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TUBBE : l’électroclash n’est pas morte

Non, l’électroclash n’est pas morte. La preuve en est avec Tubbe, deux allemands venus du froid qui rêvent d’écrire de la musique sur la plage. Entre deux glaces et trois petits chats qui dansent, Klaus et Steffi nous parlaient en mars dernier de leur musique avec humour et sincérité, quelques heures seulement avant leur premier live parisien au festival Les Femmes s’en Mêlent. Le 15 novembre prochain, ils sont les invités spéciaux de la Wet For Me King’s Edition. L’occasion pour nous de vous les faire découvrir, ou redécouvrir. Vous aimez l’électroclash quand elle est à la fois douce et puissante ? Tubbe vous plaira à coup sûr ! Rencontre.

On dit que Tubbe fait partie de la scène Electroclash. Vous en pensez quoi, vous ?

Klaus : Il y a une scène électroclash ? (rires)

Steffi : Je crois bien que oui.

Klaus : Notre label, Audiolith, produit beaucoup de groupes électro, je crois que TUBBE est le visage le plus charmant et le moins agressif de l’électroclash.

Vous vivez à Berlin c’est ça ? C’est quelque chose qui influence beaucoup votre musique ?

Klaus : On n’est pas originaires de Berlin mais on y vit maintenant, et je crois que pour moi c’est quelque chose d’important dans ma musique. On rencontre beaucoup de gens, et la plupart des gens sont assez ouverts à Berlin.

Steffi : Et ivres (rires), donc c’est plus facile d’apprendre à se connaître les uns les autres. Mais je ne crois pas qu’on fréquente les endroits dits “cools” de Berlin.

Klaus : Oui, on est pas de gros fêtards avec Steffi, on ne sort pas beaucoup, on préfère traîner dans de petits bars…

Steffi : On peut se saouler n’importe où à Berlin (rires).

Klaus : On aime venir à Paris aussi, mais on ne comprend pas les gens quand ils parlent (rires).

Beaucoup de gens ont vu en Berlin, et pendant longtemps, LE spot où est née le meilleur de la musique électronique de ces dernières années. Vous aussi ?

Klaus : Je pense que tu peux faire de la musique électronique n’importe où. Par exemple, on vient de faire un remix pour le groupe Go Chic, alors qu’on était dans le bus, entre Toulouse et Aubenas (rires), c’était sympa, je crois qu’elles ont aimé et qu’elles le sortiront, on a fait trois concerts ensemble, du coup on se connaît maintenant, et le remix leur a plu.

Steffi : C’est ce qu’elles t’ont dit… (rires)

Du coup il n’y aucune ville, aucune ambiance qui porte réellement les artistes, pour la musique électronique aujourd’hui ?

Klaus : Si, bien sûr, l’Eiscafe Ravetto. (sourire)

Steffi : L’endroit parfait pour composer ? Moi je pense plutôt à une plage, la mer et de petits chats qui danseraient autour de moi (rires). Je crois qu’au contraire, aujourd’hui Berlin n’est plus le bon endroit, surtout en hiver, il fait très froid, il y a de la neige. Pour revenir à l’Eiscafe Ravetto, c’est le titre de notre album en fait, c’est un endroit fabuleux où de petits chats te servent de la glace et tu peux y écouter notre musique toute la journée, ce qui doit être l’horreur ! (rires). Quoi d’autre ?

Klaus : Des abeilles.

Steffi : Les abeilles ? Non les abeilles ce n’est pas très gentil.

Klaus : Non ? Elles font du miel pourtant.

Steffi : Oui mais elles te piquent aussi.

Klaus : Donc tu veux le miel mais pas les abeilles ?

Steffi : Voilà (rires).

Klaus : C’est comme Berlin sans .. les “doofies”

C’est quoi ?

Klaus : À Berlin, quand on dit à quelqu’un, tu es “doof”, ça veut dire qu’il a pris de la drogue. Donc le miel sans les abeilles, c’est comme Berlin sans ses “doofies”. Berlin sans la drogue quoi (rires).

Et du coup, Eiscaffe Ravetto, ça vous est venu comment l’idée de cet endroit imaginaire ?

Steffi : Je crois que c’est venu comme ça, j’avais déjà beaucoup de choses en tête, de choses écrites. Cette histoire de chats déjà, qui ne plaisait pas à Klaus.

Tu aimes les chats non ?

Steffi : Moi ? qu’est ce qui te fait penser ça ? (rires) Donc au début il a lu, ça ne lui a pas plu. Mais pour moi c’était une évidence que l’album allait être Eiscaffe Ravetto.

Klaus : J’ai du payer une fortune pour qu’on oublie l’histoire des chats (rires).

Vous vous êtes rencontrés comment au fait ?

Steffi : Je faisais partie d’un groupe, Rosalie und Jakob, dans lequel je jouais de la basse et de la guitare et Klaus a produit quelques unes de nos chansons. Puis le groupe s’est séparé, alors avec Klaus on a continué à faire de la musique ensemble.

Et toi Klaus, tu étais surtout producteur à l’époque c’est ça ?

Klaus : Oui, je travaillais pour plusieurs groupes. C’est toujours le cas d’ailleurs, mais quand on a commencé à écrire des chansons avec Steffi, ça m’a plu, j’ai trouvé ça cool, du coup on a enregistré, puis on a montré les maquettes à quelques personnes et tout est allé très vite. On nous a demandé de faire des lives, ce qui était très drôle d’ailleurs. On avait que quatre chansons, du coup on jouait nos quatre chansons, et comme on avait plus rien à jouer, il ne nous restait qu’à rejouer les mêmes quatre chansons ; mais le truc c’est que personne ne remarquait rien (rires). La première fois qu’on a joué on était tellement mauvais ! Ça doit être pour ça que personne n’a rien remarqué (rires).

Et qui écrit les paroles ?

Klaus : Steffi. Et concernant la musique, c’est nous deux.

La chanson 5 Minute Love est le morceau qui vous a fait connaître. Elle vous est venue comment ?

Steffi : Tu sais, parfois quand tu as une relation avec quelqu’un, il y a cette promesse qu’on se fait, celle que ce sera “pour toujours” ; puis tout d’un coup la relation se termine, pour n’importe quelle raison et à ce moment là tu te dis “donc c’était pour toujours ? Toujours est un peu trop court à mon goût” (rires), donc pour moi c’est ce que j’appelle un “amour de 5 minutes”, d’où la chanson.

Klaus : Combien de fois ce truc t’est arrivé Steffi ?

Steffi : Je ne répondrai pas à cette question (rires)

Klaus : Qui t’a déjà dit “pour toujours” ? On te l’a déjà dit ?

Steffi : Oui.

Klaus : Vraiment ? Moi ça ne m’est jamais arrivé.

Steffi : Non ? Pourtant c’est ce que tout le monde dit : “pour la vie”, “pour toujours”.

Klaus : Non. Moi on me dit juste “juste pour cette nuit ok ?” (rires)

Steffi : Oui, peut-être qu’au fond c’est moi qui suis trop romantique !

Bon et la Wet for me vous le sentez comment ? Vous préparez vos lives à l’avance ?

Steffi : Oui, on ne dirait pas, mais oui. (rires) Puis quand on est sur scène, on a un batteur, comme je disais tout à l’heure…

Klaus : Du coup sur scène ça sonne complètement différemment que sur l’album. Puis je suis un vrai geek donc je peux passer des heures, de jours, à régler, améliorer certains aspects techniques. On change certaines choses pour les lives, mais il y a aussi des choses qui arrivent comme ça, sur scène, sans que ce soit prévu. Chaque fois c’est différent.

 

Adeline

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3 Comments

  1. timide says:

    thank god, y a la wet for me pour faire atterrir tous ces sons sexy avec ces gens géniaux à paris ! :-)

    thank god(e), y a bbx-barbi(e)turix to keep this energy nice & tight on the web !

    en avant la musique mon p’ti !
    vive la jeunesse, j’vous dis mes braves gens …

  2. Brunette Localicious says:

    Dès la première écoute, TUBBE c’est tout simplement… addictif.
    J’AIME les petits chats qui dansent !!

  3. says:

    Je ne connaissais pas ce site il y a encore deux semaines, et m’y connecte tous les jours désormais.. c’est une véritable mine d’or !

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