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Tinder surprise

Le clic est simple et semble-t-il, efficace. Comme dans toute application ou site de rencontres, le procédé est le même: des selfies, une phrase d’accroche et le tour est joué.

Sauf que Tinder est seulement disponible sur iPhone ou Androïd. Pas de site Internet, une application simple, géolocalisée comme Grinder et Brenda mais reliée systématiquement à votre profil Facebook. Ainsi, vous pouvez voir les contacts et les intérêts que vous avez en commun avec les personnes que vous vous apprêtez à liker ou à balancer sur le côté.

Deux doigts, une croix et un cœur. Est-ce que cette personne vous plait? Si oui, vous savez où mettre votre pouce, index ou que sais-je encore.

Alors les profils défilent et finalement, de ce qui devait vous permettre de faire des rencontres devient un jeu. Vous passez de “cette personne me plait” à un “elle est jolie/ elle est moche”. Si y’a un match, vous êtes heureuse : l’attirance est réciproque. Ou ne s’agit-il là que d’un moyen de booster votre ego ? Et si la personne de l’autre côté a le même clic que vous? Vous ne faites finalement que partie d’un catalogue de visages parmi les autres.

Qui plus est un catalogue carrément binaire. Ici, obligée d’être une femme ou un homme, pas d’autre choix. Et quand vous dites ne vouloir que voir les profils de femmes, de nombreux profils d’hommes cis font leur apparition.

Comme partout ailleurs ( sites de rencontres ou la rue), les mêmes relous qui pensent que parce que vous êtes gouine, vous aurez systématiquement envie de coucher avec eux car ” ils n’ont jamais fait ça avec une lesbienne”dixit l’un d’entre eux, hier.

Mais le propre de Tinder, est quand même de ne pouvoir envoyer un message seulement si le match a eu lieu. Ce qui réduit de manière considérable les messages de lourdaux, sauf si vous faites une mauvaise manipulation et que votre doigt glisse sur le cœur ou que votre smartphone est entre les mains diaboliques d’une nièce ou d’un neveu.

Lancée en 2012, Tinder est une application qui rassemble  déjà des millions d’utilisateurs/ trices. Il y a peut-être moins de risques de tomber sur un faux profil puisque c’est relié à Facebook et la possibilité de voir les contacts en commun peut s’avérer très utile mais comme tous les autres sites, le côté mercantile est très flagrant: on like ou on jette en un clic et c’est terminé. Mais tout dépend de l’utilisation que vous en faites, finalement.

Si vous souhaitez booster votre ego, faites, on en a souvent besoin, et si vous souhaitez rencontrer votre future amoureuse, faites aussi.

Mais pas de surprise chez Tinder. Vous avez le choix entre un jouet à collectionner ou un jouer à construire. ( ou les deux)

Et vous, que pensez-vous de Tinder?

Sarah

Sarah

Sarah parle de cul et d'amour mais aussi de bouffe vegan, de genre et de féminisme. Passion vélo et gingembre addict. Nouvellement vidéaste, elle espère flooder la toile de sa vision du porno. Twitter : @sarahdevicomte

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6 Comments

  1. timide says:

    Ah wouai !?!

    Moi, pour booster mon ego, je BBX régulièrement, et hop le tour est joué timide devient Timide ! c’est tout vu ! ;-)

  2. Bozonbozon says:

    Le grand intérêt de Tinder c’est d’y trouver les hétéro curieuses et les lassées du très llaid, cher et peu pratique gayvox. Malgré tout même à Paris on a vite fait le tour des profils et ailleurs en France c’est le grand désert. Et puis finalement on retombe quand même sur nos ex et les ex de nos ex. Multiplier les appli ne multiplie pas les lesbiennes malheureusement!

  3. Grmpf says:

    Et sinon, on peut parler du vague essai d’être inclusives dans votre article, gâché par un bon gif cisexiste?

  4. neogdou says:

    Merci pour l’article.
    J’ai une question pratique:
    Comment on fait quand on a un windows phone: pas de brenda, ni grinder ni tinder ?

  5. Ham says:

    Pour les utilisatrices de Windows Phone, il y a 6tin, une appli non officielle de Tinder qui vient de ressortir depuis peu :)

  6. pen says:

    A Berlin, les meufs y sont magnifiques! ;-*

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