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Sex&Music : on en rêvait, Arte l’a fait

En format de quatre épisodes de cinquante minutes, la chaine franco-allemande diffuse depuis le 3 mai, le documentaire Sex&Music réalisé par six filles et un garçon, tous plutôt bien intentionnés.

Et de quoi ça parle au juste ? De l’adéquation entre sexualité etmusique, grâce à des témoignages et des analyses qui nous prouvent le plus intelligemment du monde que ce que nous écoutons n’est pas étranger à nos choix sexuels.

Le premier épisode, De la pilule au Sida, traitait de l’évolution des mœurs entre les 60’s jusqu’aux 80’s, avec comme questionnement « Comment, du rock à la musique disco, la société s’est-elle progressivement tournée vers une nouvelle représentation de la sexualité ? » Le deuxième volet, De dominées à dominantes, mettait en avant des artistes féminines bien décidées à crier haut et fort (et surtout en musique) leurs revendications. De Lady Gaga à Britney Spears, en passant par l’inclassable Beyoncé et bien sûr, Peaches.

Bon, le hic jusqu’à maintenant, c’est que l’on vous parle d’épisodes que vous avez sûrement et malheureusement dû rater pour x et x raisons, Arte n’aidant pas à la chose puisque le streaming d’archives n’étant plus disponible. Votre dernière chance, la VOD qui, pour 1€99, vous permettra de rattraper votre retard.

Sinon, il vous reste l’épisode du samedi 17 mai (toujours visible sur le site de la chaîne), intitulé, Des troubles dans le genre, (un sujet d’actualité plutôt pertinent au vu des évènements actuels), qui interroge l’identité du genre et la diversification de la sexualité. On vous en donne un petit aperçu en quelques lignes.

« À partir des années 1960 et l’arrivée du rock, les jeunes s’imposent, et avec leurs idoles, brouillent la frontière entre les genres. Érigés en sex-symbols et leaders d’opinions, des chanteurs comme Mick Jagger et David Bowie jouent avec les codes d’une certaine féminité tandis que des chanteuses comme Patti Smith et Janis Joplin enfilent des costumes d’homme. Les corps deviennent androgynes, puis avec le mouvement hippie empreint de rock psychédélique, l’homosexualité, jusqu’ici taboue, se libéralise, et le disco finit d’exalter la libre sexualité… En suivant l’évolution des rapports entre la musique et la question du genre, depuis Elvis jusqu’à Lady Gaga en passant par Peaches ou Britney Spears, cet épisode démontre comment l’androgynie, passant du stade subversif au mainstream, est devenue une culture officielle dans les grandes villes occidentales. »

Le meilleur reste à venir puisque samedi 24 mai, le quatrième et dernier épisode, Sexe, douleur et Rock’n’Roll, clôturera cette série en traitant de l’esthétique SM et de sa vulgarisation populaire. Une soirée coups et blessures que vous ne devrez manquer sous aucun prétexte.

An Si

An Si

Sbire candide de BBX, An Si s'intéresse à la culture queer, porn et mainstream. Ré-invente la langue française avec ses fautes d'orthographe.

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2 Comments

  1. timide says:

    oh lala merci d’en faire la pub en relayant l’info !

  2. timide says:

    et ci-dessous, le petit link du dernier épisode (pour kelke jours) :

    http://www.arte.tv/guide/fr/048689-004/sex-music?autoplay=1

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