Wildfang_Pattie-Smith

Wildfang, les tomboys ont trouvé leur marque

Allez, aujourd’hui on va parler chiffons. Oui, c’est plutôt rare par ici, non pas que nous rejetions en bloc tout discours contenant les termes “it-bag”, “must-have” ou “tregging” (sérieusement, peut-on faire pire langage que le franglish des magazines féminins?) mais parce que la mode telle qu’elle est présentée par la plupart des médias généralistes ne satisfait guère nos appétences androgynesques. Et puis parce que merde, y a des choses plus importantes dans le monde (le camel toe par exemple).

Sauf aujourd’hui : aujourd’hui c’est mardi et le mardi, c’est friperie. Dédouanons-nous d’ aborder ces choses futiles que sont l’apparat et le style par une introduction trois fois trop longue et abordons pour de bon le sujet.

Si, en lesbienne tomboy qui se respecte, on recherche un style contrastant avec ce qui recouvre la quasi-totalité des pages glacées des magazines, on se retrouve rapisement face à ce dilemme : aller s’habiller chez les hommes ou acheter ses vêtements deux fois trop grands. Difficile de trouver des pièces à la fois masculines et bien coupées, d’éviter le combo journalier sweat-chemise et de dénicher le petit nœud-papillon qui fait la différence.

Julia Parsley et Emma McIlroy ont flairé le filon. Ces deux créatrices américaines ont décidé de monter Wildfang (“tomboy” ou “diablotin” en allemand), un site de vente en ligne dans la lignée du géant Asos… mais uniquement destiné aux filles “tomboy”.

Fatiguées de loucher sur les rayonnages des garçons, ces deux copines originaires de Portland ont voulu offrir aux filles une ligne de vêtements piochant dans des influences rock, un peu dandy tout en étant confortable. Pour lancer leur marque, elles ont misé sur de gros moyens promotionnels, notamment en s’entourant d’égéries lesbiennes assez affriolantes : Kate Moennig (qu’on ne présente plus), Megan Rapinoe, la joueuse de foot ouvertement lesbienne qui vient de signer à Lyon, et Hannah Blilie, la batteuse du groupe Gossip, sont devenues les ambassadrices du site.

 

Le site regroupe des créateurs de Los Angeles principalement mais également d’Australie et de Grande-Bretagne. La marque s’adresse tout particulièrement “aux femmes qui aiment avoir un look androgyne”. On y trouve un peu de tout, des vestes en cuir, des blazers, des sweat-shirts, des chapeaux, des bottes, bref,  je ne vais pas énumérer tout le vestiaire.

Niveau prix, on survole de près les Zara et autres Topshop. Armez-vous d’un convertisseur car le site n’est pas vraiment équipé par les clientes européennes. La marque étant hébergée aux Etats-Unis, il faut se créer un compte ComGateaway pour éviter la surprise des frais de douanes exorbitants. Ensuite, espérer que votre veste en cuir à clous frangée ne déclenche pas les alarmes douanières et reste coincée à la frontière.

Le site : www.wildfang.com

Lubna

Lubna

Grande rêveuse devant l'éternel, Lubna aime les livres, les jeux de mots et les nichoirs en forme de ponts. Elle écrit sur l'art, avec un petit a : bd, illustration, photo, peinture sur soie. Twitter : @Lubna_Lubitsch

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2 Comments

  1. Cham says:

    On trouve aussi pas mal de fringues dans ce style chez Jennyfer, pour des petits prix, même si Jennyfer sonne un peu collège…

  2. Marion says:

    J’ai été y faire un tour. J’ai envie de tout acheter ! Par contre, je trouve ça quand même vachement plus chère que zara, topshop, y’a qu’à voir les chaussures à 250 $.

    Je repasserais quand je pourrais mais belle idée de création !

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