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Revue de presse internationale : #Ebola #Texas #mathématiques

Au menu cette semaine : des fanatiques religieux pensent que l’épidémie d’Ebola est une « punition divine » contre l’homosexualité ; au Texas, l’épouse d’un leader homophobe le quitte pour une femme ; Maryam Mirzakhani, première femme à décrocher le « prix Nobel » des maths.

Uganda Pride

Samedi 9 août, une centaine de militants LGBT ougandais ont dansé sur les bords du lac Victoria pour célébrer l’annulation, la semaine dernière, par la Cour constitutionnelle d’une loi durcissant la répression de l’homosexualité. Cette première Uganda Pride, sur invitation seulement, a été autorisée par la police et s’est déroulée sans incident.

En Ouganda, les relations homos sont passibles de la prison à vie depuis 1950. La nouvelle loi interdisait toute « promotion » de l’homosexualité et rendait obligatoire la dénonciation des LGBT. Le gouvernement a contre-attaqué en faisant appel de cette annulation.


Bah voyons…

Selon le Conseil des Eglises du Libéria, les homos seraient la cause de l’épidémie d’Ebola qui sévit actuellement en Afrique de l’Ouest : « Dieu est en colère contre le Libéria, Ebola est un fléau. Les Libériens doivent prier et demander le pardon de Dieu pour la corruption et les actes immoraux (comme l’homosexualité) qui continuent de pénétrer notre société. »

Pour mettre fin à ce « châtiment divin » – qui a fait plus de 1 000 morts depuis le mois de mars – l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a décidé de s’en remettre à la médecine, en autorisant, mardi 12 août, l’utilisation de traitements expérimentaux.

Libéria + homosexuels = Ebola
(source : des fanatiques religieux)

Procès inédit

Depuis 2001, l’homosexualité n’est plus considérée comme une maladie mentale en Chine. Pourtant, il existe toujours des cliniques qui proposent de « soigner » les lesbiennes et les gays chinois, souvent soumis à une forte pression sociale et familiale. Le 31 juillet, le premier procès d’une de ces cliniques s’est ouvert à Pékin. Les personnes qui subissaient ces « thérapies de réorientation » étaient souvent « soignées » à coups d’électrochocs.

Le tribunal pékinois devrait rendre son verdict d’ici un mois.

La boss des maths

Mercredi 13 août, pour la première fois, une femme a remporté la médaille Fields, la plus prestigieuse récompense en mathématiques. Maryam Mirzakhani, 37 ans, Iranienne et professeur à Stanford (Californie), a obtenu son doctorat à Harvard en 2004. Spécialiste de la géométrie des formes inhabituelles, elle a découvert de nouvelles façons de calculer les volumes d’objets avec des surfaces hyperboliques, par exemple une selle de cheval.

« C’est un grand honneur et je serai heureuse si cela encourage de jeunes femmes scientifiques et mathématiciennes », a-t-elle déclaré. « Je suis convaincue que de nombreuses autres femmes recevront ce type de récompense dans les prochaines années. »

Avant Maryam Mirzakhani, 52 hommes avaient gagné la médaille Fields.

Bien fait !

Jonathan Saenz, fervent catholique, est président de Valeurs du Texas, une association anti-LGBT. Selon le site Lone Star Q, sa femme l’a quitté pour une femme un peu avant qu’il ne prenne la tête de l’organisation. Et c’est pendant sa procédure de divorce, entamée en 2012, que Jonathan Saenz, déjà très conservateur, a commencé à faire une fixation sur les homos.

Il a essayé, sans succès, de faire interner son ex-épouse au motif qu’elle refusait une évaluation psychiatrique dans le cadre du divorce. Jonathan Saenz a notamment affirmé que les militants LGBT veulent envoyer les chrétiens dans des camps de concentration ou que le mariage entre personnes du même sexe mène à l’inceste et à la polygamie.

L’arroseur arrosé…

Marie

2 Comments

  1. Elsa says:

    Un jour un mec m a dit que tout les conflits sur terre était a cause des “pds et des gouines”… Ya eu Hitler,Kim jong il, et George Michael

  2. timide says:

    … se demande déjà à quoi pourrait avoir l’air l’article BBX de l’année 2015 en terme de revue presse internationale …

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