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Cosmetics : « L’hymne de mon enfance ? Real Wild Child, par Iggy Pop »

Alors que le duo canadien Aja et Nic aka Cosmetics parcourent l’Europe pour leur première tournée internationale, nous les avons captés à l’occasion de leur passage à l’Espace B, le 22 février dernier. Nic répond à notre interview « Teenager ».

Le titre qui a bercé ton enfance ?

Ma mère était jeune et coole, il y avait toujours de la bonne musique à la maison. L’hymne de mon enfance ? Real Wild Child, par Iggy Pop, j’avais 4 ou 5 ans.

Ton premier disque ?

Quelques années plus tard, un gosse plus âgé, que je ne connaissais même pas, m’a donné le disque de Dirty, de Sonic Youth. Je ne sais pas pourquoi, il a pensé que ça me plairait. Et effectivement, j’ai adoré !

À l’époque, tu faisais quoi de ta vie ?

Je passais mon temps à faire du skateboard.

Tu portais quoi aux pieds ?

Des baskets pour le skate, des Vans.

Le premier concert qui t’a marqué ?

Fugazi. Lors de leur tournée finale. C’est encore aujourd’hui un des meilleurs concerts de ma vie. C’était dans une église. Ils ont joué pendant deux heures. Incroyable.

Et dans ta chambre d’ado, c’était plutôt murs blancs ou posters ?

Dans ma chambre tout était de couleur argent. J’ai longtemps fait une fixette sur un livre d’art d’Andy Warhol. Du coup, je peignais tout ce que j’avais de couleur argent, de mes meubles à ma chaine hi-fi. Sur mes murs aussi, j’avais posé du papier argenté et j’avais peint le plafond en gris. J’ai gardé cette esthétique pendant quelques années. Mais maintenant que je vis avec Aja, tout est blanc dans notre loft.

Ado calme ou rebel ?

Calme.

Tu avais des idoles ?

Oui ! Andy Warhol. Ian Svenonious aussi. Puis toute la génération de graphistes des années 1960 comme Martin Sharp.

Et tu attendais quoi de la vie à l’époque ?

Je voulais devenir graphiste. Au fond, j’ai toujours voulu faire de la musique, mais je n’ai pas osé me lancer plus tôt. J’ai rencontré Aja dans un autre groupe qu’on essayé de lancer. C’est tombé à l’eau, mais on a continué tous les deux. Cosmetics est notre premier véritable pas dans la musique.

 

Tu en rêvais ado ?

La musique était tout pour moi, mais je ne sais pas pourquoi je ne m’en suis jamais cru capable. Je ne savais jouer d’aucun instrument et je ne connaissais personne qui avait de groupe. J’ai décidé de devenir graphiste pour créer des couvertures d’albums ou des posters pour d’autres groupes. Je faisais ça avant de me lancer dans Cosmetics, et je continue de le faire quand j’ai le temps.

Si tu étais un ado d’aujourd’hui, tu penses que tu serais attiré par les mêmes choses ?

Oui, encore aujourd’hui, j’aime ce que j’aimais ado. Mais peut-être qu’aujourd’hui, plus RIEN ne me ferait rêver, tout est tellement trop accessible, que ce soit la musique, l’image, on a trop accès à tout et n’importe quoi.

http://cosmeticscosmeticscosmetics.bandcamp.com/

Adeline

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One Comment

  1. timide says:

    wouai A. is back ! great article.

    tomate verte et moi-même, on se dit qu’on dirait vraiment “siouxsees and the banshees”, c’est dingue !

    avec les effets trippants et hypnotiques, en étant un peu maladroite, je pourrais penser : “à la limite du plagia”.

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