Catwoman

Pratiques extrêmes : conseils sécurité

Dans le sexe on peut aisément dire que tout est bon… tant qu’il y a l’envie de chacun. Néanmoins, certaines pratiques peuvent constituer un danger physique réel de par leur nature ou simplement si elles sont mal réalisées. Nous allons donc lister ensemble la plupart d’entre elles.

Le bondage.

Aaaaaaah. Attacher c’est à la mode. Tout le monde a en tête l’image de ces merveilleuses menottes en fourrure rose fluo… Ou de ces gens noués d’une main de maître qui rendraient n’importe quel marin jaloux. Il convient cependant de respecter certaines règles essentielles afin de ne pas teinter le plaisir d’accidents aussi bêtes que funestes.

- Toujours s’arranger pour pouvoir détacher rapidement la partenaire, en cas de problème.

- Certaines zones ne doivent pas faire l’objet d’un serrage en raison de la présence de vaisseaux sanguins importants. Il s’agit du cou, de l’aine et des aisselles. De même les liens ne doivent pas bloquer ou pincer le chemin d’un nerf.

- Être attentif à votre partenaire immobilisé(e). Vérifiez régulièrement ses extrémités, elles ne doivent pas être froides ou engourdies. Vous devez également être maître de vous-même, c’est pourquoi l’usage d’alcool ou de drogues doit être plus que mesuré.

- Ne pas utiliser de liens fins qui occasionnent plus de blessures.

- Ne jamais laisser votre partenaire seul(e).

- Convenir d’un code afin d’arrêter rapidement en cas de problème.

- Enfin, l’autobondage reste une pratique dangereuse qui rassemble à elle seule une grosse partie des accidents imputables à l’usage des liens.

L’asphyxie érotique.

Il s’agit de privation d’oxygène et là encore l’important reste le contrôle et la maîtrise pour rester safe. L’attention à son partenaire doit être au maximum. La perte de connaissance doit être évitée car l’asphyxie prolongée peut occasionner des séquelles cérébrales ou même le décès. A l’extrême, le vide peut être utilisé dans les jeux sexuels. Ainsi, le vacuum bed (jeu qui consiste à s’envelopper dans du latex et à extraire l’air avec une pompe) qui relève plus du bondage et de l’immobilisation peut être source d’asphyxie dangereuse.
Comme pour le bondage, la pratique en solo de l’asphyxie érotique n’est pas sécuritaire.

Coups et flagellation.

En matière de châtiments corporels, il faut savoir jouer de tact et de mesure. Si l’utilisation de martinets et autre paddles ne posent pas de soucis particuliers, le fouet (composé d’une lanière unique) est quant à lui une véritable arme… La preuve, Wonder Woman en a un. Il doit être réservé aux personnes averties et expérimentées.

Les jeux de dilatations extrêmes.

Le vagin et l’anus supportent bien la dilatation et la plupart du temps, cela reste sans danger. Ainsi une main peut aisément de sa balader si la préparation a été efficace (excitation et lubrification).
Le vagin ne comporte aucun sphincter. Plusieurs muscles composent le plancher pelvien. La dilatation vaginale va étirer ces muscles. Si elle est répétée et extrême (je parle de bien plus d’un poing) elle pourra occasionner une perte de tonicité de ces muscles. Cela peut alors entraîner une béance vaginale bien peu glamour et divers prolapsus (vésical, du col utérin…)
L’anus lui, contient deux sphincters, un externe à commande volontaire, l’autre interne qu’on ne peut pas diriger. La dilatation extrême ou violente du canal anal peut léser ces muscles et provoquer incontinence et prolapsus.
L’existence de ces prolapsus est parfois recherchée et constitue une pratique sexuelle à part entière. Elle reste dangereuse dans le sens où les séquelles fonctionnelles pour les individus la pratiquant paraissent évidentes.

La tomate et le missionnaire

L’usage d’aliments et autres composés naturels ou non est une pratique comportant peu de risques. Néanmoins, avant de vous badigeonner d’huiles essentielles ou d’introduire votre racine de gingembre fraîche dans des endroits peu licites (figging) il convient de vérifier un truc : l’absence d’allergie.

Je passe assez vite sur tous les jeux de lames/aiguilles et autres pour des raisons évidentes. C’est dangereux de lacérer votre partenaire avec un clou rouillé.

Enfin, n’importe quelle pratique sexuelle même la plus banale comme « le missionnaire » peut être dangereuse sans un préalable essentiel : l’excitation et la lubrification (naturelle ou non). Ainsi, tout ce qui a pour but d’assécher les muqueuses est à proscrire. Tout acte sexuel exécuté sans s’enquérir de l’autre, de son consentement et de sa disposition est à bannir.

Merci à @Gadiouka pour ses précisions

Flo

 

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3 Comments

  1. Jeanne-Emilie says:

    Excellent article… Pour avoir pratiqué à (très) haute dose.
    Néanmoins, une précision s’impose. Ne pas pratiquer le SM avec quelqu’un que vous connaissez peu ou mal. La complicité doit être totale entre la soumise et la maitresse. Si on a jamais pratiqué, il faut s’adresser à une “pro” qui saura mettre en confiance expliquer. Donnez aussi vos limites, dans les coups notamment ou le bondage. c’est important. Choisissez aussi les cravaches, martinets ou autre que vous désirez. Votre maitresse normalement vous le demandera, chaque personne est sensible différemment.
    Votre relation avec votre maitresse est presque une relation amoureuse dans le sens ou vous vous donnez à elle. Vous devez avoir une confiance totale en elle, sinon la séance tournera vite au cauchemar !
    Sur ce, amusez-vous bien !

  2. GF says:

    Hou, ne serait-ce point cette exquise Bettie Page en train de se faire punir ?

    Je me permettrais de rajouter deux petits détails techniques concernant le bondage :
    - Il ne faut pas trop serrer les cordes. A titre personnel, je laisse toujours l’équivalent d’un doigt comme marge.
    - Une bonne paire de ciseaux à portée de main … On n’est jamais trop prudente.

    Ho allez, un troisième, qui relève du bon sens : attacher les gens c’est cool, mais des fois on se perd dans les cordages et les nœuds. Parfois, une simple paire de menottes résout l’affaire =D

  3. L'épicène says:

    Les jeux de lames et d’aiguilles ne devraient pas être pratiqués sans avoir quelques notions d’aseptie (n’importe quelle infirmier, aide-soignante, tatoueuse ou pierceur pourra vous donner les bases en 10mn) ; le matériel stérile est fortement recommandé.

    Toutefois, si le jeu n’entame que très superficiellement l’épiderme, on peut se contenter de la notion commune de “bien tout désinfecter”, avant ET après : la peau (10cm autour de la zone), les ustensiles, et les mains qui les manient.

    Attention aussi à ne pas jeter d’objets tranchants, ni de matériel utilisé (on dit “contaminé” même si vous êtes clean) dans une poubelle ordinaire. Vous pouvez demander en pharmacie un petit seau jaune fait exprès pour ça.

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