chez ses parents, il se rend à l’hôtel où elle passe la soirée avec sa mère après qu’elle ait appris qu’il sortait avec son ex! Il vient lui prouver qu’elle est plus importante pour lui que l’autre et il lui fait découvrir le lendemain l’un de ses passions comme un vrai couple, ce qu’elle attend de lui

    - Il ne lui interdit pas de boire de l’alcool, juste qu’elle ne dépasse pas ses limites!

    - La seule chose vraie c’est que ce n’est pas du vrai BDSM, du vrai BDSM c’est carrément pire!! Donc quand on ne sait pas on ne parle pas!

  4. Kotka says:

    Alayce ton commentaire est juste ignoble ! Pour avoir été en trainée dans une relation abusive et violente je peux te dire que ma connaissance sur le sujet est très justifiée. Je n’ai même pas envie d’argumenter, je ne pense pas le moins du monde avoir voulu cette relation ni avoir la once de culpabilité. J’ai été traitée très mal et ai été manipulée, j’en ai encore des séquelles, j’en aurais peut être toute ma vie et NON ce n’est pas la faute des femmes si elles sont battues ou abusées. Je suis consternée ! A défaut de ne pas avoir vécu cette expérience tu pourrais au moins connecter tes neurones.

  5. Sarah says:

    EDIT DU 17/02 : A toutes les lectrices du roman, fans de la première heures ou simples curieuses : je m’attache ici à parler exclusivement de l’adaptation cinématographique de Fifty Shades. N’ayant survolé qu’une infime partie de la trilogie, je ne prétends pas pouvoir analyser la relation entre les protagonistes du roman. Je m’attelle donc à déchiffrer uniquement le message porté par le film, la représentation de la sexualité qui y est faite et les relations entre les personnages à l’écran.

  6. Susan Calvin says:

    Alayce, une de mes amies ne tombe que sur des cas sociaux (pour l’instant pas dangereux mais pas gentillets non plus). Elle a beau essayé de changer ça, rien n’y fait. Elle lit des livres sur les manipulateurs, cherche à prendre confiance en elle car son premier mec a dégommé toute confiance et initiative…. on est là pour l’aider et pointer du doigt quand on se rend compte qu’un gars la mène par le bout du nez. Elle fait des efforts ! cependant elle tombe toujours sur un fumier ou un autre. Sa faute ? non, cela se voit qu’elle est affaiblie et un peu craintive, une proie idéale pour ces messieurs. Alors oui c’est de leur faute, pas la sienne.

  7. Vanessa says:

    Faut arrêter d’émettre des jugements sans avoir lu le livre. Ds le livre elle s’attache et aime très vite Christian, dc tout était consentent… Et qd elle dit “c’était sympa de faire ta connaissance”, c’était pr plaisanter, on voit bien son sourire ds le film, et ds le livre on le sait encore plus.

  8. above says:

    Il faut aussi arrêter d’émettre des critiques sans avoir lu l’article. On parle du FILM ici, c’est écrit en gros, en gras, en italiques.

  9. Vanessa says:

    Oui merci je sais encore lire, ms justement avt de critiquer autant essayer de tout voir ou tout lire parce que de là a dire que c’est du viol, il faut bien avoir tout lu et vu et cet article je pense que si la personne avait lu les livres, elle aurait eu un autre jugement, et dc cet article aurait été inutile… Et comme je disais ds mon com du dessus la scène du FILM elle souri, dc du viol…

  10. V13 says:

    Ah le monde magnifique et joyeux de l’(hétéro)sexualité, du consentement enthousiaste, de la norme épousée avec entrain ! On se demande vraiment qui pourrait s’en plaindre. Euh, au fait, c’est un média lesbien ici ?

  11. Aziliz says:

    Je ne comprends pas cette critique, personnellement je n’ai aussi vu que le film et non lu le livre.. et franchement dans le film je n’ai pas du tout eu l’impression à aucun moment qu’Anna est victime d’un viol! Un viol est une relation non consenti ce qui n’est clairement pas le cas ici: elle choisi cette relation, choisi de s’initier à ces pratiques sexuelles, choisi aussi ce qu’elle ne veut pas… elle doute par moment puis fini par décider que les choses vont trop loin et dit littéralement “stop!” et alors? Christian ne se jette pas sur elle à ce moment là non? Il accepte son départ.. bref cette critique me parait totalement en décalage avec la réalité du film je me demande si on a vu le même!! Après j’ai aussi eu une sensation de malaise face à ces pratiques sexuelles mais je ne vois pas en quoi elles sont forcées..

  12. Ginie says:

    “le vrai BDSM, c’est pire”
    Puisque la demoiselle affirme savoir de quoi elle parle, pourrait-elle détailler?
    Pratiquante BDSM, je suis un peu choquée par ces propos ;)

  13. Lily says:

    Coucou !

    Pour ma part, je vais avoir un avis un peu différent des commentaires du dessus (dont certains sont vraiment choquants, depuis quand une victime a-t-elle sa part de responsabilité ?), parce que j’ai pensé au contraire que le livre est sur ce point bien plus choquant que le film. J’avais été horrifié par le sexisme ambiant, la description de rapports parfois à la limite du viol (on va me tomber dessus dans les commentaires, je le sens^^) et le récit d’une pauvre fille innocente qui n’a pas la moindre idée de ce dans quoi elle s’embarque avec un Christian carrément plus intrusif. C’est sans doute pour ça que le film ne m’a pas tant choqué que ça et que je l’ai même trouvé très édulcoré par rapport au livre. Je me suis surtout ennuyée pendant le visionnage et la relation entre les protagonistes m’a semblée tellement précipité que je n’arrivais pas à vraiment y croire ou entrer dans le film. J’ai eu un peu de mal à y voir de la violence du coup, même si je trouve ton analyse assez juste.

  14. yana says:

    Dans les commentaires, j’ai un eu peu de mal avec le “dans le bdsm c’est pire”.. étant également une pratiquante, “non ce n’est pas pire du tout du tout” pour une simple et bonne raison :

    Dans une relation BDSM, les deux protagonistes prennent du plaisir des deux cotés par les pratiques et non “je fais ça car toi tu aimes”. Oui, oui quelqu’un qui se prends des coups “aime se prendre des coups et y trouve du plaisir” et les deux sont la pour et uniquement son propre plaisir et le plaisir de l’autre.

    Quand dans le film, ils discutent, il lui dit “j’aime ça et je suis comme ça” et quand elle demande ce qu’elle y gagne la réponse de Christian est “MOI”.

    Quand pensez-vous ??
    vous la voyez maintenant la limite du consentement ? et l’abus ?

  15. Oparu says:

    Comme Lily je trouve les livres bien plus choquant que le film.

  16. Alicia says:

    Pour ma part (et comme le disent déjà d’autres commentaires), j’ai déjà ressenti cette ambiance dans le livre : une relation malsaine entre une femme qui manifestement a peu de confiance en elle et un homme toxique et manipulateur, qui lui donne des ordres et fait d’elle ce qui lui chante sans jamais lui demander son avis.

    Certain(e)s trouvent ça érotique voire excitant… Pour ma part, j’ai trouvé ça malsain. Mais peut-être faut-il avoi vécu une relation de ce type pour le voir…
    Et NON, on ne le répétera jamais assez, NON, les victimes de violences conjugales ne l’ont pas cherché !

  17. Elz says:

    Je n’ai pas lu les livres, pas vu le film.
    Mais j’ai lu l’article et les commentaires et c’est à cela que je répond.

    J’ai été en couple pendant un an et demi avec un mec très oppressif, que j’ai partiellement reconnu dans la description de Christian.
    Le genre qui te rends, qui te couvre de cadeaux, te répète sans cesse que tu n’est rien sans lui, insiste tant qu’il le faut quand il demande quelque chose, qui ne pose pas des questions mais affirme en considérant que si tu ne t’oppose pas c’est que tu es d’accord…
    Il m’a violée plusieurs fois, il n’en avait même pas conscience. C’était ma faute parce que j’avais accepté de sortir avec lui comme c’est la faute de Anna parce qu’elle a été séduite ?
    Elle souhaitais une relation avec cet homme, ce n’est pas pour ça qu’elle est consentante à CHAQUE acte !

    Il ne me semble pas que quand quelqu’un crée un rapport de domination avec quelqu’un ce soit celui qui ne parviens pas à le briser le responsable. Je me suis longtemps reprochée de n’avoir rien fait avant de lui reprocher d’avoir instauré un cadre où je ne pouvais pas ou difficilement réagir. Et maintenant que j’ai compris que la culture du viol en était la seconde responsable (“c’est normal qu’il choisisse la position, c’est l’homme qui prends les initiatives”, “j’étais trop fatiguée pour le repousser, c’est normal qu’il n’ai pas compris”…) je suis enfin capable de ne plus faire les mêmes erreurs et d’avoir une relation saine avec mon compagnon.

    Un sourire ? J’en ai eu des sourires. Parce que je voulais cacher mon mal être, parce que je suis une jeune fille bien éduquée à qui on a appris à ne pas cracher à la gueule des gens, parce que je pensais être responsable de la situation et devais donc la rendre la moins pénible possible pour mon violeur…

    Ces réflexions venant de filles ne montrent que à quel point la culture du viol est présente.

    Un p’tit lien sympa, certaines se reconnaîtrons peut être dans la réaction du père (ok, c’est pas sur la même situation, mais la réaction est la même) : http://projetcrocodiles.tumblr.com/post/89745016368/vous-pouvez-lire-le-temoignage-complet-clic-sur

  18. Vitany says:

    J’ai lu (difficilement) les livres et j’ai vu le film en me disant : allez, ils vont améliorer le truc peut-être…

    Le film est moins pire que le livre, je suis d’accord avec certains commentaires, mais dans les deux, c’est clairement une relation abusive !

    Et quand je vois certains commentaires, je me dis que le titre de l’article ne pourrait être plus vrai : la culture du viol est parfaitement et pleinement intégrée par un grand nombre de personnes !

    Ces torchons et films sont une offense aux femmes, aux vrais pratiquants de BDSM, aux hommes, aux milliardaires, aux étudiants, aux lecteurs/cinéphiles, aux victimes d’abus et de viols, aux victimes de pédophiles… ! (je rappelle que Christian a été “initié” par une pédophile puisqu’il était mineur à ce moment-là => 15 ans !?!)

    C’est l’histoire d’une relation abusive romantisée, glamourisée et érotisée et rien d’autre !
    Et chaque fois que je vois quelqu’un défendre ces bouquins ou ces films, j’ai mal à mon humanité, j’ai mal de penser que des personnes puissent considérer que CA c’est romantique, sexy, glamour et érotique, que CA c’est de l’amour…

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