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Les 5 films de la rentrée à ne pas manquer

Alors que les souvenirs de baignade et de cuite au rosé s’effacent peu à peu pour laisser place à l’angoisse des dossiers à rendre, Barbi(e)turix préfère voir la rentrée du bon côté. Passons outre la grisaille, les 13° en plein mois d’août, les mails qui s’amoncellent et trouvons refuge dans la tendresse des salles obscures. Sélection des cinq films de la rentrée à ne pas rater.

Party Girl

À soixante ans, Angélique aime encore faire la fête jusqu’au bout de la nuit. Pour gagner sa vie, elle joue les rabatteuses et fait boire les hommes dans un cabaret à la frontière allemande. Avec le temps, les clients se font plus rares. Mais Michel, son habitué, est toujours amoureux d’elle. Un jour, il lui propose de l’épouser. La porte de sortie idéale vers une vie normale ? Pas si simple…

Samuel Théis, l’un des trois co-réalisateurs, raconte ici l’histoire du phénomène qu’est sa propre mère, jouée par la vraie Angélique, avec un regard à la fois juste et dénué de toute condescendance. À mi-chemin entre fiction et documentaire (d’ailleurs, les enfants d’Angélique sont joués par les frères et soeurs de Samuel Théis et le reste du casting est non professionnel ), le film dresse le portrait à vif d’une femme qui a décidé de ne pas rentrer dans le rang, de refuser les étiquettes.

Sortie le 27 août 2014

White Bird in a blizzard

Après Kaboom et Smiley face (avec la génialissime Ana Faris), Gregg Araki signe son grand retour avec l’adaptation d’Un Oiseau blanc dans le blizzard de Laura Kasischke.

Kat Connors, interprétée par la fadasse Shaileine Woodley, a 17 ans lorsque sa mère disparaît du jour au lendemain. Plus préoccupée par ses premiers émois que par la disparition d’une mère qu’elle détestait en secret, Kat continue sa vie de jeune lycéenne de banlieue, accompagnée par un père résigné et absent. Mais, peu à peu, des rêves obsédants hantent ses nuits et l’amènent à s’interroger sur les raisons véritables de la disparition de sa mère…

On ne vous le cache pas, l’intérêt du film repose en grande partie sur les frêles épaules d’Eva Green, qui joue la mère vacillante de Kat (pour notre plus grand plaisir). Abandonnant ses atours de femme fatale, l’actrice livre une interprétation fragile et énigmatique, tandis qu’Araki signe un thriller domestique dans la lignée de son maître David Lynch.

Sortie le 15 octobre 2014

Papa was not a Rolling Stone

Avec Papa was not a rolling Stone,  Sylvie Ohayon adapte son roman éponyme et autobiographique et signe son premier long-métrage au cinéma.

Dans les années 80, Stéphanie (magnifique Doria Achour) grandit du mauvais côté du périphérique, à la cité des 4000 à La Courneuve. Loin de sa mère absente (Laure Atika), de son beau-père brutal (Marc Lavoine) et grâce à l’amour de sa grand-mère, ses amis, sa passion pour la danse et pour Jean-Jacques Goldman, Stéphanie cherche à s’extirper de son quotidien morose . Un jour, elle le sait, Stéphanie quittera la cité pour mener la vie dont elle a toujours rêvé.

Le livre Papa was not a rolling Stone était comme un claque, le récit coup de poing d’une jeunesse merdique à l’ombre des barres du 93. L’adaptation devrait également donner dans l’uppercut. Sûr qu’on tendra l’autre joue.

Sortie le 8 octobre 2014

Mommy

Accueilli par un tonnerre de louanges à Cannes, le nouveau long-métrage du petit génie québécois, Mommy, devrait nous réconcilier avec le cinéma parfois trop emprunté et pontifiant de Xavier Dolan. Le pitch ? Un drame relationnel dont Dolan a le secret entre une veuve à la dérive, son fils, un adolescent TDAH (Trouble Deficit de l’Attention Hyperactivité) impulsif et violent et leur voisine, Kyla, jouée par la gouailleuse Suzanne Clément. Débarrassé de ses démonstrations esthétisantes, poussé par une fougue nouvelle et par la densité scénaristique d’un drame familial noueux, Mommy est sans nul doute le meilleur film du jeune réalisateur (Nous on pense que c’est surtout quand Dolan ne se filme pas le nombril à chaque plan qu’il fait du grand cinéma).

Sortie le 8 octobre

Bande de filles

Après l’enfance avec Tomboy et l’adolescence avec Naissance des pieuvres, c’est cette fois sur le passage à l’âge adulte que se penche Céline Sciamma. Un cap douloureux pour Marieme, l’héroïne du film, que l’on suit à chaque plan pendant presque deux heures, entre un frère violent, une mère absente et le carcan qui oppresse les filles des « cités ».

Après les banlieues pavillonnaires de ses deux précédents films, c’est en effet dans les « quartiers » que Sciamma pose cette fois sa caméra. Pas ne pour faire un documentaire ni parler de faits divers, non. Plutôt pour donner à voir ce que l’actualité ne montre jamais. La banlieue du point de vue des filles. Des filles noires de surcroit. Les « absentes » comme la réalisatrice les appelle. Politique sans être vindicatif, le film pose sa caméra à la hauteur de ses jeunes personnages, sans jamais lâcher leurs ressentis et leur subjectivité.

Sortie le 22 octobre 2014

 

Lubna

Lubna

Grande rêveuse devant l'éternel, Lubna aime les livres, les jeux de mots et les nichoirs en forme de ponts. Elle écrit sur l'art, avec un petit a : bd, illustration, photo, peinture sur soie. Twitter : @Lubna_Lubitsch

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7 Comments

  1. Célia says:

    Vous oubliez le très drôle et très dynamiteur de genres “Les Combattants” de Thomas Cailley, avec Adèle Haenel, dans un de ses meilleurs rôles !

  2. Lubna says:

    il est déjà sorti !

  3. Célia says:

    Certes, une semaine avant “Party Girl” : pour certains, c’est déjà la rentrée :-)

  4. timide says:

    and Gabourey Sidibe … was precious !

  5. Cryptogirl says:

    Merci pour cet article, ça me réconforte du fait qu’il y ait un délais de deux mois quand l’on veut résilier sa carte UGC.

  6. Aurélia says:

    Je confirme pour White Bird, j’ai eu l’occasion d’assister à l’avant première hier et il est juste magnifique ce film. N’oubliez pas les mouchoirs par contre ;)

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