London grammar bandeau - © Jean-Baptiste Millot

London Grammar : une lumière franche qui te soulève l’âme

London Grammar, trio Londonien (comme son nom le laisse soupçonner) est le genre de groupe pour lequel ça a décollé très vite: visionnages sur Youtube, effet boule de neige, roulez jeunesse et hop qu’on se retrouve dans le top 5 iTunes.

En effet, constitué depuis environ trois ans, ce n’est que début 2013 que le groupe, composé d’Hannah (chant, piano), Daniel (guitare) et Dot (claviers, percussions, batterie) commence à diffuser ses chansons sur Internet. On se demande pourquoi avoir attendu aussi longtemps, tant leur succès est amplement mérité.

Quand on écoute London Grammar, ce qui captive dès le début, c’est la voix. Une voix qu’on a envie d’écouter. Réellement. Pour faire attention à ce qu’elle dit – qui en soi n’a rien d’exceptionnel, ça parle de sentiments et de séparation, mais ça en parle avec une délicatesse et une poigne saisissantes.

Autour d’elle, des sonorités métalliques et feutrées rythmées par des lignes de basse bien appuyées et des petits éclats aériens composent un espace très vaste, à la fois intemporel et résolument construit. On s’imagine facilement dans des villes désertes, grises et blanches, aux forts contrastes, ou en attente d’un devenir quelconque, du moment où “ça ira mieux”, comme dans Hey now.

Sorti en septembre dernier, leur premier album If you stay comporte pas moins de 17 chansons – pour notre plus grand bonheur (c’est toujours un peu décevant les albums de douze morceaux-dont-un-remix-une-reprise-et-un-inédit-qui-en-fait-est-déjà-sorti-trois-ans-plus-tôt-mais-avec-un-peu-de-chance-on-l’aura-oublié-depuis).

Si la plupart des morceaux se font écho dans une tonalité lyrico-mélancolique très parlante pour le vague à l’âme hivernal, il ressort d’autres titres étonnamment optimistes (voire même presque réchauffants), comme Darling are you gonna leave me, ou bien qui donnent envie de secouer la tête et les épaules, tel que le délicieusement rétro Help me lose my mind, en collaboration avec Disclosure.

Il est également difficile, même si on en a déjà par-dessus les cheveux de Nightcall, de passer à côté de leur reprise de Kavinsky. Voyez plutôt:

London Grammar sera en concert le 25 février au Casino de Paris. Mais pas la peine de rêver, c’est déjà complet depuis deux mois. Reste plus qu’à surveiller les festivals de l’été prochain!

Gail

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3 Comments

  1. Marie says:

    Ils ont eu la gentillesse de dédicacer mon vinyle pendant leur concert à Nancy. :-)
    J’espère qu’ils continueront à nous faire vibrer encore longtemps.

  2. Julia says:

    Gail, ça fait du bien de retrouver tes mots sur le site…

  3. Gail says:

    Oh, ben ça… merci Julia !

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