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5 destinations friendly à petits budgets

“European Tour for ever bitches”. Non, c’est une blague, on ne compte pas se la jouer Spring Breakers, mais pour bien profiter de l’été, Barbi(e)turix vous file quelques idées pour mettre à profit vos congés, pauses pédagogiques et autres périodes de farniente, ainsi que votre paie durement gagnée (ou non).

Evidemment, on prend en compte la crise ; on a donc trouvé utile de ne pas faire de propositions exagérées à la sauce de nos consœurs de magazines féminins, en vous proposant des road-trips tels que San Francisco, Sydney, Tijuana et autres contrées lointaines. Modestement, on pense vous proposer mieux.

Piran.

Moins cher que l’Italie et situé à seulement 120 kilomètres de Ljubljana, Piran est le petit bijou de l’Istrie, une région Slovène encore peu courue des touristes. Envie de ralentir, de vous laisser porter par la torpeur des plages de l’Adriatique ? Ce très joli village au charme moyenâgeux offre un dédale de ruelles pavées, des plages à l’eau cristalline, un calme olympien et une bouffe à ravir vous papilles égarées par une overdose de junk-food. L’arrière pays n’est pas en reste ! Vous pourrez arpenter, à pied ou à vélo, les marais salants du parc naturel de Secovlje. Maisons désertées des sauniers, paysages préservés, hérons, hérons et petits patapons. Et si l’envie d’une virée romantique vous prend soudainement, Venise, de l’autre côté, est accessible en bateau !

Marseille.

Marseille, le nouveau Brooklyn ? Sacrée capitale de la culture l’année passée, Marseille est en voie de devenir le nouvel eldorado des parisiens lassés de leur quotidien infernal. Mais avant de vous y installer, vous pouvez toujours y passer votre été. Au programme, balades dans le vieux port, promenades en mer à bord de pointu, visite des calanques de granit et fin de journée devant une toile en pleine air à la Friche Belle de mai, le nouvel espace culturel et associatif situé tout près de la gare Saint-Charles. Expositions, ciné pique-nique, concerts et conférences, tout le long de l’été. Et si vous voulez pousser le vice de la farniente jusqu’au bout, on vous conseille un détour par la calanque auto-proclamée indépendante de Figuerolles, la R.I.F. Face à la mer, ce petit bout de littoral peint par Braque et chéri par Hemingway édicte ses propres lois. Pour devenir citoyen de cette République, nul besoin de passeport, juste d’une bonne carte IGN. La chambre la plus économique est à 37euros. 37e pour l’indépendance, c’est plutôt honnête, non ?

Vienne.

Quand on pense pays de l’Est et compagnie (autre que le trio maléfique Russie-Pussy Riot-Poutine), le premier nom qui nous vient aux lèvres est celui de Berlin. Seulement Berlin, on en mange un peu à toutes les sauces et sa réputation de « the place to be » n’est plus à prouver. En revanche, on a préféré s’attarder sur Vienne et ce, pour plusieurs raisons. Culturellement et historiquement, c’est un peu le top du top – même si vous n’êtes pas spécialement branchée opéra, architecture et empereurs autrichiens – ,mais Vienne semble être aussi ce qui se fait de mieux en termes de gay-friendly. Mariage pour tous, quartiers gay/lesbien et vie nocturne plus-que-mouvementée, on ne peut que dire oui. Pour pécho de la viennoise, rendez-vous au Frauencafé, LE bar féministe de Vienne, pour ne pas être trop dépaysée de la Mutinerie.

Madrid.

On aurait pu citer Barcelone. Mais là encore, c’est du déjà vu.  Alors, direction Chueca, le quartier madrilène gay “officiel” de la ville ainsi que ses 500 commerces LGBT (Oui, oui) ou Lavapies, le quartier des bars auto-gérés, des marchés féministes et de “l’orgullo indignado” (= la gay pride des Indignés).Vous pourrez ainsi exhiber vos tatouages ainsi que votre graisse perdue à temps (même si on sait très bien que personne ne la perdra) autour d’une partie de baby-foot à la80, un bar eigthies qui organise tous les dimanches un tournoi lesbien. Procurez-vous « L’Espagne pour les Nuls », à défaut de vous infuser des séries telles qu’ Un, Dos, Tres  et préparez-vous à enquiller Mojitos, Sangria et autres breuvages locaux. Ça laisse songeuse, hein ?

Stockholm.

Dernier point de notre sélection estivale. Alors oui, certes, Stockholm ne bat pas des records d’ensoleillement à l’instar de Madrid mais vous pourrez profiter de sa Gay Pride, le 2 août. Et l’on sait à quel point les pays du Nord, notamment la Suède, peuvent être ouvert d’esprit et avant-gardistes quant aux droits LGBT. La  ville regorge de divers festivals musicaux – on vous arrête tout de suite, pas que des groupes folkloriques – et autres joyeusetés touristiques. Autre bon point, il ne fait nuit que 3 heures par jour, ce qui vous permet de rentabiliser votre séjour et de visiter Södermalm, le quartier branché de la ville. Pour une parfait journée suédoise, soyez fidèle à l’esprit “Lagom” (la juste mesure), une petite balade en vélo sur l’île de Djurgården, suivie d’une visite du musée ABBA, des krisprolls saumon-aneth en guise de déjeuner, puis la découverte du Vasa, ce gigantesque bateau repêché trois siècles après avoir coulé. En soirée, un joli plat vegan dégusté au Copacabana, le spot lesbien de la ville. Et si vous hésitez encore, un point devrait vous mettre d’accord : les suédoises.

 

An Si

3 Comments

  1. Claude Carson says:

    Bonjour,
    Merci pour ce mini guide, mais il y a une erreur à corriger, en Autriche, le mariage pour les couples de même sexe n’est pas encore autorisé, en revanche il existe l’union civile depuis 2010.

  2. Marquize says:

    Arg qu’est-ce que je ne donnerai pas pour partir au soleil !! En revanche, Stockholm destination à petit budget ? On ne doit pas avoir la même bourse…

  3. bambino says:

    et sinon, petite imprécision : l’Autriche est un pays d’Europe centrale… même si c’est à l’Est pour nous.. L’Europe est vaste…

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