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La Choriza, « illustratrice féministe »

Voilà comment elle se définit elle-même, n’ayant pas peur de défendre ses convictions. Vous avez déjà pu voir ses illustrations exposées à la Mutinerie ou à la librairie Violette and Co. S’il fallait encore en douter, on comprend bien que les féministes, lesbiennes politisées, et lesbiennes tout court ne manquent pas d’humour !

La Choriza reprend par exemple des slogans célèbres tels que « Une femme sans homme, c’est comme un poisson sans bicyclette. » pour en faire une interprétation imagée, décalée et vraiment parlante. Elle fait appel à des personnages attachants comme des poupées russes, des petites filles brunes intrépides et la fameuse Odette, le sympathique piaf, que l’on retrouve d’image en image. Odette fume, boit, joue aux cartes, et on la suit dans ses aventures toujours drôles et qui nous font réfléchir …car Odette semble être une vieille commère gouine pleine de sagesse, version volatile.

La Choriza crée aussi des affiches ou flyers pour des événements et causes qu’elle défend. Mais c’est dans le fanzine principalement qu’elle a trouvé un format correspondant à son engagement artistique. Elle a créé le sien en 2006 : La Choriza qui emprunte son nom d’artiste. Elle y écrit en français et en castillan du Chili, pays d’où elle est originaire.

Si vous avez de la chance et que vous tombez par hasard sur le numéro 6 encore en vente dans une librairie dont vous avez poussé la porte par hasard, jetez-y un œil, et même deux ! Il renferme à l’intérieur une petite BD légère et savoureuse, répondant au doux nom de Porno Vegano… La Choriza anime des ateliers fanzines également dans le but de faire partager cette envie de faire soi-même à des collégien.ne.s ou dans un cadre plus festif et militant, comme lors de festival transpédégouines et autres rencontres… Elle collabore également à de nombreuses autres publications alternatives, notamment à la revue Chéribibi. Elle travaille le plus souvent en noir et blanc, dans le but précisément de s’adapter à l’exigence de reproductibilité immédiate du fanzine, souvent photocopié à peu de frais. Les contours noirs bien marqués des images de la Choriza renvoient d’ailleurs aux techniques de la sérigraphie et du pochoir, qu’elle utilise plus rarement, préférant le crayon noir épais, de type feutre.

La Choriza choisit des thèmes forts et ses dessins sont le plus souvent critiques, à l’égard de la religion comme on peut le voir dans sa série Santas.


Si vous avez envie de découvrir plus de dessins, textes, et même, photos, vous pouvez voir tout ça à l’adresse de son blog : http://lachoriza.wordpress.com/. Et vous pouvez aussi passer à la librairie La Rue (10, rue Robert Planquette, Paris, 18è) pour voir quelques-uns de ses dessins en noir et blanc, exposés en ce moment.

Bénédicte

Angie

Caution bisexuelle de BBX, Angie écrit sur le cinéma et les arts. Mais en vrai, elle aime surtout les paillettes et les sequins dorés. Twitter : @angelinaguiboud

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One Comment

  1. Choriza says:

    haha!
    quelle rapidité Bénédicte!

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