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Wentworth : Blue is the New Black

Sortie en 2013, la série australienne Wentworth est malheureusement passée inaperçue à côté de sa concurrente américaine Orange Is the New Black.

Loin de nous l’idée de vouloir renier cette dernière et son succès largement mérité. On s’est dit qu’être passé à côté de Wentworth était une grossière erreur. Au lieu de s’en mordre les doigts durant les jours à venir, on préfère se rattraper en vous conseillant de plusieurs façons…

Ancré dans les mentalités comme un fantasme porno récurrent, l’univers carcéral féminin semble être le nouveau deal lesbien en matière de séries un tant soit peu “trash”. Tant mieux en un sens, il nous évite le visionnage de séries mornes et aseptisées à mi-chemin entre South of Nowhere et Dawson.

Wentworth est, à peu de choses près, comme sa petite sœur Orange : il s’agit aussi d’une adaptation, que l’on doit notamment à la productrice Lara Radulovich (autre différence de taille : les uniformes des détenues sont bleus). A la différence également, que celle-ci ne s’inspire pas de faits réels, mais d’une autre série australienne, Prisoner, véritable succès de la fin des 80’s.

Un remake, certes, mais remis au goût du jour avec une certaine noirceur et ce qu’il faut de cliffhanger (suspence) pour assouvir notre boulimie d’épisodes au fur et à mesure des deux saisons…

Loin d’être aussi décalée au niveau de l’humour qu’Orange, Wentworth se tourne plus vers un côté drama, sans jamais tomber dans un pathétique morbide, et livre ainsi un aspect différent de cet univers confiné et violent qu’est la prison.

Le ton n’est jamais léger et tape dans le vif du sujet sans laisser de répit à ses spectatrices. C’est d’ailleurs à travers les yeux de Bea Smith (Danielle Comack), mère de famille violée et battue, que la série s’ouvre. Bien loin d’être une mijaurée attachiante à la Piper Chapman, elle se retrouve enfermée pour tentative de meurtre sur son abruti de mari et va devoir survivre, comme beaucoup d’autres co-détenues charismatiques et aux personnalités aussi émouvantes qu’insupportables.

Mais l’intrigue ne se concentre pas uniquement autour de ses femmes inculpées pour x ou y raison, mais également autour de plusieurs enjeux politiques à la tête de la prison et ceux, toujours dans un contexte féminin. Vous l’aurez compris, Wentworth, qui débutera sa troisième saison à la mi-janvier n’est pas la pâle copie d’Orange Is the New Black, autant par ses drama-gouines que par son scénario, et par le caractère addictif de cette série. A vous de juger.

An Si

An Si

Sbire candide de BBX, An Si s'intéresse à la culture queer, porn et mainstream. Ré-invente la langue française avec ses fautes d'orthographe.

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One Comment

  1. Caro says:

    Je n’ai regardé que la première saison et j’étais très déçue que les scénaristes aient complètement négliger la tension sexuelle présente un moment donné entre Frankie, la butch et la surveillante/directrice de la prison.

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