Masters of Sex

Masters of sex, l’éducation sexuelle made in Showtime

En cette rentrée 2013 décidément bien entamée, Barbi(e)turix a jeté un œil sur ce qui allait potentiellement pouvoir nous exciter la rétine d’un point de vue télévisuel. Entre deux reprises de séries que l’on ne présente plus et celles dont on attend la suite avec impatience, se trouvent les petites nouvelles émergentes. Masters of sex, agréable surprise de cette rentrée, a considérablement attiré notre attention. Au programme : sexologie façon 60’s, Lizzie Caplan et controverse… On vous raconte tout et en détails.

Marsters & Johnson

“En 1956, un spécialiste de la fertilité, reconnu dans tout le pays, rencontre une ancienne chanteuse de nightclub. Dix ans plus tard, ils publient une étude scientifique qui révolutionna notre compréhension de la sexualité humaine”.

Depuis fin septembre, une nouvelle série a vu le jour sur nos écrans. Hébergée par la non moins connue et controversée chaîne américaine Showtime, Masters of sex s’annonce comme la série de la rentrée, notamment grâce à sa thématique : l’étude de la sexologie dans l’Amérique puritaine des années 60. Une époque qui, depuis plusieurs années, semble considérablement intéresser producteurs et autres scénaristes. Preuve en est : le succès de l’excellente série Madmen depuis six ans ou encore celui plus récent de The American.

Mais qu’a-t-elle donc de si particulier cette fameuse série, pour lui consacrer 45 bonnes minutes de notre précieux temps ?

C’est simple: Lizzie Caplan. Encore (et malheureusement) trop peu connue du public, Lizzie Caplan excelle dans l’ironie médiatique, dans sa romance avec Matthew Perry (ex Chandler Bings de Friends) et dans ses choix de rôles totalement contradictoires allant de la garce cocaïnomane (Bachelorette) à la jouvencelle en détresse (Cloverfield). Lizzie Caplan se trouve dans une veine d’actrice à la Zooey Deschanel (en moins mijaurée), grands yeux, grande gueule et qui, encore heureux, prend son rôle d’actrice bien au sérieux.

Le sexe, au nom de la science

Dans Marsters of sex, elle incarne Virginia « Ginny » Johnson, ancienne chanteuse et pianiste de nightclub, reconvertie en assistante médicale. Aussi peu glamour que cela puisse paraître, Virginia Johnson forme avec William Marsters (Michael Sheen), ce qui s’avérera être l’avenir de la sexologie. 

Ayant réellement existé, le couple, expérimenta, à l’initiative de Marsters, plusieurs méthodes (à savoir la masturbation et les relations sexuelles entres inconnu(e)s, puis entre eux deux) afin de connaître l’origine de plusieurs, disons, dysfonctionnements liés au sexe.

Masters of sex aborde ainsi un grand nombre de sujets qui n’en restent pas moins contemporains. D’autres, à l’inverse nous rappellent que nous n’avons pas toujours eu la chance de nous exprimer librement sur le sexe ou encore d’avoir directement des réponses à nos questions sans que l’on nous somme de nous taire sous prétexte que «ce ne sont pas des questions qu’une jeune fille doit se poser». 

Marsters découvre alors que les femmes peuvent simuler un orgasme. Ce personnage rigide, amoureux platonique d’une femme stérile s’éprendra par ailleurs de son assistante Virginia, mère célibataire qui fera découvrir à un de ses amants la pratique du cunnilingus. Ce couple si asymétrique parvient à créer l’attente chez la spectatrice.

Plutôt crédible dans l’ensemble, la série dénonce également le puritanisme d’une époque et le refus de s’intéresser à une sexualité qui, pour un grand nombre de personnes, ne se résumait qu’à la reproduction ou à l’assouvissement de fantasmes pervers dans des bordels. Nos deux personnages vont donc tenter par tous les moyens de faire avancer les mentalités, le tout et sans ironie aucune, au nom de la science. 

 HBO et le sexe à outrance

Bien connue des spectateurs pour leurs séries à succès incluant un grand nombre de filles à la nudité totale, Showtime livre à nouveau une série qui, sous le signe de la controverse (sexualité, évolution des mœurs, bordels et putes en tout genre) n’en reste pas moins excellente. Et ils sont forts pour ça Showtime. Nous livrer de petites pépites addictives répondant le mieux possible à nos attentes. Je pense à Dexter, Homeland, Californication, Borgias etc…

Innovateurs dans le genre, certaines personnes leur reprochent néanmoins la gratuité de certaines scènes de nudité (majoritairement féminine), des scènes de sexe bien loin du va et vient traditionnel ou encore du langage peu vertueux de certains personnes. Désolant. Heureusement, nous sommes assez intelligentes pour savoir que le cul pour le cul, bien qu’il soit une valeur sûre ou accessoirement un plus au scénario, n’est pas uniquement au service du voyeurisme du spectateur, mais à celui du scénario d’une série qui s’annonce comme la meilleure de la rentrée.

An Si

 

4 Comments

  1. Cham says:

    Mouais… Sauf que les femmes dans ce genre de série ne sont montrées que pour leur cul… Elles n’ont pas des rôles forts comme ceux donnés aux hommes! Alors, le cul pour lu cul, fuck!

  2. timide says:

    arf ! les articles d’An Si, c’est toujours d’l'a bombe…

    “ce qui allait potentiellement pouvoir nous exciter la rétine d’un point de vue télévisuel.”

    kom c’est bien dit. je peux ajouter que c’est kom de la junk food pour l’âme.

    je pense que ces séries HBO (concurrente directe de SHOWTIME) sont d’une certaine façon, très pratiques au visionnage parce qu’à elles seules, elles inventent, construisent, réduisent et déconstruisent tous les fantasmes qui pourraient correspondre à nos éventuels scripts socio-sexuels humains.

    cette anticipation commerciale qui vampirise nos désirs, absorbent nos esprits, pseudo-animent et anéantissent notre libido si singulière à chacun/e, donne une connaissance cérébrale qui va bien au-delà de ce dont nous aurions réellement besoin, ici, en tant qu’individu vivant en france et/ou en europe.

    elles autorisent la sublimation de la sexualité en occultant le romantisme qui pourrait légitimement aller avec en le remplaçant par une valeur marchande : la production télévisuelle en l’occurrence.

    cette virtualité éphémère revient à une forme de suicide social qui est à la fois géniallissime humainement et catastrophique écologiquement. autant vous dire que ça laisse perplexe dans le mainstream du piratage internet et du téléchargement illégal qui accentue l’effet new age du phénomène.

    bien que fan de certaines “bbx angels” et de leurs super articles (rêves et interprétations web) , je pense que je vais laisser cette nouvelle série à ceux et celles qui ne se sentent pas concerner par le célèbre “tout fout l’camp” !!!

  3. Cham says:

    Je voie que HBO et son Game of Thrones font un malheur… Sauf que la représentation homosexuelle y est exclusivement gay, si je ne me trompe, au moins 3 gays avec un grand rôle chacun et aucune lesbienne, ce qui nous rappelle que les femmes seraient toutes des put… et que leur seul rôle serait de satisfaire sexuellement ces messieurs… Mon seul espoir, la reine des dragons qui pourrait virer lesbienne… Mais je parie que ce nera jamais développé.
    Je trouve quand même que la série est bonne et je ne pourrai pas dire qu’elle est mysogine. Mais c’est ce genre de série qui ne me plaîs pas parce que j’ai la nette impression que ce n’est pas homophobe mais lesbophobe. On sait toutes que “lesbienne” c’est plus vendeur que “gay” donc je ne voie pas d’autre explication à l’exclusion des lesbiennes.
    Désolé d’être en colère, c’est parce que j’y est cru moi aussi, qu’on aurait des lesbiennes dans ce genre de série, après avoir montré 1, 2, 3 gays, on nous ressert ces mêmes gays… Et j’ai honte d’y avoir cru, comme dans Desperate Housewives, ou la gamine de Gabrielle se fait bien traitée de bucheronne, la prof lesbienne complètement ridicule et la pauvre Katherine qui revient sur ses pulsions lesbiennes… En plus, c’était un gay qui avait créé la série, et là, ça fait mal!

  4. Cc says:

    @ Cham : Je te rapelle que Game of Thrones, c’est avant tout l’adaptation d’une séries de bouquins, du coup ça parait logique de suivre les bouquins justement. Et contrairement à d’autres séries issues de livres comme True Blood (ou des moins bonnes style Vampire Diaries) , pour le coup ce qui fait que GoT tient ce sont les fans des livres (GRR Martin n’est pas un petit monsieur), pas ceux qui ont découvert l’univers avec la série HBO. Il parait alors logique que HBO essaye de coller au plus près à la trame des livres…

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