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Etre lesbienne à Nice

Pour celles qui pousseraient le vice jusqu’à se taper 5h40 de TGV pour aller choper face à la Méditerranée, quelques précisions indispensables pour survivre en terres niçoises (c’est une indigène qui vous parle).

Se lancer à la recherche d’un bar lesbien à Nice c’est un peu comme essayer de trouver un palmier à Paris ou un meeting du front de gauche bondé sur la côte d’azur : tu peux toujours essayer mais tu vas galérer.

Pourtant, alors que notre très cher député-Maire justement surnommé « niveau bac -5 », j’ai cité l’inégalable Christian Estrosi, pouvait se targuer d’être le 2e maire à avoir célébré le plus de mariage gay après Paris, Nice est devenu une ville résolument gay-friendly. Pink Parade, centre LGBT ouvert depuis 3 ans, festivals In&out du film gay et lesbien et même un « petit marais niçois » qui a éclot entre la Place du Pin et la rue Bonaparte.

« De quoi te plains tu manante ?! », pourrais t’on alors me rétorquer. Surtout dans une ville où 1 personne sur 5 vote Marine et où la moyenne d’âge oscille entre 70 et 80 ans selon les crus, une vraie vie gay c’est inespéré ! Certes, je le reconnais et le salue bien bas. Nice est devenue une contrée accueillante pour les homos bronzés, sportifs et agents immobiliers. Pour ce qui est des lesbiennes en revanche, le bilan est aussi inexistant qu’accablant. Pas le moindre lieu pour filles n’a survécu. Les lesbiennes à Nice sont donc sans domicile fixe après la fermeture il y a une décennie du Blue Sea, boite lesbienne mythique transformée en bar gay quand le fils de la gérante l’a repris (faites des enfants qu’ils disaient !), et celle du Sapho, le seul lieu du département réservé aux gouines.

Ce premier constat fait, il ne faut cependant pas désespérer. Les lesbiennes à Nice existent et n’ont pas capitulé.

L’option la plus couramment adoptée consiste donc à aller squatter les bars et boîtes gays. L’ambiance y est bonne et le pastis bien tassé. Le Gossip (bar-restaurant), le Glam (boite), le Bar Bitch (bar) et j’en passe, les adresses ne manquent pas. D’ailleurs les hétéros ne boudent pas leurs plaisirs et viennent se joindre à la joyeuse bande de fêtard. Il faut dire que quand on trouve un bar sympa et peuplé à Nice, en général, on ne le lâche pas… Le maître mot c’est donc la mixité et la solidarité. Il y a aussi l’option « terrasses gay friendly » de la Civette et des « 3 diables » sur le cour Saleya où lézardent souvent gouines et pédés à l’heure du rosé. Enfin dans la case des gouines aux pays des gays, la soirée Rainbow investi un dimanche par mois le « High », boîte en tant normal réservé aux prépubères à mèche et autres bébé-cagoles mais qui pour l’occasion est envahie par la communauté LGBT.

Il faut souligner que malgré sa réputation politique…mitigée, aucun constat alarmant de discriminations n’est ressorti des témoignages que j’ai pu recueillir. Les filles s’embrassent en public et flânent main dans la main sur la promenade des anglais, a priori sans problème particulier. « Les lesbiennes s’affichent de plus en plus, confirme Evelyne 41 ans. Surtout les femmes plus âgées, entre 50 et 60 ans. » En effet, les spécificités démographiques azuréennes se retrouvent dans la population LGBT, et des activités sont destinées aux seniors comme le célèbre après-midi dansant organisé depuis plus de 20 ans par Gilda, tous les 1er après midi du mois. Amatrices cachées de bal musette et de GMILF lâchez vous !

Pour celles qui ne sont pas encore accro aux nappes à fleurs et au thé au jasmin, rassurez vous, il y a quand même moyen de choper au pays des palmiers. Même sans lieu de débauche fixe, les soirées lesbiennes résistent. Passées en mode « itinérantes », elles squattent les endroits qui veulent bien les accueillir (des boites gay le plus souvent). Il y a donc la Madmoizelle (dites « la Mad ») un vendredi par mois, la l’Z girlZ et la Sapho. Et pour les plus chanceuses qui seront à Nice le 13 décembre, la mythique Kidnapp parisienne (rebaptisée « l’agence matrimoniale » pour l’occasion, c’est pas tout les jours qu’on dépasse le périph !) se délocalise pour une soirée de débauche, de sueur et de tension sexuelle dont elle a le secret. On a hâte de voir ça.

 

Margaux

2 Comments

  1. P denis says:

    je voudrais pas faire tâche mais le “Blue sea” est une disco GAY depuis au moins les années 80! je pense que tu confond avec le “Bentley” qui lui à fait les beaux jours de la communauté lesbienne des années 80/90. et c’est vrai que depuis toutes celles qui ont essayé n’ont pas survécu très longtemps. Pourquoi ? souvent faute de clientes !

  2. alexia says:

    Ayant passé plus d’un an à Nice franchement les lesbiennes un seul conseil, faut déménagé. De une tout ce qui est inscrit plus haut c’est bof bof et de deux le milieu niçois lesbien gay est comme la Côte d’Azur, sur fait obsolète et artificiel, langue de pute et j’en passe. Je n’ai jamais vu autant de pisseuse de ma vie. Sur ce j’arrête de râler et vous laisser vous tirer des coups ou dans les pattes :D

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