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Putophobie ordinaire : quand « Causette » nous prend pour des quiches

Après plusieurs mois de services plus ou moins bons et loyaux, ça y est, c’est arrivé. Causette, le magazine autoproclamé féministe, « plus féminin du cerveau que du capiton », a touché le fond.

Au menu du dernier numéro, à paraître mercredi, un dossier  qui compile « 55 bonnes raisons de ne pas aller aux putes », à destination des hommes. Prétendant ne pas prendre position dans le débat qui entoure la prostitution, le mensuel nous fait cadeau de cinq pages de putophobie ordinaire, mêlée à un racisme crasse et à une transphobie décomplexée. Jugez par vous-même :

« Parce qu’il y a toujours moyen de se fabriquer une pute acceptable avec une pastèque trouée. »

« Parce que vous n’êtes jamais sûr que cette “fille” qui vous excite tant n’en a pas une plus grosse que la vôtre. »

« Parce qu’une “mama” (mère maquerelle africaine) qui vous fait avorter a coup de pieds dans le ventre n’a rien d’une bonne mère. »

« Parce qu’une pipe à 10 euros c’est comme un parfum à 20 euros, ça pue. »

« Parce que 80 à 90% des prostituées en France sont étrangères (…) et que, sans faire du Montebourg, ce n’est pas une bonne nouvelle. »

« Parce que quitte à se taper une fille qui n’a pas envie, autant la violer. C’est moins cher (mollo, on déconne . » Ah, excuse-moi Causette, je crois que j’ai pas rigolé au bon moment.

« Parce que, puisqu’on ne souhaite à personne d’être un enfant de putain, faudrait voir à essayer d’arrêter de leur en faire. »

« Parce que, si comme 67% des Français, vous jugez que la prostitution est dégradante pour les prostituées, faudrait voir à arrêter de dégrader les gens. »

Sur sa page Facebook, Causette décrit le dossier d’une manière on ne peut plus banale : « Le 27 novembre prochain, une proposition de loi sur la prostitution sera examinée. Parmi les nouvelles mesures visant à abolir les rapports tarifés, la pénalisation des clients sera posée sur la table. Loin d’entrer dans un débat binaire, à savoir ‘pour ou contre le principe d’avoir des relations tarifées’, j’ai préféré, par souci d’efficacité, en appeler à la responsabilisation des hommes, principaux intéressés. Et de leur donner quelques bonnes raisons de prendre conscience qu’on ne consomme pas une femme comme on s’enfile une bière… car la prostitution dans près de 90% des cas, n’est ni plus ni moins que de l’esclavage. Voici 55 donc raisons de résister à la tentation ! »

Le dossier se veut donc sérieux, puisqu’il tend à « responsabiliser » les hommes, et le ton d’ensemble semble ironique. Pour autant, aucune forme d’humour, si douteux soit-il, ne saurait justifier autant de violence gratuite envers les prostituées et leur entourage, de clichés transphobes et racistes, surtout pour une publication qui se veut féministe et qui se targue de ne pas prendre les lectrices pour des quiches.

Au passage, d’ailleurs, le magazine nous prend bel et bien pour des truffes puisque le dossier dans son ensemble laisse entrevoir une position claire sur la prostitution. Le métier est jugé dégradant, les traits y sont partout caricaturés (filles de l’est, camionnette pourrie, maquerelle africaine, etc.) et l’abolition de la prostitution clairement citée : « Parce que l’abolition de la prostitution n’est peut-être pas plus une utopie que celle de l’esclavage en son temps ». On est donc non seulement loin de la neutralité revendiquée, mais en plus le résultat est simplement à vomir.

Adieu donc, Causette. J’ai parfois hésité à te laisser tomber mais ma décision est prise : tu as perdu une lectrice et une abonnée. Et au vu de ma TL sur twitter ce soir, je ne suis pas la seule.

Charlie

 

40 Comments

  1. Laura says:

    BREAKING NEWS /// ALERTE ENLÈVEMENT : Les forces de police nous signale la disparition du « second degrés » dans la totalités des médias et associations de France.

    PS : Lâche Twitter, Instragram, tumblr et cie, t’y verras plus clair.

  2. Muza Règne says:

    0Laura
    Haaa le second degré, heureusement qu’il est là, avec son dos bien large !
    Ca, et le coup de “l’expérience sociologique”. Mmmm okay.

  3. charlie says:

    J’y vois très clair, merci ! J’utilise que twitter, et surtout j’aime bien le second degré, mais là il ne s’agit pas de ça.

  4. Ikram says:

    Ta gueule Laura. Vraiment.

  5. M says:

    Autant je suis pour la pénalisation des clients, mais pas comment c’est fait actuellement (dans l’urgence à l’arrache tout ça), et bien sûr je sais clairement consciente de la liberté de choix de se prostituer et tout. (autant dire je suis pas 24h d’accord avec vous etc tout mais je suis pas conne nous plus).
    Mais sérieux làààààà ! ABUSÉÉÉ je suis d’accord sur la putophobie, le racisme et la transphobie de ce que vous avez cité T___T” J’ai eu juste envie de vomir !

  6. Badaboum says:

    Moi aussi je soutiens cette loi, mais là c’est juste terrible : / causette aurait mieux fait de faire un article de fond, plutôt que quelques blagues à l’arrache qui sont insultantes et dégradantes.

  7. cassandrebl says:

    je suis profondément choquée c’est quand même inadmissible même au nom du 3ème ou 1000ème degrés ce ne sont pas des choses qui s’écrivent.
    De plus il serait possible d’avoir les 55 raisons???

  8. Choupette journaliste says:

    Cet article est une grosse connerie, je ne reviens pas dessus. Mais pourquoi Causette devrait être neutre sur ce sujet prostitution ? C’est un magazine d’opinion, de gauche, qui prend position sur tous les gros sujets de sociétés. Il était normal qu’il affirme donc une position, qui du coup est abolo et ne te plaît plus, mais c’est une position. Dans les autres articles que ces “55 raisons bofs trans-putophobes)”, le propos marche bien. Il ne faut pas amalgamer une grosse maladresse et une position qui n’est pas la tienne.

  9. Tina says:

    Sans faire l’avocate du diable.. je connais CAUSETTE, suis pas abonnée, l’achète de temps en temps et j’avoue aprécier le ton employé de ce magazine… je pense leur cause légitime et sûrement exprimée de manière maladroite peut-être, mais ne croyez vous pas que leur ironie usitée pour ce dossier est de tourner en ridicule les machins qu’on appel clients ou clientes (parce que les femmes aussi)…

  10. Hanak says:

    @choupette journaliste

    Causette aurait gagné en légitimité si sa position avait été exprimée sans racisme, transphobie, sexisme, et sans humilier les femmes violées.

    Cela aurait peut être été intelligent ne croyez vous pas ?

    ce que je veux vous dire, c’est que le scandale vient du propos outrancier qui semble ici avoir été adopté dans une logique volontaire de provocation (personne n’ira me faire croire qu’il ne se doutaient pas des vives réactions que l’article allait susciter).

  11. Georges says:

    Ne pas prendre les lectrices pour des quiches consisteraient à prendre position clairement dans un article avec un argumentaire construit et recevable, pas avec des vannes à trois balles.
    Causette a le droit d’être abolitionniste, je ne pense pas que ce soit contesté, mais la violence hallucinante de ces pages est juste odieuse et inacceptable.

  12. Georges says:

    Consisterait. #FAIL

  13. m1m1 says:

    Franchement je ne vois pas où cet daube en papier sert la cause féminine : quand un magazine a des marges blanches de 3 cm d’épais, plus de photos que de texte et qu’en même temps il se targue d’être “plus féminin du cerveau que du capiton” on peut se poser des question sur le niveau du torchon. Avec des dossiers comme “Debout les moches” (#37 le seul que j’ai feuilleté de près) on est plus près du “jeune et jolie” version bobo-parigo pour les 25-35ans que d’un magazine qui met en avant l’intérêt de la gente féminine pour les questions intellectuelles. Bon pour rejoindre la pile de lecture à coté des chiottes.
    Quand au dossier sur la prostitution inutile de préciser que cela ne me surprend pas du tout : il faut toujours se méfier des intellectuels auto-proclamés …

  14. Chloe says:

    Il y a déjà eu un dossier complet sur le commerce des femmes dans Causette (je ne sais plus lequel mais je crois que c’était cet été), je pense que un article un peu moins réussi ne vaut peut-être pas une telle levée de bouclier, en sachant qu’aujourd’hui un “manifeste des 343 salauds” est dans le presse.
    Certes il y a des clichés, mais est-ce vraiment raciste, contre les trans et cie ?

  15. Laurent says:

    Merci pour cet article, et j’applaudis à deux mains.
    Lorsque le prétendu 2nd degré fait mal, il est toujours bon de le rappeler. L’article de ce journal est un bel acharnement ridicule traité d’une façon trendy et ça me gêne profondément. Le propos est douteux et aurait pu se pencher sur d’autres points de vues de la prostitution au lieu de n’en promouvoir qu’un seul, de façon véhémente, déplacée, ratée, violente. N’y-a-t-il personne dans la rédaction pour dire “ouais, euh, là, je pense qu’on a écrit un truc merdique…”

  16. Sarah says:

    @Chloé:
    Parce que c’est pas putophobe ça? Que les putes ne fassent pas d’enfants. On a qu’à les stériliser tiens, comme les personnes trans?

    « Parce que, puisqu’on ne souhaite à personne d’être un enfant de putain, faudrait voir à essayer d’arrêter de leur en faire. »

    Et parce que

    “parce que vous n’êtes jamais sure que cette “fille” qui vous excite tant n’en a pas une plus grosse que la vôtre” ce n’est pas transohobe? avec le fille entre guillemets? parce que les personnes trans, les femmes trans ne sont pas vraiment des femmes? surtout si elles ont une bite? si c’est pas de la transphobie, dis moi ce que c’est.

    Parce que “parce qu’une “mama” (mère maquerelle africaine) qui vous fait avorter a coup de pieds dans le ventre n’a rien d’une bonne mère”, tu trouves pas ça raciste?

    et puis ça “parce que quitte à se taper une fille qui n’en a pas envie, autant la violer c’est moins cher (mollo, on rigole)”

    tu trouves que c’est pas grave?
    en plus dans un magazine qui se revendique féministe?

    je trouve ça hyper grave perso, vrmt très grave. Et c’est ce féminisme là en plus qui est institutionnalisé en France. c’est vraiment très grave!

  17. moonlight says:

    Euhla comment qu’ça fait du bien de lire çà ! merci Charlie !

  18. satsuki says:

    ce qui me surprend le plus dans tout ça, c’est façon de vouloir “responsabiliser les hommes”… existe t il seulement un bon exemple, un modèle en la matière? si un homme (ou une femme d’ailleur) souhaite avoir des relations tarifées , puisque que c’est le terme exact, mais pourquoi pas apres tout! chacun fait ce qu’il veut. c’est proxénétisme qui est à bannir du fait qu’il inclut une notion d’obligation, de forcer à . vouloir responsabiliser je trouve cela un peu arrogant, comme si le magazine Causette pouvait donc indiquer les choses à faire et à ne pas faire en société. (en plus de certaines remarques que l’auteur aurait pu garder juste dans sa tête).

  19. timide says:

    « Parce que vous n’êtes jamais sûr que cette “fille” qui vous excite tant n’en a pas une plus grosse que la vôtre. »

    c’est là, elle est bonne. c’est la moins vaseuse et la moins ambigüe.
    c’est même la plus drôle du florilège.

    du charme des “jeunes et de leurs coup de gueule”, alpha, bravo charlie … pour cette indignation made in bbx.

  20. Ikram says:

    Quand je lis certains commentaires complètement à côté de la plaque concernant l’article immonde de Causette, j’ai envie de chialer.
    “Causette a le droit de ne pas être neutre”. Oui, mais on peut être neutre tout en respectant les prostituées non ????
    Et je précise que Causette a vendu son article sur Facebook en disant “nous ne voulons pas prendre parti au débat”

    SANS BLAGUE !!!!

  21. Pouzie says:

    Et sinon, avant de s’enflammer, si on attendait la sortie du magazine pour voir s’il y a vraiment cet article, et si oui, ce qu’il en est vraiment ? …

  22. charlie says:

    L’article est bien publié, et le magazine est sorti aujourd’hui. En tant qu’abonnée je l’ai reçu hier.

  23. Cham says:

    Lol, le jour où ces féministes demamderont une peine de prison pour tous ces hommes qui vont voir les prostituées (femmes qui étaient mineures lorsqu’elles ont été mises de force dans le métier), alors là ces soient disant féministes seront un tout petit moins misogynes. Parce que les clients sont les bourreaux !

  24. Marion says:

    Je n’ai rien contre le second degré, même trash, et je suis plutôt partisanne du “on peut rire de tout”… Mais pour en rire, il faut que le second degré soit drôle, et CAUSETTE manque cruellement d’humour. Et se croire drôle quand on ne l’est pas, c’est le malaise…

  25. ottoderision says:

    Ne pas confondre second degrés et cynisme à deux balles…
    “Dans le monde réellement renversé, le vrai est un moment du faux.”

  26. Séverine says:

    C’est bizarre tout de même , je pensais qu’il fallait une machine pour remonter dans le temps et là
    je crois qu’on est partiiii très très très loin en arrière; Amis du puritanisme et de l’hypocrisie bourgeoise bonsoir! Non non, vous ne vous trompez pas, vous êtes bien arrivé en 1856 !!
    Dites leur bien qu’en 2013, il sera bientôt interdit de faire l’amour avant le mariage, que le sexe sans amour c’est sale et sera puni d’écartèlement en place publique… que finalement les choses n’ont pas évolué…

  27. Léa says:

    Séverine, tu n’as vraiment rien compris à la position abolitionniste et c’est dommage pour toi, il faut se renseigner avant d’écrire des clichés grotesques sur un débat si grave. Sinon effectivement se risquer à faire de l’humour sur ce sujet de cette façon-là c’était suicidaire de la part de Causette, en espérant avoir plus d’éclaircissements de leur part..

  28. clo says:

    Autant le « Parce que vous n’êtes jamais sûr que cette “fille” qui vous excite tant n’en a pas une plus grosse que la vôtre. » me gêne et a effectivement des relents de transphobie.

    Autant le « Parce que quitte à se taper une fille qui n’a pas envie, autant la violer. C’est moins cher (mollo, on déconne . » je ne vois pas le problème, hein. Faut être d’assez mauvaise foi pour y voir un appel au viol ! Le but est clairement de comparer le client à un violeur : au fond, il obtient (par l’argent ou par la force) des relations sexuelles avec quelqu’un qui ne le veut pas.
    Cette comparaison est tout à fait discutable, mais je ne la trouve pas scandaleuse.

  29. Méluzine says:

    @clo Qui parle d’appel au viol? Mais n’est ce pas un peu odieux pour un magazine soit disant féministe de faire des blagues aussi douteuses??? Outre que la comparaison n’est pas franchement pertinente, voir ce genre de blagues dans un magazine me choque profondément.

  30. timide says:

    “cette pastèque est plus féministe que le magazine causette”

    bah en fait, je pense que ce n’est pas vrai du coup. pour que ce soit vrai, il aurait fallu que la pastèque soit présentée à la verticale!!!

    là, elle est trop passive pour être … féministe. elle est juste : passéiste, c’est pas du tout pareil !!!

    @Sarah,

    serait-il pertinent de faire un article sur les lesbiennes qui regrettent de ne pas, de ne plus savoir être … hétérosexuelles? parce que le mélange de genre avec cette article de charlie/causette est édifiant ! à son comble ?

  31. Mylène says:

    Je me marre, indépendamment du problème abolitionniste ou pas, humour ou pas, les femmes sont les premières à s’écharper comme des chiffonnières sur le mot féminisme. C’est pathétique. On est pathétique. Le féminisme devrait être un courant de pensée unique qui nous dise quoi penser et comment rire, manquerait plus que ça! Alors franchement je pense qu’il n’y a qu’une chose à faire : boycotter Causette comme ça on aura à nouveau un vrai choix éclairé dans nos kiosques : Jeune et Jolie ou Elle. Quand à l’article j’en parlerai quand je l’aurai lu. Juste un conseil, en terme de putophobie, racisme, ….. je pense qu’il y a bien d’autres combats plus utiles à mener. Un petit mot excédé et scandalisé à Causette et puis on s’en va lutter là où c’est nécessaire. Bonne journée

  32. Laura says:

    Je vais m’expliquer.

    La manière dont Causette en parle est tout à fait contestable, je le conçois. Mais, perso, j’y vois une putain d’ironie. Après c’est maladroit et pas très pertinent, tout comme mon commentaire.

    En fait, ce qui m’a le plus choquée et qui m’a fait réagir de la sorte, c’est la non-chute de ce billet d’humeur et le ton employé par Charlie : « Et au vu de ma TL sur twitter ce soir, je ne suis pas la seule.»

    A t-on contacté Causette, avant de s’enflammer, pour savoir ce qu’il en était vraiment sur l’objectif/parti pris de cet article ? Parce que cela a, à mon sens, plus de valeur que de vastes contestations/indignations sur une putain de TL qui te conforte dans ton opinion. Si tel est le cas, pourquoi ne pas publier leur réponse ou absence de réponse ? Ou plutôt la non-réponse, vu l’absence de signe de vie de Causette actuellement.

    Un article qui conteste un autre article, ok. Mais fais-le bien ou meurt en essayant. Tu l’aurais écrit de la même manière que celui de TerraFemina (http://www.terrafemina.com/culture/medias/articles/32189-causette-son-dossier-sur-la-prostitution-fait-polemique-sur-twitter.html), je n’aurai rien dit (ou presque).

    Pour finir, mon commentaire a été écrit de la même manière que celui-ci (le tien, Charlie), sur le vif et sans aucun recul. Je m’en excuse.

    PS : Il n’y a ni haine, ni agressivité dans ce message. Tiens, ça me fait penser, rien n’a voir, vu que tu as interviewé Fiodor Dream Dog, tu devrais jeter une oreille sur The Aikiu, si ce n’est pas déjà fait ;)

    PS 2: @Ikram > T’as d’la chance, je n’ai pas répartie.

  33. un-homme-respectueux says:

    Mais faites un effort, allumez votre cerveau c’est pas croyable d’en arriver là.

    Si la prostitution c’est la même chose viol, alors le viol est acceptable dans certain cas!!!

    Si le “féminisme” est d’être abolitionniste, alors ce féminisme est une forme de paternalisme.

    C’était bien la peine pour la gauche de critiquer les religions pour finir par se comporter comme un islamiste.

    Lamentable.

  34. pauvredetoi says:

    Ah il est beau le féminisme réactionnaire ! Une loi plonge des milliers de femmes prostituées dans la clandestinité, la faim et le risque de perdre sous peu leur logement et les écervelées applaudissent ! Ministère des droits des femmes ? Quelle arnaque !

  35. Diane S. says:

    Ah, je suis bien contente de trouver cet article et de voir que cet IMMONDE dossier de Causette n’est pas passé inaperçu !
    Je l’ai lu dans son intégralité à la sortie du numéro, et les bras m’en sont tombés, ni plus ni moins.
    J’ai été extrêmement choquée – et déçue aussi : je tenais jusque là Causette en plutôt bonne estime, sans bien connaître ce magazine, j’avais lu deux ou trois articles qui m’avaient paru intelligents, libres, bien écrits.
    Et là…! Cet amas de clichés bien-pensant, martelés, tonitruants. Un contenu purement et simplement dogmatique, croyant se dissimuler sous le pauvre manteau d’un humour douteux et embarassant, à travers lequel lui suinte par tous les pores la bêtise et la brutalité.
    Cela m’a choquée d’autant plus, que ce sujet plus que d’autres exige une infinie circonspection, et un véritable débat. Moi qui me considère comme féministe, je me positionne absolument contre cette loi, qui pose selon moi deux problèmes , un à chaque extrémité : elle est conceptuellement choquante, et elle sera, non seulement inefficace, mais néfaste et dangereuse dans la pratique.
    Causette n’a pas perdu qu’une lectrice en publiant ce ramassis d’ordures.

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