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Homophobie : à Rome, en 2013, une agression tous les 7 jours

D’après les données de la Gay help line, un numéro vert gratuit destinés aux homos et trans victimes de violences dans la région du Latium, en 2013, dans la capitale seulement, 50 cas d’agressions ont été répertoriés. Et depuis le début du mois de janvier, plusieurs sont venus s’ajouter à ce décompte.

Au cours de l’année 2013, et pour la seule ville de Rome, 50 cas d’agressions ont été enregistrés, dont une minorité seulement (1 sur 20) a été dénoncée à la police. Plus de 100 cas de harcèlement (souvent dans le cadre de l’école) ont également été répertoriés, ainsi que 7 suicides ou tentatives de suicide. Extrêmement répandue en Italie, l’homophobie semble s’accentuer ces derniers mois, en tout cas si l’on s’en tient au nombre d’agressions, perpétrées pour la plupart à l’encontre des gays et des trans.

Dépendant du ministère de l’Intérieur, l’observatoire Oscad a été créé pour recenser précisément les actes discriminatoires. De son dernier rapport, publié au début du mois de décembre, il ressort que le délit à caractère homophobe est le deuxième le plus fréquent en Italie, après celui à caractère raciste. Pour l’année 2013, 611 délits ont été signalés à l’observatoire, parmi lesquels 253 dont le motif était discriminatoire. 57% étaient motivés par l’ethnie ou la race, et 27% par l’orientation sexuelle. Parmi cette dernière catégorie, on trouve notamment près de 42% d’insultes et 39% d’agressions physiques.

Le 10 janvier dernier, un couple gay a ainsi été insulté puis passé à tabac dans le centre de Rome par deux hommes. L’une des deux victimes milite au sein de Luiss Arcobaleno, association LGBT étudiante de l’université Luiss de Rome. Une semaine auparavant, un Sicilien de 28 ans qui avait été agressé à coups de bouteille en raison de son homosexualité au sein de la gare de Termini.

En décembre, un jeune de 20 ans, traité de « pédé », est tabassé près de chez lui par un autre homme d’une trentaine d’années. A l’automne, un étudiant de 21 ans se jette du dernier étage d’un immeuble. Dans une lettre retrouvée après sa mort, il écrit « Je suis gay, l’Italie est un pays libre mais où existe l’homophobie. Ceux qui s’y adonnent doivent régler des comptes avec leur conscience. » Au mois de septembre, un jeune homme qui attend son copain près d’une bouche de métro est violemment tabassé par un autre homme, au crâne rasé.

Alors que l’Italie ne s’est toujours pas dotée d’une loi forte qui condamne l’homophobie, ces macabres répétitions d’un même scénario se poursuivent de mois en mois, la plupart des victimes étant des hommes jeunes, et la plupart des agresseurs des hommes également, seuls ou en groupe.

Charlie

One Comment

  1. Jarfi says:

    Chaque fois que j’apprends qu’acte homophobe est commis, je me sens responsable, mais jusqu’à quand faut-il se taire?

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