Italy Gay Marriage

Revue de presse : #Italie #FrigideBarjot #Fuck

Au menu cette semaine : le maire de Rome défie la loi et enregistre des mariages homos ; Frigide Barjot quitte (enfin) son logement social ; des petites filles américaines disent « fuck » au sexisme…

Oui, mais non

Finalement, l’Eglise catholique ne bougera pas d’un pouce sur la question des homosexuels et des divorcés. Samedi 18 octobre, le synode des évêques sur la famille a approuvé un rapport définitif qui ménage les prélats les plus conservateurs.

Dans un texte provisoire, publié lundi 13 octobre, il était question d’offrir « une maison accueillante » aux homos, qui « ont des dons et des qualités à offrir à la communauté chrétienne ». Face à l’avalanche de réactions indignées, le Saint-Siège a entièrement revu sa copie – le porte-parole du Vatican évoque un simple « rééquilibrage ».

La version modifiée parle de « l’attention pastorale envers les personnes avec des orientations homosexuelles ». Le document affirme qu’on ne peut comparer l’union homosexuelle et le mariage hétérosexuel, ce dernier étant « le dessein de Dieu » pour la famille.

MAIS ! Le rapport final précise que les homos doivent être « accueillis avec respect et sensibilité » et que toute discrimination envers eux « doit être évitée ». Humanistes, les mecs.

Homos, divorcés, familles : l’Eglise reste à la ramasse.

Molto bene !

Le 18 octobre, pendant que le Vatican se demandait si les pédés et les gouines ont une âme (en gros), le maire de Rome, Ignazio Marino (gauche), a enregistré 16 mariages homos conclus à l’étranger. Un joli pied de nez. Mais la loi italienne n’autorise pas les unions entre personnes de même sexe. La préfecture de Rome a demandé à l’élu de faire machine arrière.

En Italie, d’un point de vue législatif, il n’y a aucune reconnaissance des couples gays et lesbiens. Ce n’est pas faute d’avoir essayé : plusieurs propositions de loi sur une union civile n’ont jamais abouti. A chaque fois, une majorité de catholiques s’est opposée à ces textes.

BONS BAISERS DE ROME !

Déménagement

Lundi 20 octobre, Virginie Tellenne, alias Frigide Barjot, a quitté le logement social qu’elle occupait – un duplex de 173 m² dans le 15e arrondissement de Paris, à proximité de la tour Eiffel. Il était temps : la justice a ordonné son expulsion le 30 octobre 2013, mais lui a accordé un délai de plusieurs mois, le temps de trouver un nouveau logement.

Le bailleur, la Régie immobilière de la ville de Paris (RIVP), estimait qu’elle et son mari n’avaient pas respecté les clauses de leur bail, en utilisant le logement à des fins commerciales. Le couple avait dénoncé une décision politique.

L’ex-égérie de la Manif pour tous (qui a été « virée du bateau », selon ses propres mots) a minimisé l’info : « Les cartons on s’en fout », a-t-elle dit à Metronews. « Ce déménagement, c’est une polémique pour contribuer à brouiller le message venu de la société civile. »

\^o^/ Expulsée. Expulsée. Expulsée. Expulsée. Expulsée. \^o^/

« Docteur miracle »

Le prix Sakharov a été attribué, mardi 21 octobre, par le Parlement européen à Denis Mukwege. Depuis 15 ans, ce gynécologue congolais de 59 ans soigne des femmes victimes de viols et de mutilations sexuelles commis par des groupes armés en RDC.

« Ma première malade, en 1999, avait été violée, puis on lui avait introduit une arme dans l’appareil génital et fait feu, elle avait tout le bassin détruit. Je pensais que c’était l’œuvre d’un fou, mais la même année j’ai soigné 45 cas semblables », a raconté Denis Mukwege.

Depuis, celui que l’on surnomme le « Docteur miracle » a pu « réparer » les corps de plus de 40 000 femmes. Pour son engagement, il a été victime de six tentatives de meurtre.

Chaque année, l’hôpital fondé par Denis Mukwege prend en charge gratuitement plus de 3 500 victimes de violences sexuelles.

The F-Word

Même habillée en robe de princesse rose bonbon, une gamine peut servir la cause féministe. La preuve avec cette vidéo, publiée le 21 octobre, par l’entreprise FCKH8, qui produit des vêtements et des accessoires à message militant. On y voit cinq fillettes américaines, au langage très fleuri, s’indigner contre le sexisme et les inégalités femmes-hommes.

Extraits : « Je ne suis pas une putain de jolie princesse en détresse ! »

« Qu’est-ce qui est le plus choquant ? Une petite fille qui dit ‘fuck’ ? Ou le putain de sort sexiste et inégal que la société réserve aux filles et aux femmes ? »

« Les femmes gagnent 23% de moins que les hommes pour le même putain de travail. Augmentez-nous enfoirés ! » Un message qui fait mouche.

Marie

Crédit photo : Luigi Mistrulli / SIPA

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