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Women on walls : les femmes arabes sur les murs

Partout dans le monde, le street-art fait partie intégrante d’une culture populaire et artistique aussi fustigée par les autorités qu’adulée par un grand nombre d’anonymes. Qu’il soit purement dessiné pour le plaisir des yeux ou dans un contexte de revendications, le graffiti est avant tout un moyen de liberté d’expression comme un autre. Au Caire, ce sont des femmes qui, à l’origine d’un projet visant à « l’empowerment » féminin, (soit une émancipation visant à agir sur leurs conditions sociales), ont décidé que Women on Walls verrait le jour. Explications.

Depuis sa création en 2013, Women on Walls (WOW), met un point d’honneur à utiliser les graffitis ainsi que le street-art dans le but de mettre les femmes en avant. Hier au Caire, aujourd’hui en Jordanie ainsi qu’à Copenhague, une soixantaine d’artistes mixtes revendiquent haut et fort à travers leurs sprays un amour du féminin basé sur un espoir d’égalité autant que de liberté. Une campagne nationale qui tente, tant bien que mal de redorer le blason des femmes dans les pays arabes.

A l’origine, Mia Grondahl, auteure du livre Revolution Graffiti et Angie Balata, partaient sur la base d’un projet d’une courte durée et qui n’inclurait qu’une vingtaine d’artistes.  Après avoir passé une année et demie dans les rues d’Égypte en compagnie de divers artistes pendant la Révolution, Mia Grondahl suggéra la création d’un projet concentré uniquement sur les femmes. A priori, et malgré l’hésitation d’un grand nombre de personnes concernées, l’excitation l’emporta, tout comme l’intérêt grandissant que plusieurs personnes portaient à ce projet.

Résultat, ce furent une soixante d’artistes de street-art qui répondirent présent pour cette campagne de sensibilisation à la condition féminine. Parmi lesquels : Hashem Kalesh, Egypt, Nour Shokry, Egypt, Enas Aead, Egypt, Shady Rabab, Egypt, Mona Al Boghdady, Egypt, Sam Graffiti, Egypt, Amanda Kerdahi, Egypt, Hend Kheera, Egypt, Yousef Mohamed, Egypt, Khadiga Mostafa, Egypt, Mike Derderian, Jordan, Screw Crewx3, Jordan, Wessam Shadeed, Jordan, Laila Ajjawi, Jordan, Louzana Taha, Jordan, Shereen Yaish, Jordan, Hamza Al Salhi, Jordan, RabihRabah, Qatar, Nour Qussini, Qatar, Mariam Hajii, Bahrain, Fadi Al Harbi, Yemen, Maram Al Huniti, Palestine, Carolina Falkholt, Sweden.
Vous pouvez également voir le profil de certain(e)s d’entre eux en cliquant sur ce lien : http://womenonwalls.com/artists-profile/

A l’issu de cette initiative, un documentaire visible en streaming dressant un rapide portrait de femmes aux âges ainsi qu’aux origines sociales diverses, de dentistes à étudiantes en arts mais toutes rassemblées autour d’un même combat et qui n’ont qu’un mot à la bouche : « liberté ».

Le projet WOW ne cesse de grandir, rassemblant toujours plus d’artistes autour de ce sujet aussi important en Egypte que dans n’importe quel monde arabe : la condition de la femme. Qu’elle soit sociale, politique, économique ou encore culturelle.
Chaque artiste, tout comme l’histoire qui lui est propre, apporte à ce projet une touche personnelle, laissant une marque indélébile (ou presque) sur des murs d’Egypte, en passant par la Jordanie, avec en prime une noble cause : celle des femmes.

Le site de Women on Walls : http://womenonwalls.com/

Le flickR : https://www.flickr.com/photos/setel7eta/

La page Facebook : https://www.facebook.com/womenonwalls

An Si

An Si

Sbire candide de BBX, An Si s'intéresse à la culture queer, porn et mainstream. Ré-invente la langue française avec ses fautes d'orthographe.

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