Chloé Arte

Chloé : “J’ai toujours mis ma musique en avant plus que ma personne”

Pilier dans le milieu des “pédés et des gouines”, résidente phare du Pulp, Chloé a  réussi à se faire une place de choix dans le milieu de la musique électronique. Respectée et incontournable, il était évident de la retrouver pour la Wet For Me-Decade Edition !

Tu as conscience d’être devenue un pilier dans le monde de la nuit lesbien ? C’est quelque chose qui compte pour toi ?

J’en ai conscience, effectivement.  J’ai commencé et grandi en tant que DJ dans ce milieu. J’ai beaucoup joué pour les pédés et les gouines dès mes débuts :  que ce soit pour les soirées du magazine “Têtu” qui avaient lieu dans des gros clubs de province et à l’étranger, j’étais aussi résidente aux soirées “Ladies Room” d’Anna la Chocha qui se tenaient au Dépôt, et bien sûr j’ai été résidente au Pulp, LE club tenu par des filles. Je jouais aussi régulièrement pour Ludo & Jérôme, qui organisaient les plus grosses soirées pédés, les “House of Legend” entre autres, à l’Enfer. Aujourd’hui, je suis donc contente de continuer à jouer pour le milieu, c’est important pour moi : que ce soit les Wet for me, les Cockorico de Maxime Iko, les Flash Cocotte, les Corps vs Machine et d’autres !

Photo : Thomas Pirel

 Est ce que ça t’a déjà desservie ?

Je ne crois pas. Disons que l’explosion du Pulp du aussi aider à la reconnaissance de ce milieu : un club de filles qui fait de la programmation pointue, c’était rare ! Je me rappelle avant que le Pulp n’explose, si je disais que j’étais résidente dans un club lesbien, ça le faisait moyen dans le milieu de la musique électronique… Comme si ça ne comptait pas, alors que pour moi ça avait de l’importance ! On ne comprenait pas très bien que je puisse à la fois mixer dans des clubs pointus, faire des disques exigeants, et mixer dans des soirées gay. Pourtant c’est ce mélange qui a fait ce que je suis aujourd’hui.

As-tu conscience d’être également considérée comme une des DJ/musiciennes les plus discrètes de la planète électro ? 

C’est sûr que je ne suis pas du genre à en rajouter, j’ai toujours mis ma musique en avant, plus que ma personne.

 Tu peux nous parler de la première fois que tu as joué à la Wet For Me ? 

Je ne me rappelle pas de ma première fois à la Wet, je l’avoue, mais à chaque fois que j’y ai joué, c’était génial ! Je venais de temps en temps dans les premières soirées dans des bars. Puis la soirée est passée des bars aux clubs, et progressivement s’est imposée, jusqu’à devenir une véritable institution dans le milieu lesbien. RESPECT, les filles !

Photo: Kill The DJ

Il y a quelques mois tu sortais Last Gasp. Tu travailles sur quoi en ce moment ?

J’ai fait un morceau pour la compilation Colette sur le thème de l’amour mais aussi, des podcasts, notamment pour Tim Sweeney’s Beats in Space Radio Show à New-York et un autre pour Items & Things. J’ai aussi réalisé un live pour Arte en décembre dernier. Et j’ai récemment remixé ces deux morceaux :  ”Forget me not“de Le Carousel feat. Phil Kieran et “Layers“ de Daypak & Padberg. Je prépare le remix du morceau de Douglas Greed, “Driven” mais aussi de “Trace de toi” d’Alain Chamfort pour la rentrée prochaine !

Et je suis très contente de venir le 26 avril prochain !

 

Adeline

Wet For Me – Decade Edition, le 26 avril à La Machine du Moulin Rouge. Préventes vivement conseillées.

Photo de couverture  : Arte

Adeline

Caution musicale de la team et rédactrice en chef du mag Heeboo, Adeline est amatrice de sonorités brutes et de soirées sans façons. Elle aime : le bleu / ponctuer ses interventions de points / râler. Ses soirées à elle (et à tout le monde) : Sneaky Sneaky.

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One Comment

  1. timide says:

    encore une belle nana !

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