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Starting From Now, une web-série lesbienne australienne

Ces derniers mois, les webséries lesbiennes se multiplient sur le net. Outre le réjouissant Féminin/Féminin, crée par nos amies de Lez Spread The Word, nous vous avions parlé de the 3 Bits et de Be Here nowhish. Aujourd’hui, direction l’Australie avec Starting From Now, une web-série très fem…

Alors qu’elle entame bientôt sa quatrième saison, Starting From Now, crée par Julie Kalceff, est loin d’être une nouveauté fulgurante. Comme beaucoup de webséries dont l’exposition médiatique est irréfutablement limitée – ce genre étant légèrement néophyte dans le système de l’entertainement du petit écran – Starting From Now ne dispose pas d’un budget considérable capable de lui obtenir une renommée dépassant les plateformes de streaming. Manque de budget oblige, celle-ci se compose de 6 épisodes d’une dizaine de minutes à chaque saison. Simple et efficace.

Totalement fem – désolée pour les butchs ou amatrices de butchs, pas de Boo à l’horizon – Starting From Now relate un synopsis lambda dans le milieu lesbien. Une gouine, Steph/Sarah de Possesse rencontre par le fruit magique du destin Darcy/Rosie Lourde, une eurasienne plutôt dangereuse d’un point de vue physique qui s’avéra plus tard être la petite-amie de Kristen/Loren Orrell, qui, bien évidemment est la meilleure amie de Steph et qui doit la loger lors de son arrivée sur Sydney.

Inutile de vous faire un dessin (même si un peu quand même), Starting From Now, c’est une websérie sur des gouines qui font des drama-gouines, qui trompent leur concubines, qui se blessent les unes les autres, qui se font des trucs coquins, et qui bien entendu, picolent comme des trous. On le redit, manque de budget oblige, la réalisation n’est pas folle-folle, donc ne vous attendez pas à des ralentis sur fond de musique pop à la Xavier Dolan.

Avec près de 6 millions de vues depuis sa diffusion, on se demande encore pourquoi tant de médias rechignent à mettre la main à la patte pour relayer l’info. Starting From Now se consomme un peu au moment un goûter ou un craquage nocturne. La série est tellement courte qu’on peut en profiter quand on veut et à volonté, car évidemment, passé le cap fatidique (et critique) des trois épisodes, on a cette petite envie irrésistible de regarder la suite. On vous conseille donc vivement à enchaîner épisodes sur épisodes dès maintenant…

 

 

An Si

An Si

Sbire candide de BBX, An Si s'intéresse à la culture queer, porn et mainstream. Ré-invente la langue française avec ses fautes d'orthographe.

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5 Comments

  1. Artemisia.g says:

    Bon j’ai regardé, c’est vrai que ça casse pas trois pattes à un canard au niveau du scénar… Et puis que des meufs cisgenres fabriquées sur le même modèle, les cheveux longs et lisses brillants dans la lumière, super classiques, toutes féminines (et pas du tout fem, tel que j’entends cette identité en tous cas), jolies selon les canons en vigueur, minces, très majoritairement blanches, ayant pas trop de problèmes de ouf dans la vie. J’accroche pas…

  2. Artemisia.g says:

    Ah oui et puis les scènes de sexe prude, les yeux dans les yeux, vibrantes d’Amuuuuur, dans la lueur des bougies… NO MORE!

  3. Cave Canem says:

    J’ai commencé à regarder cette série dès la saison 1. Les deux premières saisons sont franchement sympas à regarder et on ne se lasse pas. La troisième est beaucoup trop lente à mon gout et il ne se passe pas grand chose, légèrement déçue du coup. Mais j’attends la quatrième saison avec impatience quand même !

  4. Chloé says:

    Web série “Carmilla” : https://www.youtube.com/watch?v=h4QzRfvkJZ4&list=PLbvYWjKFvS5rX2yv-k5AJ8oxPoZ9zHcpe

    Ca c’est plutôt chouette, je ne sais pas si vous en avez déjà parlé ici…
    Avant que Bram Stoker ne fasse Dracula, Sheridan Le Fanu écrivit Carmilla (qui influença beaucoup Stoker, d’ailleurs). Une histoire de vampire dont l’héroïne est lesbienne.

    La web série se déroule à notre époque et développe des personnages intéressants comme LaFontain, genderqueer que sa meilleure pote appelle encore Susan.
    Le schéma amoureux est basique et le jeu est parfois maladroit mais je pense que ça vaut le coup d’oeil quand même.

  5. Lesb says:

    Pareil que Cave Canem, j’ai adoré les 2 premières saisons mais la 3ème est une véritable calamité ! Faut boire 4 litre de café pour pas s’endormir devant. J’espère que ça va s’améliorer !

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