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Existrans : rendez-vous samedi pour la 17e édition

“Trans, intersexes : une loi, des droits !” C’est le mot d’ordre de la 17e édition de l’Existrans. Cette année, la marche des trans, des intersexes et de toutes les personnes qui les soutiennent aura lieu samedi 19 octobre. Le cortège partira à 14h des Invalides, à Paris, pour rejoindre Bastille.

Après le vote de la loi sur le mariage pour tous, cette marche est l’occasion de rappeler que le combat pour les droits des trans est loin d’être terminé. “Depuis 17 ans, force est de constater que les choses n’ont pas vraiment changé”, déplore Coline Neves, du collectif Existrans. “Le changement d’état-civil est toujours soumis à la jurisprudence des tribunaux et à ‘l’irréversibilité’ de la transition, autrement dit, à la stérilisation des personnes.”

Si des promesses ont été faites pendant la campagne présidentielle, elles sont restées lettres mortes. Comme avec la PMA, l’exécutif se montre frileux et botte systématiquement en touche lorsqu’il s’agit des droits des personnes trans. “Le gouvernement et le PS ne mesurent pas l’urgence de la situation. Ils se laissent intimider par les forces homophobes et réactionnaires. Or, laisser place à ce discours haineux contribue à nous mettre en danger”, poursuit Coline.

Samedi, les trans comptent bien faire entendre leur voix pour mettre un terme aux discriminations et aux violences transphobes dont ils sont victimes. “Vivre avec un état-civil qui ne correspond pas à sa vie sociale est très fragilisant. Nous sommes dans une situation de coming-out permanent. Le gouvernement doit déposer sans délai un projet de loi qui nous permette de disposer librement de notre identité, sans subir en permanence des violences médicales, psychiatriques, administratives et sociales.”

Coline note toutefois de timides évolutions : la première édition de l’Existrans n’avait réuni qu’une soixantaine de personnes, en 2000, ils étaient environ 130, et ces dernières années près d’un millier. “Nous avons gagné en dignité, en visibilité, en capacité à se vivre autrement que comme des ‘malades mentaux’, malgré les discriminations et la psychiatrisation toujours très fortes des transidentités en France .” Autre point positif : si elles restent minoritaires, de plus en plus de personnes cisgenres se joignent à la lutte pour les droits des trans.

Marie

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6 Comments

  1. Jeanne-Emilie says:

    Même pas en rêve… ca me ferait mal d’aller défiler derrière des revendications aussi débiles et inégalitaires ! Et je suis trop bien placée pour savoir de quoi je parle !

  2. Coline says:

    Vous pouvez préciser Jeanne-Emilie ? En quoi ces revendications vous apparaissent “débiles et inégalitaires” ?

  3. Marion says:

    Mais oui Jeanne-Emilie, j’aimerais bien aussi savoir pourquoi ces revendications sont débiles et inégalitaires ?

    Je n’y serais pas car c’est à Paris, mais peut être qu’un jour je ferais le voyage pour revendiquer des avancées.

  4. Artemisia.g says:

    J’adore les personnes qui “savent de quoi elles parlent” et qui qualifient des revendications de “débiles” sans même être en mesure d’expliquer pourquoi…
    Moi je serai là samedi en tant qu’alliée :-* Pour que les trans soient enfin considéréEs comme des personnes à part entière!

  5. timide says:

    “le monde fait de nous des putes, nous feront du monde un bordel !”

    wow ! on peut dire que ça c’est du slogan …

  6. Coline says:

    merci pour votre soutien :)

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