chvrches (pour couverture d'article aussi)

Les véritables têtes d’affiche de Rock en Seine

Parce qu’il serait injuste et/ou inutile de vous énumérer un par un les différents visages présents cette année à la 11e édition du festival Rock en Seine, Barbieturix a décidé de vous concocter une petite sélection des artistes découvertes à ne rater sous aucun prétexte.

Si pour certains, pendant l’été, le temps s’arrête, au bord de l’eau, soleil tapant et orteils frémissants, pour d’autres, l’été est l’occasion de se bouger les fesses, au son des plus belles découvertes de l’année passée et des découvertes qu’il reste encore à faire, une bière ou un smoothie à la main, le coeur brinquebalant et le talon schizophrène. Oui, schizophrène. Parce qu’encore une fois cette année, le line-up de Rock en Seine – du 23 au 25 août-a de quoi en surprendre plus d’un. Parce que passer de Nine Inch Nails à Tame Impala en passant par Hanni El Khatib et Fritz Kalkbrenner relève du miracle. Le miracle agira-t-il encore cette année du côté de Saint Cloud ? Serez-vous prêts à affronter les 10 minutes de courses à pieds, de slalom et de surf à haut risque -insupportables- qui séparent la Grande Scène de la scène Pression live ? Relèverez-vous de nouveau cette année le défi des toilettes sèches ? Du côté des Barbieturix, la réponse sera oui, et cela, pour plusieurs raisons. Voici donc en image et en son, cinq artistes à ne pas rater cette année. Cinq bonnes raisons de vous exiler pendant trois jours et d’affronter le ronronnement interminable de la ligne 10 du métro parisien.

1 – Tame Impala

Qui ? Né de l’implosion du groupe Dee Dee Drums, Tame Impala regroupe son ancien batteur, Kevin Parker, aujourd’hui au chant et à la guitare, Dominic Simper, Nick Albrook et Jay Watson. Originaires de Perth, en Australie de l’ouest, le groupe est signé depuis l’été 2008 chez Modular Records.

Pourquoi ? Parce que les mecs de Tame Impala -même si, pour les connaisseurs, on ne les découvre pas vraiment, au final- ont ce que l’on pourrait appeler le swag psyché des années 60. Chevelure, univers multicolore, pastels des tons, des nuances, on entend Hendrix, mais aussi la guitare de George Harrison, les débuts d’Oasis, quelques mélopées des Kinks, un écho des Who, des Bee Gees même ? En bref, une belle percée pour ces quatre australiens de Perth, poulains de Modular, enfin en haut de l’affiche avec leur dernier EP qui fait suite à Lonerism, leur deuxième album.

Quand/Où ? Vendredi 23 août, 18h45, Grande Scène.

On en dit quoi, que du bien ? Attention, les Inrocks ont dit “J’aime” : “Les farfelus de Tame Impala signent un chef-d’oeuvre barré en cavale sur l’arc-en-ciel” / “Faute de mieux pour décrire cette musique mouvante, parfois même émouvante quand elle débranche son sourire systématique, on parlera encore et toujours de psychédélisme, parce qu’elle bousille les repères et repousse les murs”.

2 – MS MR

Qui ? Max et Lizzie, petite vingtaine, se rencontrent à la fac à New York.

Pourquoi ? Parce que Lizzie et Max ont sur scène, de l’énergie à revendre. Et pas n’importe laquelle. La plus belle des énergies. Celle de l’innocence des débuts. Celle de la surprise face à une foule en délire. Celle du talent pur, presque juvénile. Lizzie et Max. Max et Lizzie. MS MR ou comment transformer une mélodie dramatique en une force musicale qui transcende. À deux, ils semblent incassables. Durs comme la pierre. Pas impénétrables pour autant. Car ils ont la générosité de l’artiste, du vrai. Celle de donner, et de ne rien attendre en retour. Sur scène, ils brûlent. Venez donc brûler avec eux.

Quand/Où ? Dimanche 25 août, 16h45,Scène Pression Live.

On en dit quoi, que du bien ? Les Inrocks saluent le premier album d’un de leurs poulains : “Fusion judicieuse de pop et d’electro-soul : un premier album visionnaire”/ Chez Tsugi, on ne s’est toujours pas remis du concert de la Maroquinerie : “Qui aurait pu penser que MS MR, fondé il y a seulement deux ans, apparaisse dans une Maroquinerie blindée et pleine de sueur, sous les applaudissements d’un public attentif et passionné ?”

3 – Chance The Rapper

Qui ? Chance The Rapper, de son vrai nom, Chancelor Bennet, nous vient de Chicago et n’a que… 20 ans.

Pourquoi ? Parce qu’à seulement 20 printemps, ce rappeur de génie a déjà collaboré avec la crème de la crème du hip-hop new generation d’aujourd’hui : Childish Gambino, Action Bronson, Joey Bada$$, Kendrick Lamar, Tyler The Creator ou encore Macklemore. Dans ses tubes, Juice, Good Ass ou Nana, Chance a en lui le soulman, le rappeur et le raggaman. Quelque chose qui rappelle l’époque de Lauryn Hill et celle de R. Kelly, cette fin des années 1990 ou la soul se mêlait aisément à n’importe quel bon beat ou phrasé de hip-hop. Puis, juste comme ça, c’est la première fois que Chance se produit sur la scène française, alors, c’est l’occasion non ?!

Quand/Où ? Vendredi 23 août, 15h30, Grande Scène.

On en dit quoi, que du bien ? Pitchfork en a fait un de ses nouveaux chouchoux : “À peine sorti de l’adolescence, Chance est déjà passé du statut d’étudiant suspendu à celui de rappeur universellement adoré de tous au milieu des sportifs, motards, geeks, pétasses, membres de gangs, drogués, fachos et connards”.

4 – Kid Noize

Qui ? Petit nouveau de la scène électro, le jeune belge à tête de singe a sorti son premier EP le 13 mai dernier. C’est donc du très très frais que vous propose là Rock en Seine.

Pourquoi ? Parce que malgré ses premières mixtapes, prestations remarquées et son EP tout juste sorti… personne ne sait qui se cache réellement derrière le visage de primate inquiétant arboré à chacune de ses apparitions. Niveau musique, Kid Noize fait preuve d’une électro électrique à l’univers rétro-futuriste entre amour des synthés eighties et percées de dub. Sur scène, vous l’avez déjà vu en première partie de Die Antwoord au Trianon. Rock en Seine promet d’être explosif ! À noter, une reprise quasi parfaite du tube de Grauzone, Eisbaer.

Quand/Où ? Samedi 24 août, 18h50, Scène de l’Industrie.

On en dit quoi, que du bien ? MTV UK a décidé de “garder un oeil sur ce type”.

5 – Chvrches

Qui ? Formé en 2011, Chvrches nous vient de Glasgow (Écosse, pour les incultes) et se compose de Lauren Mayberry, Iain Cook et Martin Doherty.

Pourquoi ? Parce que leur électro-pop a encore la fraîcheur des débuts, une certaine mélancolie qui perce dans le mélange des voix de Lauren et Iain, puis un aspect dramatique bien propre à la pop de ces dernières années. La voix de Lauren s’inscrit parfaitement dans cette nouvelle vague de chanteuses de pop-électro à texte et univers fièrement menée par les Kate Wax, Karin Park, iamamiwhoami ou encore Glasser ou Glass Candy. Leur premier album, The Bones Of What You Believe, sort le 23 septembre prochain. Un premier avant-goût en direct de Rock en Seine, donc !

Quand/Où ? Dimanche 25 août, 20h45, Scène Pression Live.

On en dit quoi, que du bien ? Selon Mark Savage du site web de la BBC, “l’élocution fragile de Lauren Mayberry est l’arme secrète du groupe. L’entrechoquement de sa voix, brute et inexercée, avec les claviers est à la base d’une profondeur émotionnelle inattendue. Le tout livré de son délicieux accent de Glasgow.”

BONUS

Pour ceux qui en veulent encore / Is Tropical, Fauve, Polica, Parquets Courts, St Lô, Daughter, Savages, La Femme, et nos petits chouchous de Kid North.

Pour les nostalgiques / Fritz Kalkbrenner (Paul aussi), System Of A Down, Tricky, Vitalic, Hanni El Khatib, Nine Inch Nails, Black Rebel Motorcycle Club.

Adeline

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2 Comments

  1. Modern Eyes says:

    merci adeline !!!

    tes articles sont vraiment rafraîchissants et “kiffants”. :-)

    merci.

  2. Queen Mafalda says:

    Beh ? Et Tomahawk alors ?

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