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50 ans après, les modèles de Playboy s’exposent

Avant d’avoir accès à un flot d’images pornographiques, accessibles librement sur l’Internet, nos jeunes yeux innocents se complaisaient à regarder, du coin de l’œil, chez le libraire, ces étalages de magazines olé-olé. Parmi ces revues, Playboy, bible de l’érotisme wasp et ses « Playmates ». Aujourd’hui, deux photographes ont décidé de rendre hommage à ces femmes, hier fantasmes et aujourd’hui âgées. L’occasion de les libérer de leur double de papier glacé ?

La curiosité n’est pas un vilain défaut, loin de là. Surtout lorsqu’elle concerne l’intérêt rougissant que nous pouvions avoir pour les pages centrales des magazines érotique de nos jeunes années. Si, Playboy, Hustler et Penthouse, ces mastodontes interdits de la presse masculine à grand tirage ne sont pas tellement spécifiques à la culture française (même avec nos équivalents tels que Lui ou FHM), leurs Playmates, elles, le sont davantage. Il n’y a qu’à songer à ce bon vieux camionneur lubrique et à sa pin-up accrochée dans un coin pour s’en persuader. Les photos des Playmates nues, on sait ce que c’est.

Pin-up, bunny, girl next door, ces modèles ont revêtu les costumes des fantasmes de leur temps, endossé le rôle de la pépée sexy, bouche en coeur et poitrine victorieuse, assumé d’être des femmes objets. Ces femmes, aujourd’hui âgées, sont maintenant les sujets de photographes tels que Robyn Twomey ou encore Nadav Kander pour le New York Magazine.

Les portraits Robyn Twomey

A travers des portraits pour le premier et de légères mises en scènes accompagnées de déclarations pour le deuxième, ces photographes donnent, non pas une nouvelle jeunesse, mais un regard différent sur ces femmes qui, autrefois, firent se tendre d’excitation aussi bien les hommes que les femmes dans des poses suggestives, du cornet de glace framboise à l’inévitable sucette à la cerise. Il ne s’agit pas ici de constater les ravages du temps

Aujourd’hui sexagénaires – Helena Antonaccio, Miss juin 1969 –, voir octogénaires pour certaines d’entre elles – Dolores Del Monte, Miss Mars 1954 –, ces anciennes Playmates devenues journalistes, entrepreneuses, stylistes et mères de famille, montrent avec une belle pointe de fierté comment le temps a pu œuvrer sur leurs corps, anciens vestiges de fantasmes universels, tout en gardant une certaine grâce que nul ne peut nier.

Nadav Kander 

Autres temps, autres mœurs, l’exposition de ces photos restaient, même dans un but purement sexuel, une forme comme une autre d’X-art maintenant vintage. Le père de Marylin Cole Lownes trouvait lui-même à l’époque que les photos de sa fille valaient largement une peinture de Rubens… Quand on demande aujourd’hui à la playmate Dolores Del Monte si elle pourrait être une playmate d’aujourd’hui, elle répond, non, catégoriquement. La raison : « Ils en montrent trop ». Un clin d’œil à notre génération qui en demande toujours plus ? Totalement.

An Si

One Comment

  1. Artemisia.g says:

    Ben moi y’en a plusieurs que je trouve très séduisantes voire que je me taperais bien… et pourtant on a bien quarante à cinquante ans de différence… OMFG.

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