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Zaza Fournier nous en colle une… de toute beauté.

Zaza Fournier. Certains l’auront découverte alors qu’elle chantait Mademoiselle, histoire délicate d’un travesti, ou avec Vodka fraise, peinture du verre de trop, celui qui nous fait basculer du côté obscur de l’ivresse. La voici de retour, et ce sont aujourd’hui les prémices de son troisième album qu’elle nous offre sur scène.

Tapis de feuilles mortes, bric à brac sur un piano, robe brillante aux épaules pleines de plumes, c’est avec son fidèle accordéon qu’elle émerge d’une forêt brumeuse pour une première chanson pendant laquelle on retient son souffle : rien qu’avec sa voix,  sa voix claire et franche de chanteuse de rue, Zaza Fournier montre qu’elle maîtrise son sujet.

Éternelle conteuse, Zaza Fournier a le chic pour nous parler de personnages auxquels on s’attache, pour lesquels on tremble, qu’on a envie de rencontrer. Et elle en parle dans une langue simple et directe – sans mentions inutiles, elle arrive pourtant à exprimer l’essentiel avec beaucoup de relief, et une certaine poésie, parfois cinglante.

Mais, belle surprise, tout ce qui fait l’essence de Zaza Fournier, on le retrouve ici avec une touche en plus. En effet, ce nouveau mouvement est orchestré avec Magiker, sorte d’hybride touche à tout – du piano au beatbox – qui apporte son brin de folie à celui de Zaza. Leurs univers très différents se rencontrent et s’enrichissent dans une harmonie rythmée, foisonnante et malicieuse, donnant naissance à des morceaux très variés, ainsi qu’à quelques moments de grâce.

L’album ne sortant qu’en 2015, vous pouvez encore annuler votre soirée de ce soir

pour aller les écouter aux Trois Baudets. Peu de chances que vous le regrettiez.
Et si vous n’êtes pas encore convaincus, c’est le moment de cliquer :


Gail

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