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La «première dame» n’existe pas

En France, l’expression « première dame » n’a aucun statut légal. Son existence relève entièrement de la tradition. Thierry Mandon, porte-parole du PS à l’Assemblée Nationale parle même d’un « archaïsme de la République ».

À chaque fois que la nouvelle d’une rupture présidentielle vient ébranler l’actualité politique, on se pose cette éternelle question : faut-il en finir avec le label « première dame de France » ?

En effet, il serait grand temps.

L’appellation « première dame » coûte cher au contribuable

Sous l’ère Trierweiler, il nous en a coûté 19 472 euros par mois pour cinq collaborateurs dont trois fonctionnaires. Ce chiffre qu’avançaient les services du premier ministre au début du quinquennat de François Hollande est, il est vrai, moins important que celui dont bénéficiait Carla Bruni. A savoir 36 448 euros par mois pour huit collaborateurs.

Sans parler des scandales relatifs aux « dotations » des premières dames. Enfin, si, parlons-en. En 2007, on apprend que Cécilia Sarkozy utilise directement la carte bleue de l’Elysée. Ce qui, juridiquement, est tout bonnement assimilable à un délit de détournements de fonds publics. Plus récemment, c’est le financement du site de Carla Bruni qui fait scandale : 410 000 euros qui proviendraient au moins partiellement de l’argent public via la fondation Carla Bruni-Sarkozy.

Des « premières dames » assujetties à un rôle de représentation

On a eu la preuve concrète avec Cécilia Sarkozy, être « première dame » est un lourd fardeau, souvent difficile à assumer. Surtout en déplacements. Quand on pense qu’une courbette déplacée, qu’une bise hésitante, qu’une politesse de trop peut créer une crise diplomatique…

L’héritage est surtout là : la première dame ne l’est que par rapport à la liaison qu’elle entretient avec le président, jadis roi de France. Comme si, prise à part, elle perdait de la valeur. Ce titre est éminemment patriarcal. Dans la pratique encore plus qu’en théorie. Madame marche toujours derrière Monsieur. Chut, c’est le protocole qui veut ça. Madame parle chiffons avec son homologue pendant que Messieurs débattent de l’arme nucléaire.

Dépoussiérer les usages

En 2014, la notion de « première dame » paraît désuète voire complètement obsolète. Le terme « première » n’a aucun fondement. Première de quoi ? De qui ? Selon quel principe ? Sinon celui d’être la compagne du président de la République.

Maintenant qu’il est admis que ce même président n’est pas obligé d’être marié, il serait peut-être temps qu’on laisse tomber l’étiquette de « première dame ». Surtout, ça éviterait des questions moqueuses, portant atteinte à la dignité humaine et aussi inspirées que celle-ci : Madame Trierweiler est-elle toujours « première dame » de France ? Comme si, en mettant fin « à sa vie commune » avec elle, François Hollande la destituait d’un grade, pour faute grave.

Rania

 

4 Comments

  1. élodie says:

    ‘Première dame’ est l’équivalent classieux de ‘favorite’ dans le système hiérarchisé qu’est le harem. Tant qu’il y aura des femmes qui se déclarent publiquement heureuses de leur soumission, telle l’inénarrable Valérie T. qui malgré la rupture réaffirme son attachement à son ancien ‘titre’ de pacotille, on aura encore un pouvoir 100% masculin entouré de potiches 100% potiches. cqfd

  2. Artemisia.g says:

    ‘tain sur la photo, on dirait que Val et Mich’ vont se rouler une belle galoche! Hot! lol

  3. timide says:

    +1 a.g. grave !

  4. Sam says:

    surtout que lorsque c’est des femmes au pouvoir on ne voit pas ou très peu leurs maris les accompagner partout et surtout mettre entre parenthèse leurs carrières personnelles (Danemark, Allemagne…)

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