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Londres : le mythique Candy Bar va fermer

C’était presque une obligation lors d’une virée à Londres : passer une soirée au Candy Bar, le plus célèbre établissement lesbien made in UK.

Situé au 4 Carlisle Street, à Soho, l’endroit va malheureusement fermer ses portes en janvier 2014. Ouvert à la fin des années 90, le Candy Bar a changé de mains plusieurs fois avant d’être racheté en 2011 par Gary Henshaw, propriétaire de plusieurs bars homos londoniens.

Lorsqu’en 1996 Kim Lucas récupère le bar, elle repeint les murs en rose, installe des barres de pole dance et engage des gogo-danseuses. C’est le temps des soirées à l’américaine, pas vraiment ambiance underground et pas nécessairement au goût de tout le monde. On peut alors profiter des trois étages du lieu, le lounge au premier, le bar au rez-de-chaussé et une piste de danse au sous-sol, sur fond de Rihanna en sirotant un cosmo.

Le mythique bar lesbien, qui a même eu droit à sa propre télé-réalité, ne serait plus viable économiquement. Dans un communiqué publié lundi soir, le propriétaire explique : “Tenir le Candy Bar pendant deux ans a été une expérience incroyable. Mais une hausse du loyer de 50% et le climat économique actuel m’ont forcé la main. Le Candy Bar a été vendu à un investisseur extérieur et ne sera plus un bar lesbien à partir de janvier 2014″. Mmh, ça nous rappelle quelque chose

D’ici là, Gary Henshaw souhaite profiter des trois derniers mois pour rendre hommage et “célébrer le rôle unique” qu’a joué le Candy Bar depuis 17 ans dans le paysage homo de Londres. Actuellement, “je travaille dur pour trouver une alternative et lancer un lieu réservé aux filles en plein cœur de Soho”, a-t-il ajouté. Le Ku Bar Girls, une partie du Ku Bar sur Lisle Street, devrait ainsi ouvrir la semaine suivant la fermeture du Candy Bar.

 

Marie

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2 Comments

  1. timide says:

    oh oh oh !

    moi, j’ai bien connu et ce dont je peux témoigner sur bbx, c’est que la vid’ n’a strictement rien à voir avec le produit initial (là on dirait une promo pour une boîte de callgirls moscovites : le ku bar qui est un bar de la même société qui a fusionné avec le candy bar, bref, des conneries !!!)

    à l’époque où j’y étais, le candy bar a été tenu et entretenu par d’authentic dykes du coeur de soho (des vraies dures, des bonnes femmes de stoke newington).

    ah ! j’en avais plein mon grade là-bas car je ne connaissais strictement rien au gouinerie !

    ce bar savait drainer toutes sortes de couche de la société cosmopolite londonienne.

    j’ai rencontré là-bas, coréenne et camerounaise d’orgine suédoise, extraordinaire rencontre queers anglaise et irlandaise ou lesbienne écossaise. il y avait le freedom café on wardour street, juste à côté de carlisle street (ou se trouve le candy bar) dans le soho gay, et puis, entre deux soirées strip-tease (promotion nights women only 1 fois par mois pendant kelke temps dans un club pour hommes hétéros) pour nanas (où on fourrait des faux dollars dans les strings des lesbiennes et trans qui se refaisaient les seins, le nez et la bouche), il y avait tous ces super bars à hommes very trendy avec des … G-A-Y-S partout, et surtout à la pointe de la deep house anglo-américaine, je pense à The edge, and the yard. les gouines du wagamama aussi venaient descendre kelkes bières au candy. elles trainaient en bande, c’était chiant comment il fallait se rabaisser tout le temps pour bénéficier de leur présence.

    mais il était vite possible de comprendre que l’intérêt n’était plus là depuis longtemps. non, tout ce passait le dimanche soir, dans les clubs préfabriqués de type “the fabric” où le bar (promotion night “the end” ) ne vendait quasiment que de … l’eau et du soda. (no comment)

    y a rien d’autre à dire si cela n’est que c’est une bonne chose de savoir arrêter quand ça ne fonctionne pas même si c’est dommage que ça ne fonctionne plus.

  2. Jeanne-Emilie Asplanato says:

    Naaan… c’est juste pas possible… Je voulais aller y faire une virée avec une amie londonienne à ma prochaine visite en terre bretonne… Bon faut que je me grouille alors, si j’ai bien compris. De toute façon elle a d’autres plans d’après ce qu’elle m’a dit
    Il faudra que je lui demande d’ailleurs…

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